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Il valide les lois sans en avoir la qualité Boualem Bessaïh et le fait du princeEl Watan, 17 janvier 2012 Les lois organiques publiées dans le Journal officiel n°1 du 14 janvier 2012 sont-elles viciées ? La loi relative au régime électoral, celle fixant les cas d’incompatibilité avec le mandat parlementaire et enfin celle fixant les modalités augmentant les chances d’accès de la femme à la représentation dans les assemblées élues viennent de passer sous la lorgnette du Conseil constitutionnel qui, d’ailleurs, a émis des avis publiés dans le même JO. Ces textes censés traduire la volonté de réforme ont suivi le chemin conventionnel des institutions, à savoir le Conseil des ministres, les deux Chambres parlementaires et enfin le Conseil constitutionnel, en attendant la signature par le président de la République. Idem pour Farida Laâroussi et Mohamed Habchi, deux membres du Conseil, qui en compte neuf. L’article 164 de la Constitution stipule en effe que «le président de la République désigne, pour un mandat unique de six ans, le président du Conseil constitutionnel. Les autres membres du Conseil constitutionnel remplissent un mandat unique de six ans et sont renouvelés par moitié tous les trois ans». Respect de la constitution
Paradoxalement, ils sont chargés de veiller au respect de cette même Constitution (article 163). Pourquoi n’a-t-on pas remplacé ces membres ? Qu’est-ce qui justifie l’entêtement du président de la République à garder Bessaïh malgré l’absence d’un appui juridique ? Dans le jargon des juristes, cela s’appelle le fait du prince. Dans le cas du président algérien, il s’agit d’une pratique fréquente. Pour Me Boudjemâa Ghechir, cela fait partie du mode de gouvernance à l’algérienne : «Nous sommes devant une situation d’illégitimité totale des institutions. Ils se moquent des Algériens et ne veulent pas construire un Etat de droit. Ils font ce qu’ils veulent.»
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