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Pour faire face à la poussée inflationniste : Le prix de la semoule sera subventionné à partir de janvierpar Zineb M., Le Jeune Indépendant, 22 décembre 2007 Le blé dur sera sur la liste des produits subventionnés par l’Etat à partir de janvier 2008, a annoncé le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza, à l’issue du dernier conseil du gouvernement. Cette mesure a été décidée pour faire face à la hausse des prix de la semoule enregistrée ces derniers temps. Selon les indications du ministre de la Communication, le décret exécutif relatif à la structuration des prix, adopté par le gouvernement, a fixé le prix de la semoule normale à 3 600 DA le quintal et celui de la semoule supérieure à 4 000 DA. «L‘Etat prendra en charge le remboursement de la différence entre le prix réel et le prix officiel», a-t-il assuré, tout en précisant que le prix moyen de la semoule non subventionnée oscille entre 5 500 et 5 600 DA. L‘Etat a consacré une enveloppe de 50 milliards de dinars pour la subvention de ce produit à large consommation, outre les 39 milliards de subvention décidée dans le cadre de la loi de finances pour 2008, «soit une facture globale de 90 milliards prise en charge par le Trésor public». Précisant que la nouvelle réglementation de ce produit stratégique n’est pas en contradiction avec le décret de 2003 relatif à la concurrence, M. Boukerzaza a indiqué que «l’Etat peut intervenir à travers des mesures exceptionnelles pour la réglementation des prix des produits à large consommation». La liste des produits de consommation subventionnés actuellement par l’Etat sont le blé tendre, destiné à la fabrication de la farine panifiable, la poudre de lait, destinée à la production de lait pasteurisé en sachets, les tarifs de l’électricité, du gaz et de l’eau et les loyers des logements sociaux. Néanmoins, la crise concernant certains produits alimentaires subventionnés tel le lait pasteurisé perdure alors que le prix de nombreux produits alimentaires de première nécessité, qui ne sont pas concernés par la subvention, enregistrent des hausses vertigineuses. Ainsi, pour le lait en sachets, aucune solution concrète et définitive n’a été trouvée pour mettre fin à la crise. Résultat, les 90 unités privées, qui jugent que «les subventions accordées par l’Etat jusque-là ne sont pas adaptées aux fluctuations du prix de la poudre de lait sur le marché international, sont à l’arrêt, et les unités publiques n’arrivent pas à satisfaire la demande nationale. Cette pénurie contraint les consommateurs à se rabattre sur le lait UHT ou celui en poudre instantanée qui leur reviennent nettement plus cher. A la crise du lait s’ajoute la cherté de nombreux produits de première nécessité tels le café, les légumes secs et les huiles végétales qui enregistrent des hausses exorbitantes, justifiées souvent par la hausses des cours sur le marché mondial. Un constat s’impose : les ménages n’arrivent pas à faire face à cette poussée inflationniste en dépit de la hausse relative de leurs salaires. Pour remédier à la baisse du pouvoir d’achat, les producteurs réclament une baisse et, dans certains cas, la suppression de la TVA. Par ailleurs, les experts du FMI et de la Banque mondiale recommandent à l’Algérie d’adopter une meilleure politique des salaires pour faire face à cette poussée. Selon ces deux institutions monétaires, l’augmentation des salaires, qui a pour objectif de relever le niveau de vie de la population, risque d’avoir un effet contraire en l’absence d’une croissance économique réelle. D’autant que la croissance du pays est tirée essentiellement des hydrocarbures. Pour rappel, le taux d’inflation en Algérie a atteint 3,7 % durant les dix premiers mois de l’année et 4,7 % pour le seul mois d’octobre, selon l’Office national des statistiques. Pour la fin de l’exercice 2007, le gouvernement s’attend à un taux moyen de l’ordre de 3,5 %, contre 2,5 % en 2006. Un taux qui ne converge pas avec les prévisions du FMI qui anticipe sur une moyenne de 4 %. La maîtrise de l’inflation est primordiale pour l’activité privée, la sauvegarde du pouvoir d’achat des populations et la protection des couches les plus défavorisées, qui sont les plus touchées par l’inflation. Z. M. |
Dégradation de la situation sociale | ||||
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