Virée dans les principaux marchés de la capitale

Des lieux insalubres et répugnants

Par : MALIKA BEN, Liberté, 19 août 2010

Le mois de carême, censé être une occasion pour mettre davantage l’accent sur la propreté, est devenu l’une des périodes où l’insalubrité des marchés, qui sont très fréquentés par les consommateurs, connaît également des pics. Des odeurs nauséabondes qui provoquent des hauts le cœur vous “accueillent” à l’entrée et vous guident vers des bacs à ordures débordant de toute part avec des sacs éventrés jetés à même le sol.

Premier week-end du mois de Ramadhan. Il est 15 heures quand nous arrivons au marché de Bachdjarah. Les chefs de famille qui rentraient de la mosquée après la prière du vendredi ont vite fait de troquer le “kamis” blanc pour une tenue plus sombre et plus appropriée aux conditions dans lesquelles ils accompliront leur nouvelle mission : faire le marché. Contrairement aux jours de semaine, ce sont les hommes qui investissent les lieux. Ils doivent bien remplir cette journée de repos et de jeûne. Il reste encore 5 heures pour le f’tour et, pour tuer le temps, un tour au marché s’impose. Les rares femmes que nous avons croisées pressent le pas. C’est l’heure d’enfiler son tablier de cuisine et concocter un bon menu. Le long chemin qui mène vers le marché semble avoir été déserté par les jeunes commerçants qui, d’habitude, squattent les ruelles et autres trottoirs pour proposer, voire brader toutes sortes de marchandises. Renseignement pris, on nous dit qu’une patrouille de police vient de passer. En fait, les deux parties jouent au chat et à la souris depuis le début du jeûne. C’est l’éternelle rengaine. À la veille de chaque occasion, ces commerçants sont traqués pour faire croire que la fameuse lutte contre le marché parallèle est très sérieuse mais dès que la patrouille s’éloigne, les trottoirs sont vite “re-squattés”. À Bachdjarah, les jeunes, soutenus par leurs fidèles clients font la loi et jurent par tous les saints que personne ne pourra les déloger de leur “commerce”. “À moins que l’on nous donne du travail”, affirment-ils. Ici tout se vend et tout s’achète. Y compris de l’or. Près d’une dizaine de jeunes installent leur “bijouterie” de fortune à même les trottoirs. Il faut dire qu’ils ont de la clientèle notamment ces derniers mois où les prix de l’or se sont envolés atteignant les 3 000 DA le gramme. Tout comme ceux des fruits et légumes. L’avantage qu’offre le marché de ce quartier populaire et populeux est que le consommateur a le choix entre faire ses emplettes à l’intérieur du marché de fruits et légumes ou à l’extérieur où les prix sont beaucoup plus abordables. Mais encore faut-il être patient et avoir un cœur solide et des narines peu allergiques. Car dès que vous décidez de faire les courses, de ce côté du marché, vous risquez de développer une très forte allergie. Le manque d’hygiène est tel que si vous n’êtes pas habitués de ces lieux insalubres, vous ne pourrez vous éviter des hauts le cœur. Et en plein jeûne vous risquez de jeûner encore 24 heures. Déjà, à l’entrée du marché des odeurs nauséabondes vous agressent les narines. ça devient insupportable au fur et à mesure que vous vous engouffrez dans le marché. Normal quand on voit que chaque commerçant se débarrasse des fruits et légumes pourris et de tous les produits avariés juste à côté de lui. Une simple caisse, qui côtoie d’autres cageots remplis de marchandises, sert de poubelle. Le ramassage commence dès les premières heures de la matinée et ne se termine qu’à la fermeture du marché. La caisse-poubelle, exposée au soleil des heures durant et sur laquelle toutes sortes d’ordures s’entassent, ne peut que dégager des odeurs répugnantes. Et quand on sait que pratiquement tous les commerçants de ce marché, et ils sont très nombreux, ne se gênent guère pour jeter à même le sol tous leurs déchets et s’en aller en fin de journée en laissant derrière eux un tas d’immondices, on comprend comment on en est arrivé à ses odeurs dégoûtantes qui vous accueillent à l’entrée de tous les marchés de la capitale. Car le manque d’hygiène n’est pas le propre du marché de Bachdjarah. C’est malheureusement le cas dans les principaux marchés que nous avons visités ce week-end à des degrés différends et selon la fréquentation et la surface du souk.

