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foncier La concession des terres agricoles revientLe Quotidien d'Oran, 27 mars 2006 Lancé en 2000, le Plan national de développement agricole (PNDA) touche à sa fin et il devra être clôturé cette année. «Ce plan a permis l’injection de 120 milliards de dinars dans l’agriculture. D’ici la fin de l’année, nous allons atteindre les 200 milliards de dinars pour plus de 180.000 projets réalisés. Actuellement, le taux de réalisation des projets subventionnés par le PNDA dépasse 85%», explique le secrétaire général de la Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA), Bourad Abderrahmane. La fin du PNDA ne signifie pas l’arrêt des subventions à l’agriculture. «On ne sait pas encore si le gouvernement va lancer un nouveau plan, mais les subventions agricoles ne seront pas supprimées. Le plan quinquennal du président Bouteflika réserve beaucoup d’argent à l’agriculture», affirme le président du conseil d’administration de la CNMA, Dilmi Abdelatif, qui était hier à Oran pour le premier regroupement régional des agriculteurs de la région. «A travers ce premier regroupement régional, nous voulons sensibiliser les agriculteurs sur deux choses importantes: le paiement de leurs crédits et l’assurance de leurs biens auprès de la CNMA. Nous avons expliqué aux agriculteurs que depuis la séparation entre les métiers d’assurance et de la banque, la CNMA Banque va fonctionner comme une banque commerciale. Nous sommes venus aussi pour écouter les préoccupations des fellahs», insiste M. Dilmi. Pour les prochaines années, la CNMA ambitionne de devenir un grand acteur sur le marché des assurances et du financement de l’agriculture. «Dans la banque, nous allons ouvrir de nouvelles agences bancaires pour atteindre une centaine. Dans l’assurance, notre objectif est d’atteindre 15% du marché des assurances. Actuellement, notre part de marché est de 9%. En 2005, nous avons réalisé un chiffre d’affaires de 3 milliards de dinars dans l’assurance. Nous comptons développer l’activité leasing dans l’agriculture et lancer de nouveaux produits dans l’oléiculture. Nous voulons par exemple financer l’acquisition de filets destinés à la cueillette des olives et assurer la rémunération de la main-d’oeuvre saisonnière. Maintenant que des investissements ont été réalisés, nous allons financer des projets d’accompagnement pour développer davantage l’agriculture. Par exemple, aider les agriculteurs à acheter de la semence, réaliser des usines d’emballage pour exporter les produits agricoles», souligne M. Bourad. Selon ce responsable, la CNMA n’a pas reçu de plaintes de la part d’aviculteurs touchés par les effets de la grippe aviaire. «Nous n’avons pas reçu encore d’éleveurs de volailles touchés par la grippe aviaire». Dans les quatre prochaines années, la CNMA compte doubler le nombre de mutualistes pour atteindre 300.000 actionnaires. «Il y a quatre millions de fellahs en Algérie. Nous avons 200.000 clients et durant les cinq dernières années, nous avons accordé plus de 20 milliards de dinars de crédits aux agriculteurs. Les besoins de financement sont énormes», explique M. Bourad. L’avenir s’annonce bon pour l’agriculture algérienne, mais les contraintes sont nombreuses. A commencer par le problème du foncier agricole. «C’est le problème principal des agriculteurs. Nous avons besoin de voir plus clair. Pour développer l’agriculture, il faut des investissements et les banques demandent des garanties», estime Mehdi Mohamed, président de la CRMA d’Oran. Un avis partagé par le président du Conseil d’administration de la CNMA. «C’est un vrai problème qu’il faut solutionner. Le projet de loi sur le foncier agricole sera présenté à l’APN bientôt, peut-être en avril. On se dirige vers le système des concessions sur 99 ans. Le président de la République a tranché sur cette question», explique M. Dilmi, qui plaide pour la reconstruction de l’Union nationale des pays algériens (UNPA), dont le congrès est prévu pour mai. «Cela fait quatre ans que le mandat de l’actuel secrétaire général de l’UNPA a expiré. Il faut reconstruire cette organisation pour lui permettre de jouer pleinement son rôle et défendre les intérêts des agriculteurs», soutient-il. Hamid Guemache |
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