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OS Disparu(e )s - SOS Disparu(e)s - SOS Disparu(e )s - SOS Disparu(e )s - SOS Disparu(e )s Dans l’affaire Lounes Matoub, les autorités algériennes s’acharnent a trouver un coupableDans l’affaire du meurtre du chanteur kabyle Lounes Matoub en 1998, les autorités algériennes, en quête d’un coupable idéal, semblent vouloir continuer à s’acharner sur la famille Cherbi. Le 27 février 2002, Ahmed Cherbi était arrêté par la sécurité militaire de Blida. Pendant 42 jours, sa famille l’a cherché en vain de commissariat en commissariat. Mais, alors que les autorités algériennes niaient jusqu’à son existence, Ahmed était détenu au secteur militaire de Tizi Ouzou. Il a été ensuite transféré à la caserne de Blida où il a subi la torture jour après jour dans le but de lui faire dire qu’il avait été témoin du meurtre de Lounes Matoub. Traumatisé, il en garde des séquelles irréversibles. Son père, Hamid Cherbi a été arrêté le 25 mars alors qu’il cherchait son fils. Et comme son fils, il a enduré des tortures atroces pendant plusieurs jours pour le contraindre à dire qu’il avait été témoin du crime. Par la suite, ils se sont retrouvés en prison pour non-dénonciation du crime de Lounès Matoub alors qu’au moment des faits, ils étaient tous deux sur leurs lieux de travail. Enfin, Hamid Cherbi a été condamné à 3 ans d’emprisonnement sans aucune preuve tandis que son fils Ahmed a été relaxé après 11 mois d’emprisonnement et de mauvais traitements. Hamid est libre désormais mais il n’a pu retrouver ses fonctions à l’hôpital et toute sa famille est harcelée par les autorités. Aujourd’hui, c’est au tour de Samir Cherbi, 25 ans, fils de Hamid et frère d’Ahmed, de faire les frais de cet acharnement. Dans la nuit du 14 novembre à 3 h du matin, Samir a été kidnappé à son domicile par des agents de la Brigade Mobile de la Police Judiciaire (BMPJ). Sans présenter de mandat, les agents l’ont emmené au commissariat de Oued Aïssi à la sortie de Tizi Ouzou. Durant l’interrogatoire, on lui a asséné de grands coups de poings.
Le 16 novembre, il a été présenté devant le juge d’instruction pour une affaire de terrorisme. La justice l’a interrogé sur son frère et son père et il a été forcé de donner les coordonnées de son frère Ahmed en France. Samir a alors compris qu’il était le prochain sur la liste des accusés de l’assassinat de Lounes Matoub. Placé en liberté provisoire, il a été convoqué à nouveau le 18 novembre à 8 h devant le juge d’instruction et n’a été entendu qu’à 15 h, après de longs moments d’angoisse. À sa sortie, un officier a menacé de le poursuivre « jusqu’à ce qu’il écope de 15 ans de prison ». Ahmed Cherbi qui vit désormais en France, est très inquiet pour sa sécurité mais aussi pour celle de son frère Samir et de toute sa famille. Tandis que les accusés présumés du meurtre de Lounes Matoub restent incarcérés depuis l’an 2000 sans avoir été jugés, la police cherche toujours le coupable idéal. Au nom du respect des droits de l’Homme, le CFDA et SOS disparu(e)s font appel au soutien de toutes les organisations de défense des droits de l’Homme afin que cette famille ne soit pas de nouveau victime d’une justice qui cherche à protéger les véritables coupables. Fait à Alger, le 30 novembre 2006 P/ Le Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie P/ SOS disparu(e)s Nassera Dutour Fatima Yous Porte-parole Présidente
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Malik Medjnoun, accusé d'avoir assassiné Lounes Matoub, est détenu arbitrairement depuis 1999 (AW, 03.06.06) | ||||
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www.algeria-watch.org
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