La précarité gagne de larges pans de la société

A l'origine, le déséquilibre régional et l'exode rural

Le Temps d'Algérie, 06 septembre 2010

Dans les milieux syndicaux, la conviction partagée est que le salaire minimal devrait tourner autour de 30 000 DA, et cette somme serait tout juste suffisante pour faire vivre correctement une famille algérienne moyenne. En deçà de ce revenu, il est difficile de faire face aux dépenses quotidiennes du foyer.

Qu'en est-il alors de ces nombreuses personnes démunies, au chômage ou vivant les affres du sous-développement chronique des campagnes et des régions déshéritées de l'intérieur du pays ? Et quelles solutions faut-il mettre en œuvre pour prétendre y remédier ? Essentiellement, la précarité se remarque dans les zones rurales, les régions montagneuses et steppiques, les contrées reculées du sud, la périphérie des grandes villes et, paradoxalement, sur une grande étendue de la bande littorale.

Aucune région n'est donc épargnée par ce phénomène qu'on attribue d'abord aux séquelles de la colonisation, à l'effondrement des recettes pétrolières en 1986, au désinvestissement et, ensuite, à la série de mouvements d'exode provoqués ces deux dernières décennies par le terrorisme islamiste.

Les statistiques officielles font part du déplacement -volontaire ou forcé- de plus de 5 millions de ruraux vers les villes depuis les années 1980, voire davantage puisque l'Algérie a carrément changé de physionomie en matière de répartition spatiale de la population.

De moins de 30% au début de l'Indépendance, la proportion d'Algériens vivant dans les villes est actuellement estimée à plus de 70%. Les campagnes ne compteraient plus que 13 millions d'habitants, en majorité établis dans des bourgs plus ou moins nantis en équipements sociaux et éducatifs de base, le reste s'agglutinant dans des villes complètement saturées, mais où il est plus facile de vivre : eau courante, électricité, proximité des structures sociales, sécurité assurée et davantage d'opportunités d'emploi.

Emplois précaires, revenus aléatoires

Provoqué à la fois par la paupérisation des campagnes et la politique de terre brûlée pratiquée par le terrorisme islamiste, l'afflux massif de populations rurales vers les centres urbains est à l'origine de la dégradation des conditions de vie dans de nombreuses villes.

La pénurie de logements, la crise de l'emploi -et sa précarisation- depuis la mise en faillite des entreprises du secteur public et la saturation des équipements sociaux compliquent une situation déjà mal assumée par les familles et les individus en difficultés, entre autres les chômeurs, les handicapés, les vieilles personnes et les veuves dont les revenus sont des plus aléatoires.

Les chiffres, bien qu'ils ne reflètent pas la réalité du terrain, montrent que la précarité ne cesse de gagner de larges portions de la population. Pour la seule wilaya de Tizi Ouzou, on recense plus de 22 000 familles démunies, et dans certaines communes,

la proportion de familles pauvres serait supérieure à 70%. Ailleurs, dans les villes du sud, à l'exemple de In Salah, Inghar, Ideless, Tine Tarabine ou Bordj Badji Mokhtar, la majorité des populations ne doivent leur survie qu'à l'action sociale de l'Etat.

La situation est identique le long de la bande côtière à l'est et à l'ouest d'Alger où, plus on s'éloigne des villes portuaires, plus la pauvreté est prégnante.

Le cas d'El Marsa, Dechria ou Oued Goussine, dans la wilaya de Chlef est édifiant à ce propos. En fait, les poches de pauvreté sont visibles un peu partout à travers le pays, y compris à Alger où l'Etat à fort à faire avec la prolifération anarchique des bidonvilles, le squat et le détournement des exploitations agricoles, devenues, au fil des ans, le réceptacle de toute la misère de l'hinterland algérois.

