Révision de la Constitution

Le référendum se tiendrait le 22 février

Le Quotidien d'Oran, 28 décembre 2006

Même si le président de la République, n’en a pas soufflé mot lors du discours de mardi devant les cadres de la Nation, le référendum sur la révision de la constitution pourrait intervenir le 22 février prochain, selon des sources concordantes.

Annoncé pour la fin 2006 par le président de la République, ce référendum a été finalement «reporté». Le chef du gouvernement Abdelaziz Belkhadem, qui intervenait à l’ouverture du dernier sommet de l’Alliance, a affirmé que l’annonce de la date du référendum sur la révision de la constitution «pourrait être faite» durant les trois prochains mois. Belkhadem a souligné «qu’après avoir été repoussée, l’annonce de la date du référendum sur la révision de la Constitution pourrait intervenir durant la présidence du RND de l’Alliance». Pour sa part, le président du MSP, Boudjerra Soltani a expliqué, lors de son intervention, que les partis de l’Alliance ont laissé le soin au président de la République de trancher sur la question de la révision constitutionnelle. Belkhadem avait, par ailleurs, indiqué que le président de la République disposait de deux ou trois moutures qu’il était en train d’étudier. Le chef du gouvernement avait à l’occasion annoncé qu’il y aurait un report du référendum prévu avant la fin de l’année. «Il y a des priorités et le président a eu, durant tout le mois de Ramadhan, à procéder à l’évaluation de chaque secteur», a-t-il encore ajouté. Le même Belkhadem avait, au début du mois de juillet, en marge de la session du printemps du conseil de la Nation, signalé que le texte sur la révision de la Constitution sera soumis à référendum, une fois approuvé par le Parlement. Une fois le texte adopté par les parlementaires. «A ce moment-là, il y a un délai de cinquante jours pour que le président puisse convoquer le corps électoral», a-t-il ajouté.

Abdelaziz Bouteflika avait exprimé, le 4 juillet dernier, son souhait de voir l’organisation d’un référendum sur la révision de la Constitution se tenir avant la fin de l’année. Dans une allocution prononcée au siège du ministère de la Défense nationale, le chef de l’Etat avait invité les citoyennes et les citoyens à «exprimer leur avis sur les amendements proposés à la Constitution» qui seront soumis «prochainement afin qu’ils puissent en prendre connaissance». Le chef de l’Etat avait rappelé qu’en 1999, il avait «annoncé que le programme national (...) mis en oeuvre en matière de rénovation globale de l’Etat et de la société, appelait un amendement de la Constitution de 1996 qui avait vu le jour dans une conjoncture de crise asphyxiante qui avait failli détruire les bases de la République». Une Constitution, a-t-il poursuivi, «élaborée sous la pression de l’épreuve difficile que le pays avait traversée». «Aujourd’hui, alors que l’Algérie a dépassé la situation de crise et de déséquilibre et qu’elle traverse une phase déterminante dans le processus de développement et de renforcement des structures d’un Etat de droit, il est indispensable, à notre sens, de soulever la question de l’amendement de la Constitution», a-t-il encore affirmé.

Pour le chef de l’Etat, l’amendement de la Constitution «s’impose non seulement comme une étape avancée et complémentaire dans le processus de réforme et de modernisation des structures de l’Etat, mais également en ce sens qu’il répond à un souhait populaire large et à une revendication d’une grande partie des forces politiques et du mouvement de la société civile». Le Président Bouteflika a souligné que la Constitution souhaitée «renforcera davantage les droits et les libertés fondamentales ainsi que le contrôle constitutionnel», ajoutant qu’elle doit définir les règles d’un régime politique «aux contours clairs», préciser «davantage les prérogatives et les responsabilités, veiller au respect du principe de la séparation des pouvoirs, mettre fin aux interférences entre les prérogatives des institutions ainsi qu’à l’amalgame entre le régime parlementaire et le régime présidentiel».

Djamel B.

   
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