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Les justices algérienne et chinoise sur la même longueur d’ondeLe Quotidien d'Oran, 26 octobre 2006 Un protocole d’entente dans le domaine de la justice a été signé mardi soir à Pékin entre l’Algérie et la Chine. Un protocole d’entente, signé par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, et le Procureur général du Parquet populaire suprême de Chine, M. Jia Chunwang, et qui porte notamment sur l’échange d’expériences, d’informations d’intérêt commun et l’organisation scientifique. Tayeb Belaïz qui se trouve actuellement en Chine à l’invitation du Procureur général du Parquet populaire suprême de la République populaire de Chine pour prendre part à la première Conférence annuelle de l’Association internationale des autorités anti-corruption, a annoncé que ce protocole signé à Pékin devra être suivi par la signature, durant la visite en Chine du président de la République Abdelaziz Bouteflika, de deux conventions judiciaires: l’une portant sur l’extradition et l’autre sur l’entraide judiciaire en matière pénale. D’ailleurs deux projets de conventions relatives à l’extradition et l’entraide judiciaire en matière pénale ont été déjà finalisés par des experts des deux pays, dans le cadre de la globalisation des échanges. Selon des membres de la délégation algérienne présente à la Conférence annuelle cités par l’APS, la rencontre à Pékin, entre les experts algériens et chinois, a été «marquée par une volonté commune de consolider et promouvoir les relations historiques exceptionnelles existant entre les deux pays». Cependant il y a lieu peut-être de donner un autre éclairage à la rencontre des experts et la prochaine signature des deux conventions particulièrement sous l’angle de l’intensification de la circulation des biens et des personnes durant ces dernières années entre l’Algérie et la Chine qui va bien au delà du raffermissement des relations de fraternité et le partenariat. Car, il faut bien reconnaître qu’aujourd’hui dans les grandes villes algériennes la communauté chinoise ne se résume plus comme par le passé à quelques dizaines de personnes. A Constantine, Oran ou Alger par exemple les commerces chinois de tous genres ont fait florès et la présence des entreprises de ce pays détentrices de grands projets est particulièrement remarquée à travers une main-d’oeuvre qui se compte par milliers. De l’autre côté, la Chine est aujourd’hui une destination privilégiée pour un grand nombre d’Algériens qui faisaient il y a quelques années commerce de tissus, vêtements et autres produits chinois avec les pays du Golfe et qui ont finalement trouvé leur compte en allant chercher directement ces marchandises à la source. Et l’on peut aisément supposer, d’autant mieux que la perspective d’une densification des échanges humains se fait de plus en plus sentir, que le pragmatisme aura prévalu avec l’élargissement du champ de la coopération au domaine juridique et judiciaire pour éviter les mauvaises surprises induites par des situations inédites qui viendraient assombrir des relations jusque-là exemplaires. Il est vrai que le peuple chinois s’est tenu aux côtés du peuple algérien durant la lutte de libération nationale et lui a assuré un soutien et une assistance, notamment à travers la reconnaissance de son gouvernement provisoire. Il est tout aussi vrai que les relations entre l’Algérie et la Chine ont un cachet historique mais aujourd’hui plus qu’hier les relations internationales ont besoin de bien plus. Bien plus car, comme l’indique M. Jia Chunwang, les efforts menés par la Chine dans le cadre de la lutte contre la corruption émanent de «sa profonde conviction» de la nécessité de «mettre fin aux effets négatifs de ce phénomène». On peut dire autant d’ailleurs s’agissant de l’Algérie. D’ailleurs, le Procureur général du Parquet populaire estime que l’expérience algérienne dans ce domaine, notamment par l’élaboration d’un mécanisme «pertinent» à travers des textes, «gagnerait à être élargie». Il y a lieu alors de signaler en ce sens que l’Algérie a élaboré quelque 75 textes tendant essentiellement à lutter contre les crimes transnationaux. Ainsi, en plus de la loi relative à la lutte contre la corruption, il y a lieu de citer la loi relative à la prévention et à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ainsi que celle relative à la prévention et à la répression de l’usage et du trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes. Mohamed Salah Boureni |
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www.algeria-watch.org
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