ANCIENS COMBATTANTS DANS L’ARMÉE FRANÇAISE

« Levez le voile de la honte !»

L'Expression, 08 mai 2004

L’association des anciens combattants algériens de l’armée française exige des autorités françaises la reconnaissance des droit moraux et matériels de leurs familles L’objectif de cette démarche selon M.Ladjabi, membre de l’association vise dans une première étape « à lever le voile de la honte » et à préserver la mémoire des personnes ayant combattu contre la dictature fasciste et nazie, mais aussi à indemniser tous les anciens combattants algériens en leur accordant une pension équivalente à celle des combattants français. Il est à noter en effet, que les anciens combattants algériens de l’armée française, ayant participé à ces guerres, reçoivent jusqu’à présent une pension de 16 euros par mois de la part des autorités françaises, ce qui équivaut à 1600 DA. Leurs collègues français, eux, touchent quelque 490 euros de l’Etat français. Cet état de fait est la conséquence d’une décision prise deux ans avant le recouvrement de l’indépendance (1960).
La loi française stipulait que tous les indigènes qui ne prendraient pas la nationalité française verraient leur pension gelée contrairement, bien évidemment, à l’ancien combattant français qui lui bénéficie de tous les privilèges. MM.Naceri, Ladjabi, et Salami, membres de l’association, ne sont pas prêts à lâcher prise. Ils comptent même s’adresser aux instances internationales (Commission européenne, Tribunal international) au cas où leur cause ne serait pas reconnue par la République française. Et pourtant, la position du gouvernement algérien concernant cette question est claire. Lorsque le premier magistrat du pays se trouvait à Verdun (France) en avril 2000, il a bien insisté sur le devoir de la France envers cette frange.
Deux milliards d’euros est approximativement la somme que l’Etat français devrait verser aux anciens combattants algériens dans l’armée française, inclus parmi eux les Marocains, les Tunisiens ayant participé à la guerre. En attendant la signature du traité d’amitié entre L’Algérie et la France, l’association lutte pour consolider la question des anciens combattants algériens dans l’armée française.


Sameh BENCHEIKH

 

 
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