Marchés ou décharges publiques ?
Pratiquement le même décor était planté aux différents marchés que nous avons visités le week-end dernier. De Bab El- Oued à Meissonnier en passant par le marché Clausel et Ali-Mellah, le même constat est vite fait à des kilomètres à la ronde. Tout est disponible dans ces commerces sauf l’hygiène et la propreté. L’insalubrité et les odeurs répugnantes sont devenues le lot quotidien des clients qui, à la longue, s’y sont habitués et ne rechignent plus. “Que voulez-vous que l’on fasse, c’est le marché du quartier et nous sommes contraints de subir tout pour nous approvisionner”, commente un chef de famille rencontré vendredi après- midi au marché Ali-Mellah. Le fait d’arriver une heure à peine avant la fermeture des lieux, nous a permis de constater de visu les dégâts et l’incivisme de certains commerçants notamment ceux qui dressent des étals de fortune pour faire écouler leurs marchandises. Rares, très rares même, sont ceux qui ont pris la peine de ramasser les amas d’ordures qu’ils ont entassés depuis la matinée dans des sacs-poubelles et qu’ils ont abandonnés dans les bacs à ordures situés à la sortie vers laquelle les odeurs nauséabondes qui s’y dégagent vous guident illico. On croirait que les lieux n’ont pas été nettoyés depuis des mois. Les nausées et les hauts le cœur sont inévitables à la vue du spectacle. Les bacs à ordures débordent de toutes parts et deviennent refuge pour les mouches et les moustiques sans oublier toutes sortes de microbes. Les sachets sont éventrés et laissés à même le sol par les mendiants du coin qui finissent leur journée par le tri des ordures. Ils étaient nombreux ce vendredi à remplir leurs sacs de tout ce dont les commerçants se débarrassent. Hésitant au départ, l’un d’eux avoue y dénicher pas mal de fruits et légumes dont il se débarrasse de la partie altérée. Ce n’est pas le cas pour cette jeune fille qui nous agresse du regard en hurlant : “Est-ce que ça vous regarde si on fait les poubelles pour manger ? Si j’avais un travail, je ne serais pas là”. Et de nous reprocher notre présence au marché à quelque deux heures du f’tour. Elle a bien fait de nous le rappeler d’ailleurs. Espérons seulement que les routes seront fluides. Pas de chance. Ce n’est pas l’embouteillage des jours de semaine, mais la fluidité tant espérée n’était au rendez-vous que le lendemain, samedi, en prenant l’autoroute pour une nouvelle virée aux marchés de la capitale. Il était à peine 9h30 quand nous sommes arrivés au marché de Bab El-Oued. À cette heure-ci et en plein Ramadhan, il ne faut pas s’attendre à trouver grand monde. C’est le week-end, on se permet une bonne grasse matinée. Nous avons quand même croisé quelques femmes matinales qui préfèrent se procurer elles- mêmes ce qu’il leur faut pour le f’tour avant le rush du début de l’après-midi et surtout s’approvisionner dans la propreté. En ce début de matinée, le marché était nickel. Enfin presque. Les allées étaient propres mais des odeurs