|
|||||
L’injure, l’arbitraire, le mépris et l’invective vont en campagne électorale dans une Kabylie meurtrie et orpheline du symbole de sa jeunesse assassinée. Depuis le 25 juin 1998 à nos jours, la Kabylie est agressée au quotidien par des pyromanes qui refusent que cette région renoue avec la paix et la prospérité. REBELLE elle est. Ils ont juré sa raidission ou son anéantissement. Ils croient jouir de richesses mal acquises et de gloire usurpée. Pour rappel le soulèvement de la Kabylie en avril 2001 est le fruit d’une machination digne des polars américains et nous y reviendrons au moment opportun pour situer les responsabilités de certains. Les citoyens de Kabylie ont supplié haut et fort HALTE A L’HUMILIATION !. En guise de réponse, ils ont reçu des balles réelles. Aujourd’hui nous assistons à des faits insolites, le banditisme bat son plein et atteint son paroxysme, des responsables politiques agressent, réitèrent des menaces de mort sans scrupule et en public, dans une impunité totale. Par sa position opposante, une jeune fille du collectif des femmes du printemps noir a failli être lynchée par les snippers d’un candidat aux présidentielles du 8 avril 2004. La presse n’est pas épargnée, la couverture médiatique est selective. Elle se fait sur des critères clientellistes. C’est l’évidence qui prend le dessus sur l’apparence du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie à la Maison de Dda El Mouloud de Tizi-Ouzou. Les citoyens kabyles sont pris en otage par un scrutin « imposé » et « rejeté ». Nous mettons en garde les utilisateurs du langage des armes en Kabylie, sachant que leur chef prédateur n’est autre que l’agresseur récidiviste dans cette énième affaire. La Fondation Lounès Matoub dénonce les « opposants » du code de la famille qui l’utilise quotidiennement et honteusement pour mettre sous tutelle les femmes kabyles à commencer par les tentatives malsaines et crapuleuses initiées depuis cinq longues années à l’égard de la mère, de la sœur et de la veuve de Lounès Matoub. Les femmes kabyles vous disent : nous sommes ni mineures ni soumises. La Fondation Lounès Matoub attire l’attention de l’opinion publique sur les dérives suicidaires des condamnés de l’Histoire et appelle les enfants de la Kabylie (Tarwa Lahlal, les enfants de la probité) à déjouer les agissements des dirigeants d’un parti politique à qui nous ne souhaitons pas bénéficier de la concorde civile si chère au quart de président candidat.
La vérité est comme un bouchon de liège, elle remonte toujours à la surface.
Taourirt-Moussa le 23 mars 2004. Le bureau éxécutif
|
|||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||