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Revalorisation des pensions Les retraités à 10.000 DA et les autresLe Quotidien d'Oran, 29 juin 2006 Les décisions touchant à la retraite annoncées par le président de la République lors de son intervention à la réunion gouvernement-walis ont été au centre des débats du secrétariat de la fédération nationale des travailleurs retraités FNTR-UGTA, réuni hier à la Maison du peuple. Dans un communiqué rendu public à l’issue de cette rencontre, la FNTR a souligné l’importance des décisions prises par le Président pour la protection et l’amélioration du pouvoir d’achat des retraités et des pensionnés à travers la création de la prime complémentaire pour les pensions de retraite et d’invalidité et l’institution d’un fonds de réserves «inscrit dans la logique de pérennité du système de retraite». Tout en exprimant la satisfaction des retraités qui se félicitent aujourd’hui de ces décisions qui répondent aux exigences de solidarité et de justice sociales, le secrétariat fédéral souhaite vivement de faire bénéficier également du montant de 10.000 dinars, les allocations de retraite dont les bénéficiaires totalisent moins de 15 années de cotisations validées et dont le niveau de l’allocation est inférieur à 7.500 DA. D’autre part, et concernant les propositions de revalorisation des pensions de retraite de l’exercices 2006, faites par le conseil d’administration de la caisse nationale des retraites lors de la réunion du 12 juin dernier, le communiqué indique que le secrétariat de la fédération «regrette le retard mis pour réunir le conseil d’administration, alors que la loi stipule que l’arrêté de revalorisation doit être signé par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale avant le 1er mai de chaque année». Toujours à propos de revalorisation des pensions, le secrétariat fédéral «considère que la différence entre les deux taux proposés (8% et 2%) est exagérée et a soulevé la réprobation des retraités à travers le territoire national, dans la mesure où cet écart disproportionné n’est plus fondé». Le secrétariat fédéral qui assure ne pas vouloir se substituer au conseil d’administration, souverain dans ses délibérations, «considère après étude que l’institution des deux taux n’est plus justifiée et demande au ministre du Travail et de la Sécurité sociale de fixer un taux unique raisonnable mais consistant pour l’ensemble des pensions de retraite, notamment celles qui ne vont pas bénéficier des mesures annoncées par le président de la République». Abordant le volet relatif aux excédents de la sécurité sociale, le secrétariat fédéral s’est félicité de l’excédent de 20 milliards de dinars réalisés en 2005. «Un excédent, dira le secrétariat fédéral, qui doit être utilisé au profit exclusif des assurés sociaux». Sur ce même volet, les rédacteurs du communiqué estiment qu’il est urgent de mettre un terme au déséquilibre «inquiétant et flagrant qui menace sérieusement les branches retraites et assurances maladie, par rapport à l’assurance chômage et la retraite anticipée». Pour cela, le secrétariat fédéral insiste sur une nouvelle et équitable répartition des ressources de la sécurité sociale entre les différentes branches. C’est d’ailleurs dans ce contexte qu’un appel a été lancé à leur fédération nationale pour inscrire ce point à l’ordre du jour de la prochaine tripartite. Cette nouvelle répartition, ajoute le secrétariat fédéral, permettra de réparer une grave injustice dont sont victimes les bénéficiaires de branches retraites et assurances maladie. Concernant le système du tiers payant, les membres du secrétariat fédéral qui affirment qu’il s’agit là d’un système qui a prouvé son utilité, désapprouvent, néanmoins, ce qu’ils qualifient de «nouvelles procédures bureaucratiques et contraignantes qui pénalisent aussi bien les malades que les pharmaciens et appellent les responsables concernés à mettre de l’ordre». Pour conclure, le secrétariat fédéral dit ne pas comprendre «la discrimination dont font l’objet les retraités du régime des non salariés, frustrés par la non application par la CASNOS des arrêtés de revalorisation des pensions signés par le ministre du Travail depuis 2002". Les membres du secrétariat fédéral réclament le rétablissement «d’un droit consacré par l’article 43 de la loi 83-12 qui ne fait aucune distinction, en matière de revalorisation, entre retraités salariés et non salariés». Djamel B. |
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