écœurantes subsistaient. Elles deviendront plus dégoûtantes au fil des heures et au fur et à mesure que les commerçants servent leur clientèle tout en faisant le tri de leur marchandise. C’est le même scénario dans tous les souks. Les commerçants n’ont pas le temps de penser à la propreté des lieux. “Nous nettoyons les lieux en fin de journée. Personnellement, je ne laisse rien derrière moi”, confie un commerçant de fruits et légumes au marché de Bab El- Oued. Selon lui, ce sont les vendeurs occasionnels et les petits garçons qui occupent les lieux avec leurs paniers de persil, menthe, coriandre… qui partent dès qu’ils ont tout écoulé en laissant plein de déchets derrière. Pratiquement le même discours nous a été tenu au marché de Meissonnier. Ici les conditions d’hygiène ne semblent pas aussi catastrophiques qu’ailleurs. Pas d’amas d’ordures mais les lieux sont sales et ne donnent guère envie de s’y approvisionner. C’est le même procédé qu’ailleurs qui donne les mêmes résultats : insalubrité totale. Le consommateur fait ses courses dans des conditions d’hygiène qui peuvent nuire à sa santé. Il le sait. Certains le dénoncent, mais nombreux sont ceux qui ne semblent pas être à cheval sur la propreté des magasins ou le lieu où ils font leurs courses. “Nous n’avons pas le choix. Nous sommes contraints de faire nos emplettes dans les marchés de nos quartiers surtout quand on n’est pas véhiculé”, justifient-ils. Mais, malheureusement, nous avons constaté de visu que certains consommateurs ne sont pas très regardants sur la propreté. Sinon comment expliquer le fait que nombreux sont ceux qui n’hésitent pas à acheter leur baguette de pain sur le trottoir à un jet de pierre de la boulangerie du quartier et pour le même prix. Quand le client ferme les yeux sur les conditions d’hygiène, ceci ne peut qu’encourager le commerçant à persister dans l’insalubrité. “Nous sommes les premiers responsables de la situation qui prévaut dans nos marchés que ce soit sur le plan de l’hygiène ou sur celui des prix pratiqués. Car nous fermons les yeux sur tout et la seule chose qui compte pour nous, c’est de remplir notre maudit couffin”, fulmine un sexagénaire. Et à un commerçant de rétorquer : “Ce sont les services chargés du ramassage des ordures et de la gestion des marchés qui négligent leur travail. La collecte des ordures se fait parfois un jour sur deux et dans ce cas les odeurs nauséabondes sont inévitables. Ce n’est pas de notre faute”. Il y a peut- être du vrai dans ses dires mais la propreté de son propre étalage ne dépend que du commerçant lui-même. Si chaque vendeur nettoyait, ramassait ses ordures et les jetait convenablement dans les bacs mis à leur disposition, jamais l’insalubrité n’aurait atteint des proportions aussi répugnantes. Surtout si le consommateur ajoute du sien et refuse de faire ses courses dans des lieux insalubres. D’autant que le mois de carême est censé être la période propice pour être plus regardant sur l’hygiène et la propreté.

