|
|||||
|
CHOMAGE, PAUVRETE Le ministre défend ses chiffresLe Quotidien d'Oran, 29 janvier 2007 Le chef du gouvernement a donné des instructions au ministre des Finances pour la création d'une entité financière, une «banque nationale de solidarité» qui sera chargée de financer directement des projets de l'ANSEJ, confrontés au retard dans l'octroi des crédits bancaires allant parfois jusqu'au rejet pur et simple des dossiers. Telles sont les réponses du ministre de l'Emploi et de la Solidarité nationale, invité avant-hier au forum de l'ENTV, aux questions des journalistes qui ont évoqué les contraintes bancaires rencontrées par les jeunes qui veulent monter leur propre entreprise. Djamel Ould Abbas a reconnu que les banques ne jouent pas le jeu. La solution réside pour Ould Abbas dans la création de banques de solidarité pour le financement des projets de l'ANSEJ. S'inspirant du modèle de nos voisins, le ministre a évoqué la Banque tunisienne de solidarité (BTS) qui accorde des prêts dans l'immédiat au profit des personnes qui veulent monter leur propres projets. « Cette banque a beaucoup réussi dans ses missions » a-t-il déclaré. Il a également cité le modèle égyptien qui, lui aussi, dispose d'un fonds social destiné à l'octroi des crédits bancaires directs au profit des concernés. Selon Ould Abbas, cette banque sera créée durant cette année. Par ailleurs, il est question de mise en place de commissions de wilayas de l'emploi qui constitueront un relais entre les jeunes qui veulent monter leur entreprise et la banque de solidarité. L'enjeu étant de traiter les dossiers relatifs aux projets de création de petites entreprises dans un délai très court et l'octroi immédiat des crédits bancaires. Interrogé sur le taux de chômage et la fiabilité des chiffres officiels, Ould Abbas avance les chiffres des emplois créés à travers les quatre principaux mécanismes générateurs d'emplois. Il a indiqué dans ce sens que dans le cadre du dispositif de la Caisse nationale d'assurance chômage (CNAC), 14.133 emplois ont été créés en 2006 et 250.000 emplois créés dans le cadre de l'indemnité d'activités d'intérêt général ainsi que des milliers d'autres emplois créés. « Qui a construit tous les nouveaux lycées, les nouvelles écoles, ces nouveaux logements ? », s'interroge Ould Abbas pour convaincre. Tout en défendant les chiffres sur le taux de chômage fournis par son département, le ministre réitérera que ce taux sera ramené à 9% en 2009. « Nous avons conclu des accords après des négociations avec les entreprises de construction japonaises et chinoises chargés des travaux de l'autoroute Est - Ouest, pour le recrutement de 55.000 travailleurs nationaux », explique Ould Abbas. Ould Abbas a saisi l'occasion du forum de l'ENTV pour faire un rectificatif sur le «vrai» sens de la pauvreté. « Quand j'ai dit que nous n'avons pas de pauvres en Algérie, je voulais dire par là que l'Algérie ne connaît pas la vraie misère », a-t-il déclaré. Et d'affirmer: « Il n'y a pas un Algérien qui meurt de faim en Algérie ». Il revient sur les chiffres donnés pour déclarer que d'après un recensement effectué en 2000 sur les poches de pauvreté, les services du ministère de la Solidarité avaient recensé 176 communes pauvres. «Six années plus tard, il n'y avait plus que 46 communes toujours pauvres», a-t-il affirmé. Le ministre de la Solidarité a évoqué brièvement le conflit qui oppose son département au comité provisoire de la direction du Croissant-Rouge algérien, en indiquant que l'affaire est entre les mains de la justice. Sur un autre plan, Ould Abbas a indiqué qu'il avait saisi les services de sécurité sur le contenu de dons expédiés par une ONG française, dont une partie était destinée à une association à Bab El-Oued et l'autre pour le CCF. Le don, pour rappel, était en fait une radio de transmission qui se trouve aujourd'hui au niveau du ministère. Ce colis devrait, selon Ould Abbas, retourner en France dans le cas où les propriétaires le demandent ou le réclament. « Il ne sera en aucun cas remis ni au centre culturel français ni à l'association de Bab El-Oued», a-t-il affirmé. M. Aziza |
|||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||