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Congés prolongés, pénuirie de produits et consommateurs abandonnés Ces commercants qui ferment quand ils veulent !Par : Hafida Ameyar, Liberté, 27 septembre 2009 À quelle loi obéit l’activité commerciale en Algérie destinée à l’intérêt public ? La question se pose aujourd’hui avec acuité devant l’anarchie qui caractérise le monde des vendeurs, notamment les boulangers et les commerçants versés dans l’alimentation générale et les légumes et fruits. Près d’une semaine après la fête de l’Aïd el-Fitr, certains commerces sont toujours fermés, sans autorisation préalable et sans que les services compétents de la wilaya ou de l’APC ne se préoccupent du coup porté au service public. Pourtant, pour celle ou celui qui garde encore en mémoire le calvaire vécu pendant les journées des 20 et 21 septembre derniers, cet absentéisme n’est que le prolongement d’une situation marquée du sceau de la démission de l’État et des dirigeants au niveau des collectivités locales. En effet, pendant les deux jours de l’Aïd, de nombreuses villes et régions du pays sont restées sans le service commercial minimum. Comme à l’accoutumée, les commerçants, parmi eux les boulangers, les restaurateurs et les épiciers, pour ne citer que ceux-ci, ont préféré baisser rideau, y compris dans la capitale, pénalisant de la sorte le consommateur et le voyageur. Résultat : les citoyens se sont retrouvés abandonnés à leur sort, non seulement le premier jour de la fête religieuse, mais aussi le deuxième jour et les jours suivants. Tout compte fait, les appels des représentants des commerçants n’ont pas convaincu les détaillants à se mettre au service de leur clientèle. À titre illustratif, le seul produit pain a suscité des files d’attente interminables devant les quelques boulangeries qui ont répondu présent. Cela s’est évidemment accompagné par des bousculades et des altercations, souvent entre les acheteurs, ainsi que par l’irruption de vendeurs informels, qui ont alors imposé leur loi en matière de prix. Dans ce genre d’affaire qui, faut-il le rappeler, porte préjudice à l’activité réglementée et à l’image des autorités publiques, les grands absents ont été, sans conteste, les services des wilayas et des APC, chargés pourtant d’assurer un contrôle continu de l'activité commerciale et de protéger le consommateur. Ce constat, maintes fois établi par les citoyens, les médias, voire même par les pouvoirs publics, n’est pas un fait isolé. L’anarchie qui envahit le marché algérien et les dysfonctionnements rencontrés dans les activités commerciales, toutes spécialités confondues, renvoie à une problématique globale, qui nous renseigne sur le retrait de l’État des fonctions de régulation et d’encadrement et, fait dialectique, sur l’entêtement des réflexes archaïques, puisque la notion de loi et de civisme, des droits de chacun et des obligations vis-à-vis de la collectivité reste faible, sinon absente. Hafida Ameyar |
Dégradation de la situation sociale | ||||
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www.algeria-watch.org
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