Mutinerie de Serkadji

L’affaire jeudi devant le juge

par Sofiane B. , Le Jeune Indépendant, 29 juin 2004

L’affaire de la mutinerie de la prison de Serkadji, qui avait défrayé la chronique en 1995 et s’était soldée par un lourd bilan de 100 morts, sera de nouveau devant le juge après-demain (jeudi 2 juillet). C’est ce que nous avons appris de source proche du tribunal de Sidi M’hamed où sera jugée l’affaire.

Pour rappel, une mutinerie avait éclaté dans la nuit du 21 au 22 février 1995 dans cet établissement pénitencier. A l’origine, une tentative d’évasion qui devait s’achever trente-six heures plus tard dans un bain de sang. Cent personnes avaient péri avant et après l’assaut des forces de sécurité.

Quatre gardiens avaient alors été égorgés par les mutins. La mutinerie s’est achevée dix heures après son éclatement, à l’issue de négociations fermes entre les forces de sécurité et les mutins, représentés alors par feu Abdelkader Hachani, ancien dirigeant du FIS-dissous.

Ce dernier, en incarcération, à l’époque, s’était engagé à ce que les détenus rejoignent leurs cellules pour permettre le retour au calme dans la prison. Il est utile de noter que la Cour suprême avait déjà ordonné la réouverture du dossier de l’affaire en 1999, suite à l’appel introduit par la défense, non satisfaite des conclusions du premier procès.

Celui n’eut, enfin, lieu qu’en mars 2001. Rappelons-le, l’affaire de Serkadji avait déjà été jugée une première fois en janvier 1998, lorsque 38 personnes impliquées dans l’affaire avaient comparu. Le verdict : neuf accusés avaient écopé de la peine capitale, 17 autres relaxés et le reste condamné à des peines d’emprisonnement ferme variant de 2 à 10 années.

La même source du tribunal de Sidi M’hamed nous a déclaré que l’affaire Hassan Hattab sera rejugée le 7 juillet prochain. Il est utile de noter que l’ex-chef du GSPC avait déjà été jugé par plusieurs tribunaux, dont le dernier jugement remonte au mois de mars dernier.

Il avait été condamné par le tribunal de Tizi Ouzou à une peine de prison à perpétuité. S. B.

 

   
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