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Attentat suicide de Lakhdaria Alger rejette une enquête françaiseLe Jour d'Algérie, 29 septembre 2007 Le ministre algérien de la communication a déclaré que le gouvernement n’autorisera pas les autorités françaises à entamer une enquête (en sol algérien) sur l’attentat ayant ciblé ses ressortissants, sans avoir au préalable présenté une demande officielle «qui sera étudiée au plus haut niveau». Une réponse exprimé via une chaîne de télévision arabe, mais qui reste catégorique de la part des autorités algériennes qui signifient à leurs homologues françaises suite à l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris, sur cet attentat suicide. Cette enquête a été confiée à la direction de la surveillance du territoire (DST, services secrets français). Des observateurs algériens de la scène sécuritaire s’interrogent sur l’utilité d’une telle enquête puisque, expliquent-ils, cet attentat a été revendiqué. Les services de sécurité algériens ont même arrêté sept personnes soupçonnées de faire partie d’un réseau de soutien au GSPC et qui aurait aidé le kamikaze à perpétrer cet attentat suicide. Ces observateurs ajoutent que les échanges de renseignements entre les services de sécurité des deux pays existent depuis des années et pourraient obtenir des renseignements de leurs homologues algériens dans ce cadre, ce qui, notent ces observateurs, ne rend pas nécessaire une enquête ouverte par le parquet de Paris. L’attentat qui a ciblé, en date du 21 septembre en cours, un bus transportant des employés du groupe français de travaux publics Razel, escortés par la Gendarmerie nationale, a fait 9 blessés, deux ressortissants français, un ressortissant italien, un chauffeur algérien et cinq gendarmes. Les deux blessés français avaient été rapatriés vers leur pays après avoir reçu les premiers soins en Algérie. Les responsables de ce groupe français qui travaillait sur le barrage Koudiat ont exprimé leur détermination à ne pas céder aux menaces des terroristes et à rester en Algérie. Le ministère français des affaires étrangères a rendu publique, en date du 24 septembre, une note d’alerte adressée à ses ressortissants désireux de se rendre en Algérie. «Outre la sérié d’attentats qui ont eu lieu en Algérie, le dernier en date du 21 septembre 2007, la menace renouvelée émise par Al Qaïda à l’encontre des intérêts français au Maghreb ne peut être ignorée», est-il écrit sur cette note à travers laquelle les autorités françaises recommandent à leurs ressortissants de «limiter les déplacements à l’intérieur du pays et de faire preuve d’une grande vigilance». «Le niveau de violence avait considérablement décru ces dernières années dans les zones urbaines. Les récents attentats montrent qu’un retour à la plus extrême prudence s’impose», ajoute le ministère français des affaires étrangères. «Le terrorisme est sans commune mesure avec la situation qui prévalait dans les années 1990, mais est encore une réalité en Algérie», note ce ministère qui déconseille à ses ressortissants les voyages par route «dans tout le pays». Ce n’est pas la première fois que des ressortissants étrangers, dont des français, sont ciblés par les organisations terroristes ayant sévi ou sévissant en Algérie. De septembre 1993 à la fin de l’année 1994, 71 étrangers, dont 22 français, avaient été assassinés par le GIA qui a, également, détourné un avion d’Air France. Cette organisation terroriste exigeait le départ de tous les ressortissants étrangers d’Algérie dans ce pays au niveau international. Plus récemment, d’autres ressortissants étrangers ont été la cible des terroristes du GSPC, dont des employés de la société mixte algéro-américaine BRC, dans une embuscade tendue à Bouchaoui. Par M. Abi |
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www.algeria-watch.org
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