Option sud

Des solutions, il en existe qui consistent, notamment, à poursuivre l'effort de construction nationale à travers la répartition équitable et équilibrée des revenus pétroliers, et à mettre en pratique les recommandations du Pnud en matière de développement humain. Il s'agit, entre autres, de lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale, d'améliorer les conditions de vie des populations ainsi que l'accès aux services sociaux en matière de santé et de protection sociale, d'éducation et de formation.

Des actions qu'on ne peut dénier aux pouvoirs publics, qui consacrent chaque année des budgets conséquents pour cette finalité. Les dispositifs de lutte contre le chômage ainsi que l'accès à l'emploi et la promotion des PME/PMI participe à cette volonté de rééquilibrer les indicateurs sociaux pour assurer à chaque algérien les conditions de sa promotion.

Mais l'effort demeurera vain tant que l'Etat n'aura pas pris à bras-le-corps le problème fondamental de l'Algérie : résoudre au plus tôt le déséquilibre régional et prendre des mesures courageuses et innovantes pour mettre fin à la mauvaise répartition spatiale de la population. Autrement dit, se tourner vers l'Algérie profonde et commencer à exploiter dès aujourd'hui son formidable potentiel.
Par A. Laïb



Ces pauvres qu'on n'aimerait pas voir

Paradoxale Algérie. Au moment où la consommation de biens de luxe explose, où les fortunes, bien ou mal acquises, s'étalent dans l'ostentation la plus impudique, des dizaines de milliers d'Algériens luttent désespérément pour la survie. Certains vivent quasi-exclusivement de l'aide sociale de l'Etat, d'autres d'expédients et de petits métiers de la misère.

Il en est même qui arrivent à sacrifier leur dignité humaine et celle de leur progéniture, uniquement pour assurer leur pitance quotidienne. Pour faire face à des dépenses que ne leur permettent plus leurs modestes revenus, des citoyens ont été jusqu'à proposer un rein en échange d'une poignée de devises étrangères.

Et ils sont légion ceux qui se sacrifient pour des causes qui ne les concernent ni peu ni prou en contrepartie d'une compensation pécuniaire pour leur famille.

Des scènes qui rappellent les tristes années de l'occupation française ressurgissent, au grand étonnement d'une opinion qui découvre, ahurie, des Algériens qui mangent dans les poubelles, qui s'entretuent dans les décharges publiques pour ramasser quelques objets de rebut et qu'ils sont de plus en plus nombreux à loger dans l'indécence totale des bidonvilles,

l'exiguïté des cités de recasement héritées de la colonisation, l'humidité des caves et la précarité des bâtisses menaçant ruine. Dans les zones rurales, le spectacle de ces processions de femmes déguenillées portant leur fardeau de bois de chauffage ne surprend plus, et l'on ne se rend même plus compte de la prolifération inquiétante des sans-emploi.

Le Ramadhan 2010 a révélé au grand jour l'état de dégradation avancée des conditions de vie de milliers de citoyens algériens, victimes d'une paupérisation qui ne fait que s'aggraver au fil des ans. Le drame, c'est que les moyens existent de contrecarrer cette descente aux enfers,

surtout que les caisses de l'Etat débordent de pétrodollars et de projets à faire pâlir d'envie les nations les mieux loties du globe. Si l'Etat algérien n'a jamais failli à ses missions, il est à se demander,

dès lors, où partent les sommes faramineuses qu'il débloque à chaque exercice pour rendre l'espoir aux couches les plus vulnérables de la population ? Mauvaise destination, détournements, gaspillage ou gabegie, les Algériens ont besoin de savoir.
A. L.


