AFP Général -Mercredi 26 Mai 2004 - 19:54 - Heure Paris

Justice-Algérie-France


Moines de Tibéhirine: juge prêt à explorer toutes les pistes (partie civile)

PARIS, 26 mai 2004 (AFP) - Le juge Jean-Louis Bruguière, en charge de l'enquête sur l'assassinat en 1996 des sept moines trappistes français de Tibéhirine (Algérie) est prêt à explorer toutes les pistes sur ces assassinats, a affirmé mercredi une partie civile après une audition chez le magistrat.
" Le juge nous a indiqué qu'il était prêt à explorer toutes les pistes dans le cadre du +spectre+ le plus large possible", a déclaré le père Armand Veilleux, numéro deux de l'ordre des cisterciens, après avoir été reçu pendant près de deux heures par le magistrat.
Le père Veilleux et plusieurs proches des moines avaient déposé en décembre 2003 une plainte pour "enlèvement", "séquestration et "assassinat" des sept moines, attribué aux Groupes islamiques armés algériens (GIA).
Les parties civiles soulignaient que des témoignages récents laissaient entrevoir une version plus complexe de l'enlèvement.
Elles avançaient que selon ces témoignages, la sécurité militaire algérienne (DRS) avait pu jouer un rôle au moins indirect dans l'enlèvement.
Elles avaient déposé leur plainte sans y ajouter la qualification "terroriste" afin, selon elles, qu'aucune piste, y compris non terroriste, ne soit écartée.
L'instruction avait toutefois été confiée en février au juge antiterroriste qui recevait mercredi pour la première fois le père Veilleux.
" J'espère que ce choix ne traduit pas une orientation de départ tendant à accréditer la version jusqu'à présent officiellement assénée", avait déclaré l'avocat de plusieurs proches des moines, Me Patrick Baudoin.
Les moines avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 à Tibéhirine (80 km au sud d'Alger). Leur assassinat avait été revendiqué par les GIA dans un communiqué du 21 mai 1996.

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AFP Général -Mercredi 26 Mai 2004 - 20:46 - Heure Paris

Justice-Algérie-France


Moines de Tibéhirine: le juge prêt à explorer toutes les pistes (partie civile)


PARIS, 26 mai 2004 (AFP) - Le juge Jean-Louis Bruguière, en charge de l'enquête sur l'assassinat en 1996 des sept moines trappistes français de Tibéhirine (Algérie), est prêt à explorer toutes les pistes menant à ces assassinats, a affirmé mercredi une partie civile après une audition chez le magistrat.
" Le juge nous a indiqué qu'il était prêt à explorer toutes les pistes dans le cadre du +spectre+ le plus large possible", a déclaré le père Armand Veilleux, numéro deux de l'Ordre des cisterciens, après avoir été reçu pendant près de deux heures par le magistrat.
Le père Veilleux et plusieurs proches des moines avaient déposé en décembre 2003 une plainte pour l'"enlèvement", la "séquestration et l"assassinat" des sept moines, attribué aux Groupes islamiques armés algériens (GIA).
Dans leur plainte les parties civiles soulignaient que des témoignages récents laissaient entrevoir une version plus complexe de l'enlèvement.
Elles avançaient que selon ces témoignages la sécurité militaire algérienne (DRS) avait pu jouer un rôle au moins indirect dans l'enlèvement.
Elles avaient déposé leur plainte sans y ajouter la qualification "terroriste" afin, selon elles, qu'aucune piste, y compris non terroriste, ne soit écartée.
L'instruction avait toutefois été confiée en février au juge antiterroriste qui recevait mercredi pour la première fois le père Veilleux.
" J'espère que ce choix ne traduit pas une orientation de départ tendant à accréditer la version jusqu'à présent officiellement assennée", avait déclaré en février l'avocat de plusieurs proches des moines, Me Patrick Baudoin.
Les moines de l'Ordre cistercien de la stricte observance, rattachés à l'abbaye de Cîteaux (Côte d'Or), avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 à Tibéhirine (80 km au sud d'Alger). Leur assassinat avait été revendiqué par les GIA dans un communiqué du 21 mai 1996.
Au cours de l'audition de mercredi le juge et le religieux ont également dressé une liste des témoins directs susceptibles d'être entendus, a précisé le père Veilleux.
Un gardien algérien avait notamment assisté à l'enlèvement de ces sept religieux de la communauté monastique de Notre Dame de l'Atlas.
Par ailleurs, deux autres moines actuellement basés au Maroc et qui étaient en visite au moment de l'enlèvement, avaient échappé aux ravisseurs qui ignoraient leur présence. Un troisième religieux se trouvant aujourd'hui en Algérie avait assisté ces deux derniers lors des démarches entamées le lendemain pour les retrouver.

 

   
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