MEETING DU FFS A KHERRATA

Vérité et justice pour les victimes du génocide du 8 mai 1945

Par Kamel Amghar, La Tribune, 9 mai 2005

Au cours d’un meeting populaire animé hier à Kherrata, le FFS a plaidé pour la réouverture du dossier des massacres génocidaires du 8 mai 1945 afin d’«amener l’Etat français à reconnaître ses crimes contre l’humanité en demandant pardon au peuple algérien martyrisé», déclare Ali Laskri qui souligne l’impact de cette tragédie dans l’éveil de la conscience nationale et le mûrissement de l’insurrection armée contre l’occupation. «La France a officiellement demandé pardon pour les Juifs déportés sous le régime de Vichy, mais elle s’obstine toujours à se soustraire à ce devoir de vérité en ce qui concerne ses crimes abominables en Algérie», fait-il remarquer en soulignant toutefois le début de reconnaissance des atrocités de l’armée coloniale amorcé ces dernières années. Faisant le parallèle avec l’actualité, le premier secrétaire national du FFS a également exigé «la vérité et la justice pour les victimes de la crise nationale et la levée de l’état d’urgence en vigueur depuis 1992» en préalable au projet présidentiel d’amnistie générale.Abondant dans le même sens, le premier responsable du Front a appelé les Algériens à «s’organiser pour imposer leur aspiration à la paix, à la démocratie et la liberté». Toujours à l’occasion de ce 60ème anniversaire du massacre colonial du 8 mai 1945, les animateurs des arouch anti-dialoguistes ont aussi organisé un rassemblement à Kherrata en appelant également l’Etat français à reconnaître sa responsabilité dans ce génocide.«Sans cette reconnaissance les relations entre nos deux pays ne s’épanouiront jamais, même si les régimes sont aujourd’hui en phase, car la mémoire collective des peuples est plus déterminante que les ballets diplomatiques», lit-on dans une déclaration rendue publique à cette même occasion.

K. A.

   
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