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Hamid Temmar depuis Constantine : L’Etat ne soutiendra pas la production nationalepar Adel L., Le Jeune Indépendant, 29 décembre 2007 Le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, M. Hamid Temmar, a levé en partie le voile sur la nouvelle stratégie nationale ayant trait à la privatisation des entités publiques en marge de sa visite d’inspection et de travail à Constantine. Tout en établissant une parfaite équivalence entre le concept de privatisation et celui du partenariat, le représentant du gouvernement a laissé entendre que toutes les entreprises économiques – ou presque – sont «privatisables» y compris celles implantées au niveau de la capitale de l’Est. Selon lui, le nouveau mode de privatisation se fera suivant des objectifs, à savoir la mise à niveau des entreprises tant sur le plan de la technologie que sur celui des ressources humaines, «et peu importe la modalité qui reste négociable, une privatisation à 100 % ou un partenariat à raison de 1 %, l’essentiel est d’aboutir aux objectifs définis préalablement qui sont la qualification des entreprises nationales et de leurs personnels». Dans la foulée, le ministre n’a pas omis de préciser que l’Etat n’envisage un partenariat qu’à partir d’offres diverses pour choisir la plus valable et la plus sérieuse afin de moderniser les entreprises candidates à la privatisation et de les outiller sur le plan technologique. En évoquant un autre volet relatif à la nouvelle vision de l’Etat, M. Temmar a beaucoup insisté sur le projet lié à la création d’un centre technique d’appui à l’industrie mécanique, «très salué par le gouvernement, a-t-il dit, dans la mesure où il permettra d’associer les compétences à travers leur capital expérience et les universitaires, via les recherches, pour développer tout le secteur de l’industrie et, partant, pour consolider les potentialités des sociétés économiques». D’ailleurs, le ministre a organisé à cet effet une rencontre avec bon nombre d’universitaires et d’hommes d’affaires locaux au niveau du siège de la wilaya pour étudier la faisabilité et la mise en forme de ce projet [centre technique, NDLR]. Par ailleurs, et depuis le siège de l’ENMTP à Aïn Smara, M. Temmar a exprimé clairement le «niet» de son département et du gouvernement quant à la proposition de certains responsables du secteur de la mécanique sollicitant l’aide de l’Etat pour faire face à la concurrence rude des produits d’occasion et autres du géant asiatique, la Chine en l’occurrence. A cette sollicitation, il rétorqua : «L’Etat ne soutiendra pas la production nationale ; même aux Etats Unis, il n’existe pas de soutien de l’Etat à la production nationale». Une façon d’exhorter et d’encourager les professionnels du secteur de l’industrie à aller directement vers le partenariat et vers la privatisation. Pour étayer son propos, le ministre a pris l’exemple de l’ENMTP qui, selon lui, se porte bien sur le plan financier, mais qui a besoin cependant de plus de technologie pour se moderniser et améliorer davantage la qualité du produit national. Il est à noter que M. Temmar a visité hier presque toutes les entreprises constantinoises spécialisées dans l’industrie mécanique dans le but d’avoir une idée sur leurs potentiels et atouts qui pourraient les placer dans une position confortable en cas de privatisation et/ou de partenariat. A. L. |
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