Le président de la République consacre une séance à Medelci

L’Algérie a remboursé 12,1 milliards de dollars à fin octobre

La Nouvelle République, 31 octobre 2006

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a consacré une audition au ministre des Finances, M. Medelci, durant laquelle il a été question d’aborder les différentes actions engagées par le ministre durant ces deux dernières années, notamment en ce qui concerne la modernisation de l’administration des finances et le programme de réforme financière, couvrant les secteurs bancaire et assurances. Il faut savoir qu’«une fiscalité favorable à l’investissement et à l’emploi a été mise en place, d’une part, par l’octroi de nombreux avantages fiscaux et, d’autre part, par des réductions sensibles des taux des droits et taxes», indique un document publié par le quotidien El-Moudjahid. Ce même document précise également qu’«à l’effet d’améliorer le recouvrement, une nouvelle stratégie de modernisation, dans le cadre du parachèvement des réformes engagées et conformément au programme de Monsieur le président de la République, a été mise en œuvre visant à la stabilisation de la législation fiscale pour permettre une bonne visibilité. L’effort de simplification se poursuit avec la substitution de l’Impôt forfaitaire unique à la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), la Taxe sur l’activité professionnelle (TAP) et l’Impôt sur le revenu global (IRG) pour les activités de niveau modeste». Pour ce qui est du traitement de la dette extérieure, le document indique que «le processus de remboursement par anticipation touche à sa fin. L’Algérie aura remboursé à fin octobre 2006, 12,1 milliards de dollars (Club de Paris, Club de Londres, dette multilatérale), sur la base de 15 accords bilatéraux de remboursement anticipé total et 2 accords de remboursement anticipé partiel, et a obtenu l’effacement de 4,73 milliards de dollars au titre de la dette envers la Russie». Concernant le programme de la formation, il est précisé qu’«un schéma directeur de formation à moyen terme a été mis en place pour répondre aux besoins aigus de compétence et d’expertise. Le plan annuel pour 2006 prévoit quelque 110 000 journées de formation pour un objectif de 10 000 fonctionnaires à former, soit 20% de l’effectif total du ministère et concerne aussi bien l’acquisition de nouvelles compétences techniques que la consolidation des compétences périphériques et transverses». Ce même document souligne également qu’«au premier semestre 2006, 9 800 agents du ministère des Finances, sur un total de 57 956 agents, ont suivi une formation dans ce cadre et le programme de 2007 s’annonce encore plus important en vue de la prise en charge des différentes réformes introduites (budget, impôt, domaines...), avec l’appui et l’assistance de partenaires étrangers». Dans ce même contexte, il est à noter également que «pour ce qui est des actions de formation menées dans le secteur financier et bancaire, les structures de formation de ce secteur ont connu un développement». «Même si l’appareil actuel de formation bancaire n’a pas encore couvert tous les besoins, son développement récent a permis d’accompagner le processus de modernisation des établissements et de développement de la gamme des services bancaires», lit-on dans le document qui précise également que «le président de la République a insisté sur la nécessité d’une conduite maîtrisée du développement économique et social à moyen et à long termes et de visions à moyen et long termes qui devront veiller, en particulier, à la soutenabilité des programmes et des politiques de développement à travers les politiques macro-économiques, et la gestion des ressources rares et aux articulations intersectorielles pour rendre cohérentes les politiques publiques et pour inscrire les actions sectorielles dans des démarches globales harmonisées». Dans un tout autre registre, le document précise que «les travaux relatifs à la modernisation des systèmes budgétaires, coordonnés par le ministère des Finances, se trouvent aujourd’hui dans la phase de test élargi à cinq ministères. Un ensemble de mesures a été pris par les départements ministériels, en vue d’atteindre les résultats attendus de la réforme, et notamment pour produire le budget 2007 à titre démonstratif, selon la nouvelle nomenclature budgétaire (par programme et par nature économique de dépenses). Cette opération est engagée et sera formalisée avant la fin de l’année 2006». Le document précise, toutefois, qu’«à cette réforme, sont associées des mesures d’accompagnement importantes. Il s’agit de la modification de la loi relative aux lois de finances dont il faut faire une véritable loi organique pour toutes les finances publiques telle que prévue par la Constitution».
«Ces modifications visent également à mettre fin aux distorsions en matière d’investissements publics et tenir compte du cadre désormais unifié des budgets de fonctionnement et d’équipement et apportent une plus grande transparence au budget de l’Etat et à assouplir certaines dispositions qui gênent encore le bon déroulement des opérations d’engagement des dépenses publiques». «Pour le président Bouteflika, le prélude à la réhabilitation et au renforcement de la planification dans notre système de gouvernance économique est la Modernisation des systèmes budgétaires (MSB), programme de réforme du budget de l’Etat caractérisé par l’élaboration du budget par objectif et par programme sur une base pluriannuelle, par une démarche centrée sur la responsabilisation des gestionnaires et le contrôle de la performance et par une amélioration du contenu pour une meilleure transparence de la décision et de la gestion budgétaire», lit-on dans ledit document.

31-10-2006
Synthèse Nadia K.

 

   
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