Aides sociales au niveau de la wilaya d'Alger

45 215 bénéficiaires, selon la DAS

La direction de la wilaya chargée de la solidarité et de l'action sociale au niveau de la wilaya d'Alger informe que quelque 45 215 handicapés tous types confondus ont été recensés au niveau de la capitale et qui bénéficient des différentes aides qu'octroie la direction de l'action sociale (DAS).

c'est ce que nous a déclaré le chef de service de la protection sociale des catégories défavorisées au niveau de ce département, M. Bennouada. Parmi les bénéficiaires, on trouve 18 400 handicapés moteurs et mentaux lourds à 100%, auxquels est allouée une pension de 4000 DA par mois, en plus de quelque 19 000 qui bénéficient d'une allocation forfaitaire de solidarité dont le montant est de quelque 3000 Da.

Parmi eux, on peut trouver 4735 personnes âgées, 2544 veuves, 2400 aveugles, 5700 sourds-muets et 2590 personnes souffrant de tous types de maladies chroniques. Pour savoir comment procèdent les services de la DAS afin d'octroyer ces aides, notre interlocuteur nous apprendra que son département travaille en étroite collaboration avec les services communaux.

A cet effet, c'est au niveau des communes de résidence que les déshérités sont appelés à déposer leur demande d'aide sociale.
A partir de là, les services communaux procèdent à une enquête au sujet du demandeur avant que les dossiers retenus soient envoyés au niveau des services de l'action sociale.

Au niveau de la DAS, on s'arrête sur la validité du dossier avant d'entamer l'octroi de l'aide en dernier lieu. Par ailleurs, notre interlocuteur nous fera part que les services de l'action sociale se penchent aussi sur l'aide des personnes actives en âge de travailler mais qui ne trouvent pas d'emploi ; c'est ainsi que celles-ci sont appelées à recevoir une aide d'une valeur de 3000 DA contre un travail d'intérêt général dont la tâche est déterminée par les services de la DAS.

Parmi cette catégorie, seuls 3430 chômeurs bénéficient d’une aide de la DAS, un chiffre très loin du nombre de chômeurs que renferme la wilaya d'Alger, puisque la plupart des jeunes chômeurs préfèrent se débrouiller autrement pour subvenir à leurs besoins.

En ce qui concerne la quatrième catégorie bénéficiaire d'aides auprès de la DAS, on peut recenser quelque 40 199 démunis non assurés sociaux qui entrent dans le cadre d'une mesure qui consiste en la gratuité des soins dont la prise en charge revient à l'Etat qui assure leurs cotisations sur une valeur variant entre 6 et 7% du SNMG.

En ce qui concerne la pauvreté, notre interlocuteur n'a pu nous révéler un quelconque chiffre relatif au nombre de personnes défavorisées ; néanmoins, il nous apprendra qu'en ce qui concerne le grand Alger, on peut recenser quelque cinq communes qui renferment le plus de personnes démunies, à savoir Baraki, Bachdjarrah, Bourouba, Eucalyptus et Bab El Oued, et à un degré moindre les localités de Oued Koreiche et de La Casbah.
Khaled Haddag



Plus de 25 000 personnes vivent en dessous du seuil de la pauvreté à Sétif

ImageSelon les informations recueillies auprès des services concernés par l'action sociale de la wilaya de Sétif, 25 000 personnes vivent en dessous du seuil de la pauvreté. Il s'agit de citoyens recensés à travers les 60 communes de la wilaya, composés essentiellement de veuves, de personnes âgées, de malades chroniques, de sans revenus ainsi que de personnes handicapées.

Une population qui bénéficie d'une allocation mensuelle de l'Etat fixée à 3000 DA. Dans les zones rurales, ce sont les problèmes de santé publique et de scolarisation des enfants qui se posent avec acuité, alors qu'à Sétif, la municipalité a dégagé une enveloppe de 100 milliards de centimes en faveur des couches les plus démunies, au courant de l'exercice de l'année 2009.

Plus de 4000 personnes bénéficient à Sétif de l'allocation sociale de 3000 DA. Une aide financière jugée insuffisante, si l'on tient compte des besoins du nombre des enfants scolarisés qui s'élève d'année en année. Dans ce domaine, l'APC a alloué un montant de plus d'un milliard de centimes en direction de cette couche qui perçoit mensuellement 260 DA.

