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Christophe Dubois. Le Parisien, jeudi 6 novembre 2003 Une thèse relancée aujourd’hui par le livre* d’un ex-officier algérien, Mohammed Samraoui, déserteur en 1996, actuellement réfugié politique en Allemagne. C’est la première fois qu’un militaire de haut rang va aussi loin dans la mise en cause des services secrets. Il soutient que les attentats de 1995 ont été « conçus par les chefs du DRS (ex-sécurité militaire algérienne), qui manipulaient les poseurs de bombe ». Il met également en cause l’attitude de la DST, « aveuglée par ses relations étroites » avec les services algériens. « Une accusation absolument infondée », nous a-t-on indiqué hier à la DST. « Il fallait frapper l’imaginaire des Français » Devant la cour d’assises, Jean-François Clair avait expliqué : « Les services algériens ont été coopératifs avec nous, nous ont alertés des menaces d’actions en France dès février 1995 et nous ont aidés à identifier Bensaïd. Ces accusations viennent d’officiers déçus, de gens du FIS et d’anciens politiciens qui ont des comptes à régler. » Contacté par « le Parisien » et « Aujourd’hui en France », Mohammed Samraoui persiste : « Deux questions s´imposent : comment expliquer qu’en dépit de ces renseignements la DST ait été incapable de faire échec à ces attentats ? Pourquoi Ali Touchent, supposé cerveau des attentats de Paris, a pu bénéficier d’autant de laxisme pour échapper à la police ? Le pouvoir des généraux était aux abois et cherchait des soutiens extérieurs. Il fallait des événements forts qui devaient frapper l’imaginaire des Français. Les attentats de Paris s’inscrivent dans cette stratégie de la peur.» Concernant
Ali Touchent, Samraoui soutient qu’il a été « protégé » par
la DST : « Ali Touchent alias Tarek, est la pièce maîtresse
de ce puzzle, nous a-t-il précisé. Il était directement
manipulé par le colonel Habib (ancien chef du renseignement algérien
en France). J’ai pu vérifier que cet officier avait eu plusieurs
contacts en Belgique et aux Pays-Bas avec Touchent. » Sur ce point,
M. Clair avait répliqué : « Cela ne tient pas debout.
A supposer que M. Touchent ait été notre informateur, vous
imaginez qu’on aurait laissé faire des attentats après
Saint-Michel contre nos intérêts ? On a une déontologie
dans ce métier. » * « Chronique des années de sang » aux éditions
Denoël
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Attentats de Paris: Le procès | ||||
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www.algeria-watch.org
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