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Bordj Menaïel et Naciria Les demandeurs d’emploi réinvestissent la rueEl Watan, 10 février 2011 Le mouvement de protestation enclenché par les demandeurs d’emploi des communes de Bordj Menaïel et Naciria n’est pas près de s’essouffler. Hier encore, des centaines de chômeurs sont sortis dans la rue pour manifester leur colère contre la mal-vie et la sourde oreille affichée par les responsables à leurs revendications. Il ne se passe pas une semaine sans qu’il n’y ait d’action de protestation ou d’affrontement avec les services d’ordre à cause du chômage et d’autres problèmes sociaux. Leur mécontentement fait suite aux rumeurs relayées par des cercles occultes au sujet de leur recrutement et traduit la gestion aléatoire et archaïque du dossier de l’emploi dans la wilaya. Certains chômeurs disent avoir été informés que le gouvernement leur avait accordé une prime de chômage de l’ordre de 12 000 DA/mois. Chaque matin des centaines d’entre eux, pour la plupart de vrais chômeurs, se présentent à l’ANEM pour s’enquérir des suites réservées à leurs dossiers. En vain. Certains précisent avoir déposé leurs demandes au niveau de leur daïra ; d’autres réclament le versement de la prime correspondant au mois de janvier. C’est le cas par exemple à Naciria, où les manifestants ont reçu des garanties de la part d’un responsable de la daïra au sujet de ce paiement. Et il a fallu attendre plus de 20 jours pour que les responsables de l’emploi de la wilaya agissent enfin pour éclairer les choses. Ces derniers ont organisé, hier à Bordj Menaïel, une rencontre de vulgarisation sur le dispositif de Contrat de formation et d’insertion (CFI) qui semble avoir échoué à susciter l’intérêt des jeunes de la région. Cet échec se vérifie à travers les amendements qui y ont été opérés récemment par la tutelle. La gestion dudit dispositif a été confiée depuis juin 2010 à certaines directions de wilaya et à l’ANEM, et ce, après les problèmes rencontrés par les APC pour assurer sa bonne exécution. La plupart des jeunes, qui ont été recrutés auparavant, perçoivent leur salaire (12 000 DA), sans assurer les tâches qui leur ont été confiées. |
Dégradation de la situation sociale | ||||
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www.algeria-watch.org
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