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Une émission de canal Algérie dévoile Ce qui se cache derrière les accusations du général Buchwalter Horizons, mercredi 15 juillet 2009.http://actualite.el- Canal Algérie a diffusé dans la soirée du lundi une émission sur l’affaire de moines de Tibhirine qu’un lobby en France veut attribuer à l’armée algérienne. Les deux invités de « Questions d’Actualité » étaient des personnalités de premier plan qui, au moment des faits, étaient à des postes sensibles. C’est le cas de Yves Bonnet, patron de la DST, quand les hommes de religion furent enlevés et décapités. Se disant « l’un des plus informés sur le dossier », il a réfuté la thèse du général français en poste à l’ambassade de France. « Techniquement on ne peut tirer d’en haut et atteindre les corps sans toucher les têtes », explique-t-il. « Vous n’avez aucune précision de tir en hélicoptère, que ce soit en coup par coup ou en rafale », a-t-il dit, affirmant qu’il n’avait jamais entendu dire que l’armée algérienne, qui est sur ce plan « performante », ait réalisé une opération à partir d’hélicoptère et en plus dans un djebel touffu, sans une véritable visibilité. Le député de Cherbourg s’interroge pourquoi il n’y a pas eu d’enregistrement de l’entretien entre l’émissaire du GIA qui a été reçu à l’ambassade de France, et révèle « qu’un commissaire de la DST, alors en poste à l’ambassade, n’a pas été avisé de cette visite ». Il explique cela par la qualité des relations entre la DST et les services algériens, qui sont excellentes, et « exécrables avec la DGSE ». « Avant d’accuser, ils devraient plutôt s’expliquer sur ces défaillances », dira-t-il. Il mettra sur le compte des criminels, battus grâce à l’armée algérienne et à la population, l’assassinat des moines. « Les Algériens avaient tout fait pour retrouver leurs traces alors que les services français ont fait perdre la trace de l’émissaire qui aurait pu mener les services algériens au groupe des ravisseurs ». Il qualifiera cela « de crime ». Il déplorera qu’on « nous ressort régulièrement cette affaire sans l’ombre d’une preuve, sans un aveu sur la dénonciation d’un certain nombre d’officiers traîtres à leur armée et à leur pays ». « J’ai la certitude que les choses se sont passées telles qu’on les a décrites au moment de la tragédie », assure-t-il. Hervé de Charrette « C’était le GIA » A l’époque chef de la diplomatie, M. Hervé de Charrette a affirmé que les revendications du GIA de l’enlèvement et l’assassinat des 7 moines avaient été authentifiées par les services spécialisés français après étude et examen, et « que c’est bien le GIA qui a sorti ces revendications ». M. de Charrette, actuellement député, a indiqué que ces enlèvements et assassinats « avaient été revendiquées par un commando du GIA dirigé par un dénommé Zitouni », relevant que personne au sein du GIA n’avait prétendu le contraire. « Je n’impute à aucune autorité algérienne d’avoir trempé dans tout cela et je crois personnellement que c’est bien le GIA qui en est le responsable », a encore affirmé M. de Charrette. L’ancien ministre français a exprimé « son attachement à la qualité et à la densité des rapports avec l’Algérie » et s’est demandé pourquoi ressortir aujourd’hui « des affaires qui sont de nature à troubler » les rapports algéro-français. « En fait, j’ai du mal à comprendre le sens de l’enquête judiciaire qui vient d’être déclenchée en France sur le sujet, dans la mesure où tous les événements se sont passés en Algérie », s’est-t-il interrogé. « Pourquoi cette affaire revient-elle à la surface, aujourd’hui, 13 ans après, alors qu’en réalité, on ne voit aucune raison particulière de le faire », a-t-il ajouté. Rina Sherman « L’attitude de la presse française est scandaleuse » Rina Sherman, comme les journalistes algériens, Aïssa Khelladi et Mounir Boudjema, a mis en exergue le rôle nocif des tenants de la thèse du « qui tue qui ? » « regroupés autour de milieux de la presse et d’avocats comme Patrick Baudouin ». La compagne du journaliste Didier Contant, mort en 2004 alors qu’il enquêtait pour le Figaro Magazine sur l’assassinat des moines en 1996, a affirmé que Contant « menait encore son enquête par téléphone quelques heures avant sa disparition ». « Contant revenait de Médéa, en sa possession plusieurs enregistrements de témoins, ainsi que le témoignage du jardinier du monastère qui a affirmé que l’enlèvement des moines avait été perpétré par un groupe du GIA », a-t-elle encore dit. Mme Sherman a rappelé que les accusations contre l’armée algérienne étaient le fait du groupe de pression tenant du « qui tue qui ? », qui a des ramifications dans la presse et certaines organisations non-gouvernementales. Elle est également revenue sur les déclarations accusatrices d’un sous-officier de l’armée algérienne, rappelant ses fréquentations douteuses et sa mauvaise réputation sur la base de témoignages. Horizons |
L'affaire des moines de Tibhirine | ||||
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www.algeria-watch.org
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