Une somme jugée dérisoire par les parents en difficulté. D'autre part, pour ce mois de Ramadhan, la direction de l'action sociale de la wilaya de Sétif a dégagé cette année un montant de plus de 4 milliards de centimes pour la couverture alimentaire, ce qui traduit une augmentation sensible, en comparaison avec les chiffres de l'année 2009.

14 restos seront mobilisés par la commune de Sétif ainsi que 13 centres en charge de la distribution de plus de 7000 couffins ont été prévus. Pour cette année, la tendance est à la transparence afin de soigner la crédibilité des institutions de l'Etat, longtemps teintée de «favoritisme», notamment au niveau de l'APC où la gestion du dossier social a fait couler beaucoup d'encre durant les exercices précédents.
Rédha Anis



La misère à l'ombre des lampions du LNG16 et des torchères

Près de 40 000 familles vivent dans le dénuement à Oran

«Ce ne sont pas des miséreux, des pauvres ou des indigents, mais nous préférons les classer sous le vocable de couches sociales défavorisées», dira un responsable de la direction de l'action sociale à Oran quand nous l'avons sollicité pour avoir une idée sur le nombre de familles vivant dans le dénuement recensées dans la wilaya.

Cette source que nous avons sollicitée, qui nous a exigé un ordre de mission et une autorisation de la direction pour nous fournir les informations, s'est montrée tout de même disponible en affirmant que le nombre de familles vivant sous le seuil de pauvreté avoisine les 40 000. «Nous avons recensé ce nombre notamment dans les communes rurales.

Pour réaliser cette mission, nous avons sollicité les structures communales qui sont plus proches de citoyens», affirme la même source, qui ne manquera pas de préciser que la majorité de ces familles démunies vivent dans ce que les sociologues appellent communément la ceinture de la misère et qui s'étend aussi bien dans la banlieue est qu’ouest du chef-lieu de wilaya.

Plusieurs associations ont tenté d'établir le nombre exact des nécessiteux mais les mouvements migratoires qu'a connus Oran, notamment durant la décennie du terrorisme, ont biaisé les chiffres. «Notre action est entravée par des indus bénéficiaires de l'aide sociale accordée par l'Etat. Nous avons sollicité les structures communales pour procéder à l'assainissement des listes pour exclure les fraudeurs, et à ce jour l'action est toujours en cours», affirme la même source.

Il y a quelques jours, des associations ont tenté de lancer une campagne de recensement des démunis, mais l'opération a été contrariée par l'intrusion de certains indus bénéficiaires rendant ainsi les résultats de leur action aléatoires. L'association Solidarité et espoir, qui active dans le domaine de l'action sociale, notamment durant le Ramadhan et la rentrée scolaire, a connu beaucoup de déboires qui ont failli réduire à néant ses efforts.

«Nous avons tenté d'établir un fichier des familles nécessiteuses vivant dans la commune d'Oran et sa périphérie, mais nous avons été induits en erreur par des fraudeurs qui ont, sur la base de faux documents de résidence, bénéficié d'aides alors que certains ne sont même pas dans le besoin», affirme la présidente de cette association. En attendant, notre source, qui a préféré garder l'anonymat, tente, en usant d'euphémisme,

d'édulcorer la situation en affirmant que la pauvreté est réduite à sa plus petite proportion à Oran, préférant au contraire parler de vulnérabilité sociale qui, elle, est visible dans toutes les communes de la wilaya. «Il existe des familles qui se nourrissent des poubelles, un tour au marché de la bastille, et le spectacle d'enfants et de femmes fouillant dans les légumes et fruits jetés par les commerçants, édifieront même les plus sceptiques», affirme le président d'une association de solidarité sociale du quartier Ibn Sina.
F. Ben



Tizi Ouzou

11% des ménages vivent dans la précarité

De nombreux facteurs ou critères de base peuvent contribuer à expliquer une réalité sociale difficile qui se manifeste par un chômage galopant, un manque de perspectives, une décomposition du tissu social, les inégalités, l'inexistence de politique de développement économique durable génératrice de richesse et d'emplois, de dégradation du pouvoir d'achat et de bien d'autres phénomènes encore.

