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Les Moines de Tibhirine : un aval français à l’horreur ?Par Abdelwahab BENYELLES,
12 juillet 2009 Comme l’a mentionnée, en quelques sortes, une intervention d’un internaute averti dans ce Quotidien d’Algérie : Une bavure, ce n’est pas aussi grave qu’un tissu de mensonges et de cachotteries, surtout sous couvert d’un secret-défense d‘une république démocratique fondatrice de la matrice de la charte des droits de l‘homme. Malheureusement on ne saura jamais pourquoi et c’est une énigme clé jusqu’à date. L’opération avait mal tourné apparemment cette fois ci, vue que la DGSE - sous les auspices d’un certain clan de la droite politique française - avait doublé non seulement sa consœur la DST et en même temps le DRS algérien pour avoir noyauter, dès le départ, le groupe de ravisseurs - téléguidés déjà par le DRS - en créant et en maintenant un contact « direct » avec ce dernier, et surtout en le plaçant de visu, par dessus le marché, sous surveillance GPS, vu la nature accidenté du terrain sur les monts du Tibhirine. Une tactique différente par rapport à celle du rapt du couple Thouvenot en 1993, lequel avait été une « opération urbaine » mise sous filature discrète de la DST, avec la bénédiction de bon aloi du DRS, depuis le début de l’opération. Et c’est ce qui avait conduit probablement au cafouillage, à la compétition et à l’excès de zèle des services, et à la bavure inévitable, en rendant le DRS et principalement Toufik tellement furax pour donner l’ordre d’arrêter la manipulation immédiatement - malgré les conseils contraires de son adjoint omnipotent et proche de la DST, le général Smain Lamari - et à éliminer tout le bivouac des moines en le bombardant sur le champ par des hélicoptères. Après tout l’Algérie était sous état d’urgence depuis 1992 et qu’elle était en guerre contre le terrorisme, la bavure devait être « naïve, naturelle et calculée » de la part du DRS, et aussi de peur de se faire découvrir et localiser, avec le temps, tous les groupes de la « toile active » à la solde des services algériens avec leurs kasmates dans les maquis, et aussi l‘essentiel, d’évacuer toutes traces de gestion du terrorisme par les services de renseignements algériens. Pour ne courir aucun risque, l’opération réalisée et achevée globalement par le pouvoir avec le référendum sur la concorde civile lequel avait permis de faire redescendre, sous un statut de repenti-pardonné, plus de 400 agents-doubles du DRS infiltrés dans les groupes armées au maquis. Il parait que même parmi ces agents, quelques uns auraient menacés carrément Smain Lamari en personne, l’informant de commettre l’irréparable s’il ne presserait pas Bouteflika à l’adoption du pardon généralisé. Et dieu seul sait combien d’actes barbares ont été commis juste pour montre leurs humeurs fâcheuses vis à vis de leurs patrons lesquels temporisaient pour leurs comptes personnels dus surtout à l’équilibre des forces en jeu, en les oubliant dans une jungle inextricable de guérillas et « d’opérations tordues ». D’après les propos crédibles de l’adjudant-chef Tigha du CTRI de Blida, il disait que pour remonter à la source de la preuve irréfutable que le DRS était bien impliqué dans ce rapt, il fallait déjà mettre la main sur Zitouni, hélas liquidé, certainement - malgré la rumeur du contraire - le même jour que les moines, et sur son officier traitant qui avait disparu depuis, un certain neveu du patron de l’époque de la DGSE algérienne. Les chances sont minces de prouver quoi que ce soit contre la junte militaire algérienne laquelle avait pris ses précautions comme d’habitude sous la supervision directe du général Toufik, en doublant carrément les deux services pendant la circonstance « anormale » de l’époque de la présidence de Zéroual et de sa politique de rapprochement vis à vis de la frange islamiste. D’ailleurs, les plus grosses « boucheries humaines » - Bentalha, Beni-Messous, Rais etc…- ont été commises par les « terroristes » par hasard pendant son mandat avec « une assistance experte et confondue » de tous les « services » en question. Toujours est-il que cet opération conjointe des services algériens et français avait été un échec, vu la perte des otages religieux, mais aurait été au demeurant quand même « un succès » par rapport à l’idée et à l’objectif qui auraient motivé depuis le début ce rapt et ses retombées médiatiques pour forger une opinion voulue et « mâtée » du publique français et occidental en général. Mais les questions qui « blessent » actuellement le gouvernement français de Sarkozy, - comme un caillou dans la chaussure - par lesquelles rendent ce témoignage du général Buchwater seulement crédible, et suspect en même temps, juste sur un point : l’assassinat des moines par des hélicoptères de l’ANP ! Le reste ne tient pas la route. Pourquoi ce général aurait inventé cette histoire d’un frère militaire d’un pilote d’un de ces hélicoptères assassins pour assoir sa déclaration devant le juge d’instruction ? D’ailleurs, il n’y a aucun mal à le déclarer dans la circonstance actuelle de l’instruction, puisque la DGSE remplissait son rôle constitutionnel de l’espionnage à l’étranger. Pourquoi ce général essaye par tous les moyens d’escamoter le rôle flagrant joué par la DST dans cette opération, laquelle était en dehors de sa mission et de sa juridiction constitutionnelle ? De l’avis de nombreux observateurs de ce qui avait motivé ce cas des moines à le classer secret-défense, inaccessible et ultraconfidentiel, est le fait de savoir qui aurait pu avoir l’idée de poursuivre et de donner l’ordre « d’exploiter inhumainement» jusqu’à l’horreur cette opération machiavélique qui avait atteint son « objectif macabre » de toutes les façons juste en opérant déjà le rapt, et malgré le cafouillis des services, bien que les moines achevés accidentellement et probablement par des balles d’armes lourdes, ce qui était tout de même , avant d’être irrécupérable, une bavure tragique certes, mais encore « humainement acceptable » aux yeux de l’opinion française. Et qui voudrait soustraire cette vérité probable à l’opinion publique française, avec la pression permanente de ses services depuis le début, sur les parties civiles constituées légalement enfin depuis 2003, et l’élimination de tout intrus étranger à l’affaire, comme la chute inexpliquée d’un immeuble à Paris le 15 février 2004, du rédacteur en chef de l’agence Gamma, Didier Contant, alors qu’il enquêtait pour le Figaro Magazine sur l’assassinat des moines. Si il y aurait eu un « Aval à l’Horreur » - et cela parait de plus en plus flagrant malgré les années passées - de la part d’une partie ou d’un clan du pouvoir français de l’époque, ce dernier même actuellement, se retrouverait responsable co-auteur et complice de la manipulation, du massacre et de la mutilation inhumaine de ses propres ressortissants, sans foi ni loi, avec le pouvoir du DRS algérien comme maitre d’œuvre et sous-traitant. Est ce que ce général serait-il à ce point assez stupide pour mettre dans l’embarras tout l’establishment politique français ? Ou bien est ce encore un coup de semonce de Sarkozy, avec un Bajolet en laisse, pour donner un coup de main au clan Bouteflika et à sa coqueluche montante, Saïd, pour « déboulonner » définitivement Toufik de son poste et de par ricochet, tous les réseaux impénétrables constitués jadis par Larbi Belkhir, le cerveau du régime depuis 30 ans désormais malade et hors jeu depuis 2005 ? |
L'affaire des moines de Tibhirine | ||||
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www.algeria-watch.org
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