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M.T Chaalal, DG de l’ANEM:"On ne donne pas l’argent dans des couffins" Kahina El Hadj, Maghreb Emergent, 4 juillet 2011 La création d’activités financées par l’Ansej (agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes) et la Cnac (Caisse nationale d’assurance chômage) est passée de 3000 projets en mars à 12.000 projets en mai. Hier, le directeur de l’agence nationale de l’emploi, Mohamed Tahar Chaalal a nié toute légèreté dans l’octroi des financements. Tout financement d’un projet passe par une procédure, un dossier, un traitement, « on ne donne pas l’argent dans des couffins… Il y a une visibilité de la circulation de l’argent à Ansej et à la CNAC ». M.Mohamed Tahar Chaalal, directeur de l'Agence nationale de l'emploi (ANEM), a nié, hier, à la radio nationale algérienne toute légèreté dans le traitement des dossiers de financement des projets. Il a confirmé que le traitement des dossiers s’est accéléré après une certaine lenteur au cours des deux premiers mois (mars-avril) lié à la nouveauté des textes parus en mars. Les difficultés, a-t-il expliqué, étaient liées aux nouvelles procédures « qu’il fallait paramétrer ». Le dispositif est désormais assimilé par tous y compris par les promoteurs. « 4000 projets ont été financés au mois de mai par Ansej, jamais autant en un seul mois » a-t-il indiqué pour souligner que le dispositif a désormais atteint un rythme de croisière. Le nombre de dossiers reçus par les agences a atteint 300.000 à la fin mai. S’agissant des taux d’échecs des projets, M.Chaalal, l’a estimé à un niveau très raisonnable. « On n’a jamais prétendu à un taux de réussite de 100%, cela n’existe pas. Il y a actuellement 4000 dossiers au niveau des fonds de garanties. On peut dire que ce sont des échecs mais aucun pays ne prétendre à un taux de réussite de 100% ». La régulation se fait par le marchéSelon lui, les deux dispositifs ont permis de renforcer le tissu économique et que le but est de lancer 50.000 projets en cinq ans. il a affirmé que des inspections sur le terrain sont menées avec le partenaire bancaire pour vérifier que le projet est bien en cours de réalisation et aussi pour accompagner les promoteurs. M.Chaalal a nié l’existence d’un retour à la régulation administrative en matière de financement des projets pour des activités arrivées à saturation. « La régulation se fait par le marché » a-t-il affirmé en indiquant que jeunes ont tendance à revenir eux-mêmes changer leur activité quand ils constatent que le marché n’est plus preneur. C’est le cas, dit-il, de la location de voitures. « La location d’une voiture coutait 5000 dinars il y a cinq ans, aujourd’hui on peut la louer à 1000 dinars…. Et si cette tendance baissière se confirme, il y a un risque de rentabilité ». Il estime que la même situation prévaut dans le transport. Il précise que les financements de ces activités (transport, location voiture) ne dépassent pas les 25%. « Nous favorisons les projets qui répondent à des besoins et qui sont rentables et pérennes. M.Chaalal a souligné que la réorganisation en cours de l’Anem et son informatisation va permettre de donner en « temps réel » des informations sur l’emploi. Il a affirmé que le travail pour l’emploi ne se limite pas à l’intermédiation passive. « Il y a des équipes qui se déplacent pour prospecter. Nous avons fait 66.000 placements classiques hors dispositifs d’aides à l’insertion ». Près de 70% de ces placements d’emploi ont été réalisés dans le secteur économique. |
Dégradation de la situation sociale | ||||
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