De « qui tu qui » à Tibérhine

Paris préfère négocier sous la table

El Khabar, 11 juillet 2009

La France a, toujours, constitué une partie de la crise sécuritaire qui avait éclaté, au début des années 90. L’objectif est d’exploiter tous les faits, qui pourraient servir ses intérêts. Paris, dés le début de la crise, avait été le théâtre de vives polémiques.
Paris, qui n’avait pas bien interprétée la crise sécuritaire, avait fourni les conditions idoines pour les activités des chefs de groupes terroristes, un espace de manœuvre pour les réseaux de soutien et de collecte de fonds, pendant de longues années.
Cependant, c’est aussi la France, qui avait poussé l’Union Européenne à prendre une décision, interdisant la vente d’armes pour l’Algérie, tout en lançant des grands débats sur l’origine de la crise et ceux qui étaient derrière, elle avait même accusé l’armée algérienne d’être derrière les assassinats et les carnages. Dans le même sillage, elle avait tenté d’avoir, à l’époque, quelques données sur la crise sécuritaire et ses principaux acteurs médiatiques, afin qu’elle puisse les utiliser pour ses intérêts, plus tard.
Si Paris a préféré faire preuve d’un sale pragmatisme, durant les années de crise, elle a commis des erreurs, car l’Algérie a pu dépasser ses moments difficiles, elle a pu diversifier ses partenaires économiques, et a, notamment, ouvert le marché aux russes et aux américains, et, en contrepartie, la présence française s’est considérablement rétrécie.
Donc, ce sont les défaites économiques, qui ont coïncidé avec une aisance financière sans précédent, en Algérie, que Paris n’arrivent pas digérer, sachant que Paris joue bien « sous la table », c’est pourquoi la majorité de la classe politique, en France, est impliquée dans des affaires de corruption.

 

11-07-2009
Par A.L/ Traduit par R.K


Affaire de l’assassinat des moines de Tibérhine

« Les anciens agents de renseignements français se spécialisent dans la désinformation»

El Khabar, 11 juillet 2009

L’affaire de l’assassinat des sept moines de Tibérhine, dans la wilaya de Médéa, en 1996, est « un ancien plan des agents des renseignements français », a indiqué un haut responsable au gouvernement. A peine la tension de l’axe Paris Alger, commence à s’apaiser, qu’une autre crise vient de surgir, comme il a été le cas, l’année dernière, quand l’Algérie a émis des réserves sur le projet de l’union pour la Méditerranée, entre autres le rôle de l’état hébreux. Alors que les autres pays voisins de l’Algérie, se sont précipités pour rafler les postes importants et les structures de cette nouvelle union. La position de l’Algérie n’a pas été claire envers ce projet, qui a été « enterré » par l’agression d’Israël contre Gaza.
Dans ce cadre, et à chaque fois qu’on constate un apaisement dans les relations Algéro-Françaises, la gauche française, connue par ses hostilités historiques contre l’Algérie, exhume une autre crise. Citons, dans ce sens, l’arrestation du diplomate algérien, Mohamed Ziane Hasseni, qui a été accusé d’être derrière l’assassinat de l’avocat Ali Mecili. Il fut libéré, sans que les autorités françaises daignent adresser des excuses aux autorités algériennes.
Il y a quelques semaines, une autre affaire a été exhumée, celle de Mami, alors que la pression française a été exercée « pour la restitution de la petite Safia Sharbook », cette affaire ayant nécessité l’intervention du président français, Nicolas Sarkozy, auprès du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika.
Selon un responsable algérien, un officier des services de renseignements algériens, en retraite, les officiers des renseignements, trouvent, de temps en temps, des « éclats médiatiques », leur permettant de réaliser les objectifs qu’ils n’ont pas pu réaliser quand ils étaient en service, ajoutant que cette méthode est dépassée, mais certains français l’adoptent toujours.

 

11-07-2009
Par DJ.B/Traduit par R.K

 


Crise de confiance entre Alger et Paris

Le pragmatisme français se heurte aux principes intangibles de l’Algérie

Les accusations de « mensonge », portées par le président français, Nicolas Sarkozy, contre l’Algérie, dans l’affaire des sept moines de Tibérhine, confirment que la crise entre les deux pays est si profonde. Les premiers signes sont apparus, au mois de mai dernier, en particulier quand la visite que devait effectuer le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a été annulée.
De son côté, l’ambassadeur de France, en Algérie, Xavier Driencourt, a annoncé, au début du mois de mai dernier, que la visite a été programmée pour le mois de juin. Les déclarations, par les deux ministères des affaires étrangères des deux pays, sur la visite du président algérien, se sont multipliées.
Selon une source travaillant sur le dossier, la date de la visite du président à Paris, n’est pas pour demain, « nous ne voulons pas qu’elle soit une visite comme les précédentes, et nous avons constaté que les français ne sont pas prêts de nous répondre, dans quelques affaires que nous considérons décisives, dans l’objectif d’établir la confiance, prônée par le président Sarkozy, durant sa visite en Algérie, en décembre 2007 », a ajouté la même source.
Il est clair que la partie algérienne n’a pas encore digéré la manière, avec laquelle le président Sarkozy a conclu sa visite en Algérie, il y a deux années. Dans son discours, prononcé à Constantine, en 2007, la partie algérienne attendait une déclaration relative à la repentance de la France, pour ses crimes commis à l’époque coloniale. Mais, malheureusement, ce dernier n’a fait que mettre au même pied d’égalité les martyrs algériens et les soldats français, morts durant la Guerre de libération.

 

11-07-2009
Par H.Y/Traduit par R.K


REPENTANCE

Paris mène une « guerre froide » pour arriver à des concessions algériennes.

L’affaire de la repentance de la France pour les crimes commis en période coloniale, tant demandée par l’Algérie, demeure une des affaires les plus sensibles, en matière de relations franco-algériennes, certains pensent que la réouverture du dossier des 7 moines de Tibéhrine est une tentative, du gouvernement français, visant l’atténuation de la détermination algérienne à demander des excuses de la France.
Depuis quelques jours, un responsable français avait l’intention de déclarer clairement que l’affaire de la repentance française, des crimes commis en période coloniale, ne pouvait pas se concrétiser. D’un point de vue pratique, le gouvernement français se serait tourné vers une nouvelle étape, dont l’objectif serait d’ « acheter », le silence des officiels algériens.
Durant ces dernières années, le gouvernement français avait glorifié les réalisations faites, par la colonisation, notamment, en promulguant la loi de février 2005.
Le gouvernement français avait choisi un moment propice pour rouvrir le dossier des sept moines assassinés, car il a réussi à irriter officiellement la partie algérienne. Cette nouvelle donnée ne sera pas sans influence, sur les relations bilatérales franco-algériennes.
Il apparaît que le gouvernement français entame réellement la fermeture du dossier de repentance, selon les politiciens français, ceci ne se sera réalisé qu’ « en noyant » le gouvernement algérien dans les dossiers de polémique, notamment ceux liés aux institutions militaires. Les prochains jours nous éclairerons, certainement, sur la nature des concessions que la France souhaite avoir en contrepartie.
Durant les jours à venir, tous les regards, seront tournés vers la France qui réitérera, le refus de la repentance, et il n’est pas exclu que d’autres affaires referont surface, à partir de Paris. Des procédés ressemblant à une « guerre froide », où toutes les armes sont utilisées, mais sans causer de victimes.

 

11-07-2009
Alger. Par Attef Kedadra. Traduit par S.A

 
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L'affaire des moines de Tibhirine  
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