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DOUANE, EPAL, CNAN, ENTMV, NASHCO L’UGTA face à un ultimatumLe Quotidien d'Oran, 27 octobre 2005 La base se rebelle-t-elle contre le sommet de l’UGTA? Si ce n’est pas encore le cas, les critiques vont bon train, au sein de la base UGTA qui rejoint celles longtemps exprimées par les syndicats autonomes à propos notamment de la gestion des oeuvres sociales et du peu d’intérêt accordé aux problèmes socio-professionnels des travailleurs par certains nantis de l’UGTA qui se situent à différents niveaux aussi bien local que national. Lors de la réunion qui a regroupé, hier, au siège de la direction régionale Centre de la douane, des représentants des syndicats UGTA de la zone portuaire d’Alger (Douane, EPAL, CNAN, ENTMV, NASHCO), rejoints par ceux de la BDL, de la BEA, et de l’EDIED, les syndicalistes ont exprimé leur attachement aux revendications socio-professionnelles pour lesquelles ils allaient déclencher une grève le 16 octobre dernier, n’était-ce la promesse du SG de la Centrale d’intervenir pour la satisfaction de la plate-forme de revendications. Les délégués syndicaux affirment donner à Sidi Saïd un délai jusqu’au 8 novembre, date de leur prochaine réunion, pour apporter des réponses claires à leurs revendications. La réunion d’hier a été également l’occasion pour certains syndicalistes présents de critiquer les comportements véreux de responsables locaux dont ils ont dénoncé, à titre d’exemple, la gestion personnelle des oeuvres sociales. Se réclamant de la base, le syndicaliste qui a évoqué cette question estime qu’une simple vérification des comptes bancaires donnerait une idée sur l’honnêteté de chacun. Pour un autre, «nouvellement arrivé au syndicalisme», il affirme «n’avoir jamais pensé que les choses étaient aussi pourries». Beaucoup de critiques ont été adressées par plusieurs participants au secrétaire national chargé de l’organique au sein de l’UGTA, à savoir M. Djenouhat, qu’on soupçonne de soutenir les réformes néolibérales qu’ils tiennent à dénoncer, disent-ils. Rappelant l’ordre du jour aux participants, M. Badaoui, SG du syndicat national des douanes, estime qu’il y a lieu de «faire l’évaluation de la mobilisation autour des revendications des syndicats». «Nous ne sommes pas là pour créer une scission au sein de l’UGTA», dira-t-il tout en n’excluant pas que cela soit «un voeu du pouvoir» de voir la Centrale divisée. Les syndicalistes se donnent rendez-vous le 8 novembre pour décider de la suite à donner à leur mouvement sur la base des résultats qu’aura obtenu Sidi Saïd. Mohamed Mehdi |
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www.algeria-watch.org
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