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Tizi Ouzou compte au moins 14 poches de pauvreté Recensement de plus de 150 000 démunis nécessitant une prise en charge urgentepar A. Drifa, Le Jeune Indépendant, 30 juin 2007 La commission, qui a entamé ses travaux en février dernier, avait organisé des rencontres avec les autorités communales pour expliquer les objectifs de l’opération et les critères de base permettant d’identifier les poches de pauvreté. Les spécialistes prennent ainsi en compte le nombre de familles démunies, la présence d’habitations précaires, l’absence de réseaux d’alimentation en eau potable ou la faiblesse du taux de raccordement, l’assainissement et l’électricité, l’enclavement de la zone et l’inexistence des infrastructures publiques de base à l’exemple des unités de soins et des écoles. A la fin de l’enquête, 14 poches de pauvreté ont été identifiées dans 9 communes, selon le rapport de la direction de l’action sociale, présenté lors du conseil de wilaya. Ce dernier a révélé que les villages Kissoum et Bouslimane, dans la commune d’Akerrou, sont les plus déshérités avec 100 % de familles pauvres ! Les deux localités, qui comptent une soixantaine de familles, ne disposent pas de réseaux d’assainissement et d’AEP. Les citoyens vivent majoritairement dans des habitations menacées d’effondrement ou dans des bidonvilles. Dans la commune d’Azeffoun, on a recensé dans le village Ihnouchene 80 familles nécessiteuses sur les 100 qui y résident. Les deux autres poches sont les hameaux Izriouene Houblil et Boubeker dans la commune Aghrib, avec des taux allant de 45 à 70 % en matière de pauvreté. Il convient de noter également qu’au niveau du village Tizi Mellal à Aït Toudert, qui compte une population d’un millier d’habitants, le rapport note que les besoins pressants se résument en la mise en service de la salle de soins, la réalisation des conduites AEP et d’assainissement ainsi que la prise en charge du volet logement par l’octroi des aides à l’auto-construction. A Aït Boumehdi, on a recensé le village Tiroual, tandis qu’à Tizi Ghennif, ce sont les localités Thala Mokrane et Ouled Azzi qui souffrent le martyre avec un total de 110 familles déshéritées. Les trois autres poches de pauvreté sont situées dans les villages Thamedhiqth de M’kira ainsi qu’à Ath Slimane et Rabet dans la commune d’Ath Yahia Moussa. A Thamedhiqth, ce sont 132 familles sur 152 qui nécessitent une prise en charge sur divers plans. La situation n’est pas moins alarmante dans les deux derniers villages précités qui comptent 153 foyers démunis. Maâmar et Snana, rattachés à l’APC de Draâ El-Mizan, révèlent des besoins pressants en matière d’alimentation en gaz et eau potable, de structures pour jeunes, d’équipements de salle de soins et de réalisation d’infrastructures éducatives. Intervenant au terme de l’exposé, le wali a instruit la commission chargée de l’étude du dossier d’approfondir les enquêtes pour mieux cerner et identifier les poches de pauvreté. Le wali s’est dit être convaincu que beaucoup d’autres villages sont dans des situations lamentables. La prise en charge doit être précédée par l’identification des besoins, avec la mobilisation des différents acteurs, notamment les directions de wilaya, les chefs de daïra et les P/APC, a-t-il ajouté. Une nouvelle carte sociale des catégories défavorisées Outre les poches de pauvreté, une nouvelle carte sociale de la wilaya a été élaborée. L’opération, menée de septembre 2006 au 15 mai dernier, a nécessité la mobilisation de la DAS, des daïras, des APC et du mouvement associatif. Au total, ce sont 700 agents qui ont été réquisitionnés pour procéder au recensement. La nouvelle carte sociale a pour objectif d’identifier les catégories sociales qui nécessitent une prise en charge, à savoir les handicapés, les démunis non assurés, les familles sans revenus, les SDF, les enfants en danger moral, les malades chroniques, les personnes âgées et les femmes veuves ou divorcées sans revenus et sans domicile fixe. Elle permet également de cerner les besoins de ces franges de la société et d’aider les pouvoirs publics à arrêter les priorités. Les conclusions du recensement font ressortir que Tizi Ouzou compte 24 117 handicapés, 22 053 familles sans revenus, 63 801 démunis non assurés sociaux, 13 262 malades chroniques et 7 144 personnes dans des situations difficiles. Au total, 150 383 personnes se trouvent dans le besoin et nécessitent une aide, si ce n’est une prise en charge de la part des pouvoirs publics. A. D. |
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