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Malgré une offre de 385 000 unités réparties à l'échelle nationale Un accès encore difficile des citoyens au logementBadreddine Khris, Liberté, 27 juillet 2006 Sur le terrain, beaucoup de difficultés empêchent une bonne partie des contribuables de réaliser rapidement leur rêve. Il y a une année, le secteur gérait un programme en cours de réalisation de 385 000 logements. Plus de 130 000 unités sont des logements sociaux locatifs (LSL), 55 000 sont lancés suivant la formule de location-vente (L-V), 40 000 sont des logements socio-participatifs (LSP), 45 000 appartements sont de type promotionnel et 115 000 sont des logements ruraux. Or, le gouvernement a pris la décision d'achever, entre 2004 et 2009, un programme additionnel de 690 000 unités, dont 120 000 LSL, 215 000 LSP, 80 000 L-V, dont 65 000 de la Cnep/Banque et 275 000 logement ruraux. Si l'on additionne les deux programmes, l'offre globale sera de 1 075 000 logements. Financé pendant ce quinquennat, ce programme nécessite une enveloppe estimée à 555 milliards de DA, soit un besoin de crédit budgétaire annuel de 111 milliards de DA. Cependant, deux ans et demi après avoir lancé ce vaste programme, les résultats sont, aux yeux de tous, loin des attentes. “Un bilan mi-figue mi-raisin”, déplorent des spécialistes. Les formules se suivent et ne se ressemblent pas, mais le citoyen souffre toujours de la crise de logement. Le projet, qui a provoqué déception et désespoir au sein des citoyens demandeurs, reste les 55 000 logements de l'AADL. L'espoir suscité auparavant par cette formule “magique” a aussitôt cédé la place à la désillusion, voire à l'ire des postulants. Une partie d'entre eux s’est vu renvoyée pour les programmes futurs, pourtant leurs dossiers de demande ont été déposés dans les délais requis. Ceux qui ont eu la chance de figurer sur la liste des bénéficiaires ont attendu quatre longues années pour recevoir les clefs de leur appartement. Or, dans le cahier des charges signé par les entreprises réalisatrices, le délai exigé ne dépassait pas les 20 mois ! D’autres n’ont pas eu ce privilège, car les travaux entamés sur chantier n'arrivaient pas à être achevés. Il existe des sites dont les tours ne sont pas livrées depuis 2 ans. Les raisons de ces contre-performances sont multiples. On cite le problème du foncier, la qualité du sol, le recours à des immeubles de grande hauteur (IGH) pour lesquels les entreprises algériennes ne sont pas habituées. Badreddine K. |
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