 


Décharges sauvages, rongeurs, laisser-aller…

Les ordures défigurent Oran

Par : NOUREDDINE BENABBOU

Depuis plus d’une quinzaine d’années, Oran n’arrive plus à se débarrasser, convenablement, de ses ordures ménagères, qui lui collent à la peau comme une sangsue. Du coup, El-Bahia a perdu de son charme et de son statut de ville méditerranéenne.

Cet été 2010 ressemble à ses semblables, malgré les efforts considérables de l’APC d’Oran et de la wilaya. D’ailleurs, dix bennes-tasseuses sont en cours d’acquisition pour améliorer la collecte des ordures et combler le déficit en matériel. En période estivale, Oran est une destination prisée par les estivants des quatre coins du pays. Du coup, le volume vire vers le double, soit plus de 2 000 tonnes (en moyenne) d’ordures ménagères sont récoltées quotidiennement mais Oran reste toujours insalubre et des décharges sauvages à ciel ouvert poussent comme des champignons, encouragées par un incivisme inacceptable d’un grand nombre de citoyens. Du coup, les rongeurs, surtout les rats, ont envahi plusieurs immeubles et cités d’Oran.
“Que les éboueurs fassent leur travail ! Le camion n’est pas passé aujourd’hui. Où voulez-vous que je mette mes sachets d’ordures ?” pestent un grand nombre de citoyens de différents quartiers pour justifier leurs actes d’incivisme. Le non-respect des horaires de passage du camion est la goutte qui fait déborder le vase. Les citoyens aussi sont logés à la même enseigne, puisque le jet de leurs ordures se fait à leur guise et, souvent, après le passage du camion de la collecte des ordures ménagères.
Devant l’impossibilité de la DHA (division de l’hygiène et de l’assainissement), avec 40 camions d’un volume de 12 m3, (la plupart en panne faute de pièces de rechange), alors qu’il faut au moins 70 camions opérationnels, et l’Epic Oran propreté avec 20 camions, de satisfaire les besoins des citoyens, l’APC d’Oran a élaboré un nouveau cahier des charges qui a permis à des concessions pour la collecte au niveau de plusieurs quartiers et cités, tels que haï Bouamama, Kouchet El-Djir, El-Émir, Es-Sédikia… Mais, apparemment, beaucoup de choses restent à faire.
Les différents rapports expriment une mauvaise gestion des ressources humaines (2 000 éboueurs, souvent des saisonniers), et l’insuffisance de moyens matériels. Ce constat a poussé les responsables de la commune d’Oran à redistribuer les effectifs et commander dix engins neufs. Outre l’incivisme ambiant, la collecte des ordures est souvent délicate au niveau des différents marchés de la ville : El-Hamri, M’dina j’dida, la rue des Aurès, Michelet, Choupot, Victor-Hugo, l’Usto, El-Barki… Les marchands de l’informel (la plupart n’ont pas de registre du commerce), à en croire nos sources, ne font aucun effort pour la propreté des lieux, à part quelques exceptions. Même souk El-Ksab, qui se trouve à quelques mètres des urgences du CHU d’Oran, a sa propre décharge sauvage, juste devant les portes du souk. Une image symbolique de l’état des lieux. Pourtant, lors du GNL16 d’avril passé, les autorités locales ont fait des efforts considérables pour redonner à El-Bahia son look, sa propreté et sa fraîcheur, car le dossier de la propreté de la ville d’Oran est pris en charge à haut niveau. D’ailleurs, le mois de janvier dernier, le coup d’envoi d’une opération d’un schéma directeur de l’environnement, un programme national de propreté piloté par la ville d’Oran, a été lancé.
En ce sens, une réunion s’est déroulée au siège de l’hôtel de ville en présence des responsables du secteur de l’environnement, de l’agence nationale des déchets, des enquêteurs, des délégués des secteurs urbains… Une feuille de route a été élaborée pour améliorer l’image de la ville d’Oran, le système de la collecte et le tri sélectif, et cela en dépit des difficultés matérielles. Au mois de mars dernier, une dizaine d’entreprises françaises spécialisées dans la gestion des déchets urbains et spéciaux sont venues à Oran pour y voir plus clair.

 


LE CADRE DE VIE SE DéGRADE AU QUOTIDIEN

Les Algériens sont-ils contre le civisme ?

Par : Farid Belgacem

De nouveaux comportements, pour le moins incompréhensibles, sont apparus dans les cités et la rue. On dirait que tout le monde partage ce sentiment d’indifférence devant la saleté.

