Le président Sarkozy réagit aux déclarations de l’ancien attaché militaire français à Alger

“Que la justice aille jusqu'au bout de son travail !”

Par : AFP, Liberté, 7 juillet 2009

Le président français Nicolas Sarkozy a souhaité, hier, que la justice “aille jusqu'au bout de son travail” dans l'enquête sur le massacre des sept moines français de Tibehirine, en Algérie, au printemps 1996. M. Sarkozy était interrogé à l'issue d'un sommet franco-britannique sur le témoignage de l'ancien attaché militaire français à Alger devant le juge antiterroriste chargé de l'enquête, affirmant que ce massacre, officiellement imputé à un groupe islamiste, résulte d'une “bavure” de l'armée algérienne. “Il y a un juge d'instruction qui est en charge de ce dossier, la justice est saisie. Les déclarations de ce témoin ont été faites devant un juge. Laissons la justice faire son travail”, a dit M. Sarkozy.
“Que puis-je dire maintenant si ce n'est compliquer le travail de la justice ? Et on verra à l'issue de cette instruction ce qu'il en sera. Que la justice fasse son travail, aille jusqu'au bout de son travail, je n'ai pas d'autres commentaires à faire”, a conclu le chef de l'État, soulignant qu'il s'agissait d'un “drame qui (l’) avait bouleversé” et qu'il s'était lui-même rendu sur place. Selon le témoignage de François Buchwalter, un général à la retraite, les moines ont été tués dans un raid d'hélicoptères militaires, alors qu'ils se trouvaient dans ce qui semblait être un bivouac de djihadistes. L'avocat des parties civiles, Me Patrick Baudouin, a estimé que ce témoignage constituait la preuve qu'il y a eu “dissimulation de la part des autorités algériennes et certainement de la part des autorités françaises” sur les circonstances de la mort des sept religieux français.

AFP

 
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L'affaire des moines de Tibhirine  
www.algeria-watch.org