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Selon une étude commandée par le SNAPAP : Une famille moyenne a besoin de 33 300 dinars par mois pour vivre décemmentpar Safia Berkouk, Le Jeune Indépendant, 13 janvier 2008 Il faudrait au minimum un salaire mensuel de 33 329 dinars pour permettre à une famille algérienne moyenne de vivre décemment et être en mesure de prendre en charge ses besoins incompressibles (nutrition, santé, habillement, scolarité, énergie). C’est la conclusion à laquelle est parvenue une étude commandée par le SNAPAP (Syndicat autonome du personnel de l’administration publique) qui compte utiliser ces conclusions pour amener le gouvernement à faire des concessions plus importantes que celles contenues dans la nouvelle grille des salaires. L’étude démontre que la part des biens alimentaires est celle qui exige le plus de dépenses, puisque ceux-ci représentent plus d’un tiers (13 275 dinars) des dépenses globales, alors que les loisirs apparaissent comme un luxe. Le président du SNAPAP, M. Rachid Malaoui, a expliqué hier dans une conférence de presse animée à Alger qu’il ne s’agit pas aujourd’hui de recourir à des grèves générales pour dénoncer cette nouvelle grille ou remettre en cause les nouveaux statuts de la fonction publique, car «le gouvernement ne reviendra pas sur des décisions qu’il a déjà prises». C’est d’ailleurs pour cela que le SNAPAP ne compte pas, selon son premier responsable, se joindre à la grève nationale à laquelle ont appelé 12 syndicats autonomes pour après-demain. Pour M. Malaoui, cette action orchestrée par «des syndicats parallèles créés par l’administration a pour seul objectif de capter la révolte syndicale et d’absorber la colère de la population et des travailleurs face à la détérioration de leurs conditions de vie». Selon lui, il est évident que cette action est vouée à l’échec parce que le gouvernement finira pas déclarer qu’il n’acceptera que l’UGTA comme seul interlocuteur. Pour ce syndicaliste, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une «manipulation». Un avis corroboré par le président de la Confédération des cadres de la finance et de la comptabilité (CCFC), M. Karim Mahmoudi, pour qui le but de la manœuvre est de «casser les syndicats autonomes qui sont le contre-pouvoir de l’Etat et des partis politiques». Avant d’envisager une quelconque confrontation avec le gouvernement, le SNAPAP veut d’abord engager un débat contradictoire pour présenter les arguments sur lesquels il compte fonder ses actions de protestation futures. Et c’est exactement ce qu’il fera demain, lors d’une rencontre qui sera organisée sur le thème des politiques de développement et au cours de laquelle l’économiste Abdelhak Lamiri et l’ancien chef de gouvernement Ahmed Benbitour évoqueront le niveau de vie des Algériens et ses perspectives d’évolution dans l’espoir «d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la situation gravissime des citoyens», selon les termes de M. Mahmoudi. Le SNAPAP organisera un rassemblement devant le palais du Gouvernement Le SNAPAP n’envisage de recourir à des actions de protestation que dans un deuxième temps. M. Malaoui a évoqué un rassemblement devant le palais du Gouvernement pour lequel aucune date n’a encore été fixée, mais qui devrait intervenir au cours de la dernière semaine du mois en cours. Le SNAPAP sera rejoint dans cette action par les syndicats du CLA, du CNAPEST, du SATEF, du SNTE, du Syndicat des enseignants de paramédicaux, et de la Coordination des contractuels. Il ne s’agira pas, selon M. Malaoui, de dénoncer la nouvelle grille des salaires signée «dans la précipitation et sans concertation des principaux concernés», car s’il n’est pas envisageable que le gouvernement revienne sur sa décision, «nous pouvons faire des propositions pour revaloriser les salaires», a-t-il estimé. S. B. |
Dégradation de la situation sociale | ||||
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www.algeria-watch.org
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