“Des gestes à faire” contre “des gestes à ne pas faire”, l’Algérien agresse, au quotidien, son environnement immédiat et fait fi des règles élémentaires d’hygiène. Certains réflexes sont tellement intolérables que la question se pose d’elle-même : les Algériens sont-ils contre le civisme ? Au plan individuel, la propreté est érigée en règle absolue voire sacrée. Dès lors que l’hygiène collective est remise sur le tapis, des milliers d’anecdotes montrent qu’on est loin du compte, au point où les grandes villes d’Algérie, à commencer par la capitale, respirent les maladies, les odeurs nauséabondes.
En effet, rares sont les habitants d’une cité ou d’un quartier qui respectent les horaires de collecte des ordures. Fixé par la loi entre 18 heures et 6 heures du matin, le dépôt des ordures ménagères se fait à tout moment de la journée. Parfois via les balcons d’immeubles ! Inconscients des retombées sur la santé de leur progéniture, les parents responsabilisent souvent les enfants pour se charger de cette tâche délicate. Les sacs d’ordures sont parfois abandonnés sur les paliers, les ascenseurs et les escaliers des immeubles. Au diable les règles de la copropriété ! Des réflexes qu’on croyait révolus, mais qui sont toujours là comme pour démontrer que tout a changé, sauf les mentalités et l’environnement. La suppression, durant les années de terrorisme, des poubelles sur les places publiques par l’État, a inéluctablement poussé certains réflexes à s’ancrer chez l’Algérien. Crachats sur le trottoir, jet de bouteilles vides sur la voie publique, abandon d’emballages sur les axes visibles et les façades des zones urbaines, jet volontaire d’immondices pourtant réglementés.
L’absence des toilettes publiques dans les villes a également donné lieu à des gestes, fort malheureusement, condamnables à l’image des murs d’institutions et d’immeubles totalement “peints” par les traces d’urines. Cet état de fait est aussi observé et constaté sur les axes routiers et autoroutiers, notamment à cause des encombrements et de l’insécurité. Les chauffeurs de camion, de taxi et même les particuliers ne se gênent pas, une fois soulagés et les besoins biologiques accomplis, jettent, via la fenêtre de leurs véhicules, des bouteilles pleines d’urine. Ailleurs, les automobilistes sèment partout les vides de bouteilles et les sacs largués sur la voie publique. L’incivisme n’a même pas épargné les sites touristiques et archéologiques, y compris les sites hautement protégés. Les commerçants, les bouchers, les propriétaires de station de lavage et de vidange ne se gênent également pas pour jeter cartons, cadavres d’animaux et huiles usagées sur les accotements et la périphérie des villages. Plus grave encore, au moment où l’État parle de la généralisation des incinérateurs pour détruire les déchets hospitaliers, la réalité montre le contraire.
Dans les grands hôpitaux, les déchets ménagers sont, au quotidien, mélangés aux détritus médicamenteux. C’est dire à quel point l’incivisme est généralisé pour n’épargner aucun espace. Une situation qui place l’école, la famille et la société devant leurs responsabilités. Car, il y va du cadre de vie de tous.

 


Sétif, ville propre

Plus qu’un slogan… une réalité

Par : F. Senoussaoui

La ville de Sétif est une ville qui en dépit de l’explosion démographique (plus de 300 000 habitants) a pu préserver cette dénomination de ville propre, fruit d’une dynamique instaurée depuis plusieurs années voire plusieurs décennies par les anciens responsables et dictée par les habitants. La propreté de la capitale des Hauts-Plateaux est assurée par pas moins de 658 fonctionnaires dont 34 chefs de secteur, adjoints et 156 agents camions qui collectent pas moins de 280 tonnes de déchets et autres ordures ménagères chaque jour. La flotte de camions qui sillonne les 19 secteurs qui relèvent du parc de Sétif est composée de 36 camions bennes-tasseuses.
Par ailleurs, le ramassage des ordures ménagères des six agglomérations secondaires, situées à quelques encablures de la ville, ont été confiées respectivement à six microentreprises de collecte de déchets créées dans le cadre de l’Ansej. Pour ce qui est des routes qui ont fait couler beaucoup d’encre ces dernières années, il faut noter qu’une grande partie des artères de la ville a été réhabilitée. Au grand bonheur des habitants, un avis d’appel d’offres a été lancé récemment pour terminer l’opération d’ici la fin de l’année en cours.
Outre le ramassage des ordures, la ville de Sétif connaît ces derniers temps une véritable dynamique d’amélioration urbaine. Cette dernière consiste à doter les cités de l’antique Sitifis en espaces verts. Plusieurs points-pilotes ont été pris en charge par les jardiniers de la commune, cependant, les Sétifiens voient que les responsables se focalisent beaucoup plus sur les cités et rues principales. “Les cités de la ville ‘profonde’ sont délaissées et les responsables ne nettoient et ne prennent en charge que les endroits où vont le wali et les ministres”, disent souvent les habitants. Pour une meilleure maîtrise de la situation dictée par les nouvelles données démographiques dont l’ouverture de plusieurs nouvelles cités au niveau du pôle El-Hidhab, un projet d’un nouveau découpage faisant revoir à la hausse le nombres de secteurs à 24 est sur la bureau du P/APC.

 
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Dégradation de la situation sociale  
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