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| Son président parle désormais de risque satisfaisant du marché algérien La Coface révise à la baisse le risque Algérie
Par Lyès Ibalitène, La Tribune, 29 janvier 2005 La révision par la Coface du risque Algérie et sa traduction par une meilleure note semblent être désormais une réalité, sinon une évidence. C'est, en tous les cas, la conclusion qu'on pourrait tirer de la déclaration, à l'APS, du président de l'organisme français de garantie aux exportations, M. François David, lorsque ce dernier estimait que «le marché algérien est un risque tout à fait satisfaisant pour les entreprises françaises», annonçant officiellement que «l'Algérie est aujourd'hui sous surveillance positive» depuis le 3 janvier en cours. Déclaration faite en marge du colloque international sur le «Risque pays 2005», tenu mardi dernier à Paris, et plaidant explicitement en faveur de pareille conclusion pour faire passer l'Algérie de la note B (5e place) à la note A4, sur un classement qui en compte 7 (A1, A2, A3, A4, B, C et D).Pour justifier ses appréciations, la Coface évoque la «bonne orientation» de l'économie algérienne, perceptible, selon cet organisme, par la «croissance soutenue», rendue possible grâce aux revenus financiers exceptionnels qui ont «permis aux autorités algériennes de poursuivre une politique de soutien aux secteurs d'activité autres que ceux liés aux hydrocarbures», ajoute la Coface. Pour l'assureur français, «le climat économique est bon en Algérie pour la solvabilité des entreprises». Pour M. François David, la notation du risque Algérie pourrait s'améliorer davantage «si la croissance et les choix de politique économique se consolidaient». «L'Algérie est aujourd'hui sous surveillance positive», explique-t-il, précisant que l'amélioration du système bancaire contribuerait à cette performance. «On ira plus loin avec une amélioration du système bancaire», dira M. François David.De plus, la Coface note dans son guide «Risque pays 2005» que «l'environnement économique et financier en Algérie a bénéficié d'une conjoncture pétrolière extrêmement favorable permettant d'utiliser pleinement les capacités de production». Cela a permis, ajoute le guide, «de poursuivre une politique budgétaire de soutien à l'activité du secteur non pétrolier». Pour l'assureur français, «cette bonne orientation de l'économie algérienne devrait se poursuivre en 2005 compte tenu de l'extension des capacités de production de gaz». L'environnement économique qui prévaut actuellement en Algérie «favorise toujours la situation des entreprises», selon le même organisme de garantie aux exportations qui relève, en outre, que «la réglementation algérienne n'opère pas de discrimination particulière entre les investissements nationaux et les investissements étrangers», soulignant que «les avantages douaniers et fiscaux destinés à encourager l'investissement sont en effet les mêmes pour les nationaux et les étrangers». Ainsi, après avoir longtemps payé chèrement les années de violence qui l'avaient longtemps acculée à la note D et, au meilleur des cas, à la note C, l'Algérie a dû attendre l'année 2000 pour passer à la note B, sous escorte d'indicateurs économiques en amélioration qui n'auront persuadé la seule Coface, puisque les organismes du genre italien (Sace), allemand (Hermès) et belge (Ducroire) n'ont pas attendu janvier 2005 pour classer l'Algérie parmi les pays à risque modéré. L. I.
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www.algeria-watch.org
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