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LE PHÉNOMÈNE DEVIENT PRÉOCCUPANT Plus de 7 millions d’analphabètes en AlgérieL'Expression, 29 juillet 2006 La prise en charge de 900.000 analphabètes nécessite 250 milliards de centimes. A l’heure où l’on parle de généralisation de l’informatique, de l’extension de l’enseignement des langues étrangères, et de la maîtrise des TIC, près de 7 millions de nos concitoyens baignent encore dans les ténèbres de l’analphabétisme. Selon les constats faits au centre de presse d’El Moudjahid, par M.Bekouche, directeur de l’Office national de l’alphabétisation et de l’enseignement des adultes (Onaea): l’Algérie a certes, fait des avancées mais le chemin est encore très long. Les grands exploits réalisés dans le secteur éducatif par une école qui a prôné le principe d’un enseignement obligatoire et gratuit ont fait de l’Algérie un exemple à suivre. Il suffit de voir le taux de scolarisation de 97% des enfants âgés de 6 ans pour se rendre compte de l’envergure de l’avancée. Le nombre de personnes ne sachant ni lire ni écrire, estimé à 85% du nombre total de la population en 1962 a baissé jusqu’à 26,5% en 2002. Néanmoins le vrai taux d’analphabètes est resté presque stationnaire. Les statistiques de 1998 donnant le chiffre de 31% d’analphabètes pour une population estimée à 29,5 millions et les statistiques de 2002 donnent un taux de 26,50% pour une population qui a augmenté jusqu’à 31,84 millions, illustrent, on ne peut mieux cette réalité regrettable. Farouk DJOUADI |
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