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Stratégie industrielle : Le gouvernement examine les dispositifs de mise en œuvrepar R.E, Le Jeune Indépendant, 26 juillet 2007 La mise en œuvre de la stratégie et des politiques de relance et de développement industriels ont fait l’objet d’une communication présentée avant-hier en conseil du gouvernement par le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements. M. Temmar a d’abord tenu à souligner que le rapport portant stratégie et politiques de relance et de développement industriels a été examiné à l’occasion de plusieurs réunions du conseil du gouvernement. Il a fait, ensuite, l’objet des assises nationales organisées, les 26 et 27 février dernier, avec la participation la plus large de l’ensemble des parties concernées par le sujet. Ces assises, a poursuivi M. Temmar, cité dans le communiqué du conseil du gouvernement, ont abouti à l’enrichissement et à l’adoption de la stratégie dans son contenu et dans ses propositions de mise en œuvre. Elles ont, ainsi, permis de confirmer la formulation d’une nouvelle approche, tenant compte du contexte marqué par l’existence d’une économie mondialisée ouverte et respectueuse du principe fondamental de la liberté d’entreprise. Les discussions qui se sont tenues et les résolutions auxquelles elles ont abouti ont permis la validation de quatre dimensions importantes de la stratégie. Il s’agit de l’adoption du cadre de référence et de la vision de développement industriel, de l’adoption des principes qui sous-tendent la stratégie et la formulation des politiques industrielles, de la nécessité d’une politique de mobilisation des IDE et, enfin, de la nécessité de transformer le système économique et d’appliquer intégralement les politiques de réformes structurelles qui ont été engagées par le gouvernement. Il s’agit, lit-on dans le communiqué, plus particulièrement de la réforme bancaire, de l’émergence d’un marché des capitaux, de la création d’un marché du foncier économique, du renforcement de la transparence du marché des biens et des services et du jeu de la concurrence, au bénéfice du consommateur. S’agissant du déploiement, de la promotion et du développement du secteur des industries, la stratégie tient compte de l’existant historique et du développement des marchés dans le monde. Trois catégories de branches prometteuses La stratégie industrielle identifie trois catégories de branches dont le développement est prometteur, à savoir «les industries qui visent les marchés mondiaux fortement demandeurs, basées sur la transformation des matières premières, comme la pétrochimie, la filière des engrais, la sidérurgie (acier) et la métallurgie non ferreuse (aluminium), les matériaux de construction» ; «les industries dont le développement se fera par la remontée des filières dans les industries existantes, notamment les industries alimentaires et les industries métalliques, mécaniques, électriques et électroniques» et, enfin, «les industries liées aux NTIC et au secteur de l’automobile, dans lesquelles les opérateurs algériens sont encore pratiquement absents». Dans cette perspective de développement industriel, le dispositif de mise en œuvre concernera plusieurs aspects, dont «le lancement de politiques de mise à niveau, de privatisation, de renforcement des capacités d’innovation, d’appropriation technologique, de gestion et de promotion des ressources humaines, notamment, à l’effet de permettre à la PME de se redéployer sur le marché national et de s’inscrire dans le marché régional et international. Il s’agira aussi d’engager «des mesures incitatives pour l’attraction des firmes multinationales, dans une optique de transfert de technologies dans les secteurs à forte valeur ajoutée, de la mise en place des instruments institutionnels et d’un cadre commercial qui assurent le lancement d’activités existantes et le développement d’activités nouvelles, de la mobilisation des capacités existantes au sein du secteur public dans les activités où une spécialisation est possible». Dans ce cadre, dit-on, le recentrage du secteur public se fera, à titre exclusif, sur des activités de haute technologie qui concernent la spécialisation de l’économie nationale et le renforcement de la capacité de compétitivité globale de la nation. Ceci se fera à travers la promotion de groupes industriels puissants, publics ou d’économies mixtes, à côté de groupes privés nationaux et/ou internationaux. Réglementation des modalités de tarification de l’eau d’irrigation Un décret exécutif fixant les conditions et modalités d’établissement du système de tarification du service de l’eau d’irrigation, présenté par le ministre des Ressources en eau, a, par ailleurs, été examiné et adopté lors du conseil du gouvernement. Selon la loi d’août 2005 relative au secteur de l’eau, «les systèmes de tarification sont établis par zone tarifaire, selon des conditions définies par voie réglementaire». Le décret exécutif a ainsi pour objet de préciser les modalités d’application de cette disposition, en réglementant le système de tarification du service de l’eau à usage agricole applicable dans les périmètres d’irrigation équipés par l’Etat ou pour son compte, et dont la gestion est concédée à une personne morale de droit public ou privé. Il convient de noter qu’en attendant la création de l’autorité de régulation prévue par la loi susvisée, les tarifs établis par le concessionnaire, à travers un contrat de fourniture d’eau d’irrigation, sont soumis à une procédure d’approbation par l’autorité concédante. L’amiante interdite par décret L’interdiction de l’amiante était également à l’ordre du jour du conseil du gouvernement. Celui-ci a examiné et adopté un décret exécutif fixant les conditions et modalités d’interdiction de l’usage de l’amiante, des fibres d’amiante et des produits en contenant, présenté par le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme. Pris en application des dispositions de la loi 2003 relative à la protection de l’environnement dans le cadre du développement durable, le décret a pour objet d’interdire l’importation, la fabrication, la transformation et la mise sur le marché de toutes variétés de fibres d’amiante. Cette mesure, prise conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, vise à interdire totalement l’utilisation de l’amiante du fait de son impact sur la santé de la population, des travailleurs et sur l’environnement. Il convient de noter, qu’à titre transitoire, un moratoire sera accordé aux exploitants des unités de production de matériaux à base d’amiante-ciment, à partir des stocks de fibres d’amiante détenus à leur niveau. Cette disposition englobera, également, la mise en vente des stocks de matériaux en amiante-ciment. Enfin, le conseil du gouvernement a examiné et adopté un décret exécutif portant déclaration d’utilité publique de l’opération relative à la réalisation de la faculté de l’information et de la communication et d’un Institut supérieur du commerce à Hydra, présenté par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. R. E. |
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