Ces facteurs réunis font qu'une bonne partie de la population de la wilaya de Tizi Ouzou, à l'instar de plusieurs autres wilayas du pays, vit dans la précarité, pour ne pas dire sous le seuil de pauvreté. La cause essentielle est le chômage qui foudroie des franges entières de la société.

Si l'on s’en tient seulement à la notion donnée par les spécialistes à la précarité, qui est reconnue sur la base du nombre de familles démunies, de la présence d'habitations précaires, de l'absence de commodités, comme le réseau d'alimentation en eau potable ou la faiblesse du taux de raccordement, l'assainissement et l'électricité, l'enclavement de la zone et l'inexistence des infrastructures publiques de base,

à l'exemple des unités de soins et des écoles, il est aisé de déclarer une bonne partie de la wilaya de Tizi Ouzou comme étant sous-développée car une importante partie de la population vit dans des conditions extrêmes. Sur les 67 communes que compte la wilaya, 52 poches de pauvreté ont été identifiées dans 24 communes.

Au total, 22 053 familles, sur les 197 431 ménages que compte la wilaya, sur une population globale d'environ 1,2 habitants, sont classées démunies, pour ne pas dire pauvres, selon la carte sociale établie par les services de direction de l'action sociale de la wilaya (DAS). Ce chiffre représente 11% des ménages. Les exemples les plus édifiants se trouvent dans la commune d'Akkerou, où deux villages, Kissoum et Bouslimane, sont classés par la DAS comme les plus déshérités avec 100% de familles pauvres.

C'est le même cas pour le village Ihnouchène, dans la commune d'Azeffoun. Sur la centaine de familles qui y vivent, au moins 80 sont plus que nécessiteuses. Les exemples ne manquent pas. A Aghribs, dans les hameaux Izriouene, Houblil et Boubeker, on avance un taux allant de 45 à 70% de pauvreté extrême.

De l'est à l'ouest, du nord au sud, les cas sont légion. Au sud de la wilaya, on peut citer le village Tizi Mellal, à Aït Toudert, ou encore Tiroual, à Aït Boumehdi, Thala Mokrane et Ouled Azzi, à Tizi Ghennif, qui souffrent le martyre avec un total de 110 familles déshéritées. Non loin de là, d'autres poches sont répertoriées à Tamediqt, dans la commune de M'kira, ainsi qu'à Ath Slimane et Rabet, dans la commune d'Ath Yahia Moussa.

Rien que pour le village de Tamdiqt, 99% des familles (environ 150) nécessitent une prise en charge urgente sur divers plans. Ceci sans parler des autres catégories sociales que l'on retrouve à travers tous les villages et villes de la wilaya. Il s'agit notamment des handicapés, des démunis qui ne bénéficient d'aucune couverture sociale, des familles sans revenus, des SDF, des malades chroniques, des personnes âgées et des femmes veuves ou divorcées sans revenus et sans domicile fixe.

Tizi Ouzou compte 24 922 handicapés, dont 8383 handicapés moteurs, 2202 visuels, 1410 sourds-muets et 268 polyhandicapés. Sur ce total, 7700 bénéficient d'une pension à 100% et 7082 sont inscrits au régime AFS et bénéficient d’une pension de 3000 DA/mois. Ces chiffres ne prennent pas en considération les personnes non répertoriées qui sont aussi nombreuses. A la lumière de ces statistiques, il ressort que la pauvreté, la précarité et la misère sociale gagnent du terrain dans cette partie du pays.
B. B.

 
Version imprimable
Dégradation de la situation sociale  
www.algeria-watch.org