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Ils se sont rassemblés hier à Alger Chômeurs en colèreEl Watan, 7 février 2011 Ils étaient venus de partout. De Aïn Témouchent, Béjaïa, Médéa, Ouargla, Bouira, Skikda, Aïn Defla, Khemis Miliana… Plus d’une centaine de jeunes (et vieux) chômeurs se sont rassemblés, hier, devant le ministère du Travail. Un travail décent, un salaire digne, une protection sociale, tel est le credo du tout nouveau Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC). Le siège du ministère du Travail, naguère considéré comme une citadelle imprenable pour les millions de chômeurs dont l’existence n’apparaît pas dans les statistiques officielles, l’a été davantage hier lors du rassemblement auquel a appelé le CNDDC. Le dispositif policier mis en place était des plus impressionnants pour contenir les irréductibles membres du Collectif des chômeurs suicidaires des wilayas du Sud, élargi depuis vendredi dernier en comité national sous l’égide du syndicat autonome Snapap. Les quartiers et ruelles adjacentes à la rue Mohamed Belouizdad (ex-rue de Lyon), où se trouve le siège du ministère du Travail, étaient bouclés dès la matinée par les forces antiémeute. Le rassemblement s’est quand même tenu, soutenu par les jeunes d’Algérie pacifique, du Club des démocrates algériens, du Mouvement des jeunes indépendants pour le changement, des groupes sociaux qui essaiment la Toile DZ. Un seul député, Tahar Besbès du RCD en l’occurrence, a fait le déplacement pour soutenir le mouvement des chômeurs. Des slogans pleuvent, décapants, sentant le gaz moutarde : «El krassa machi daymine, khafou rab el alamin (le pouvoir n’est pas éternel, craignez Dieu !», «Messassin dima (suceurs de sang)», «Rendez-nous le sang des martyrs !» , «Djazaïr hora dimocratia (Algérie libre et démocratique)», «Barakat ! barakat min serkat el milliarate (Cessez ! Cessez de détourner l’argent public !)». «Il y a lieu de s’interroger pourquoi le Sud connaît le plus grand nombre de tentatives de suicide de chômeurs alors que ses ressources souterraines profitent à toute l’Algérie», ajoute celui dont deux de ses frères, chômeurs impénitents, se sont déjà donnés la mort. |
Dégradation de la situation sociale | ||||
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www.algeria-watch.org
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