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Un appel d’offres pour celui de la capitale, lancé avant fin avril Privatisation des ports, c’est parti!Le Quotidien d'Oran, 28 mars 2006 La gestion du port d’Alger sera ouverte au partenariat étranger. Un appel d’offres international portant sur l’ouverture de la gestion du port sera, en effet, lancé avant fin avril prochain, a annoncé, hier à Alger, un responsable au ministère des Transports, cité par l’APS. Les opérateurs étrangers intéressés par la participation à cet appel d’offres auront à leur disposition un cahier des charges, élaboré par les services du ministère des Transports, a indiqué M. Mohamed Nemmouchi, responsable à la direction du Transport maritime, au ministère en charge du secteur, en marge du 1er Salon des infrastructures portuaires et des auxiliaires (SIPA 2006), ouvert à la Safex. L’appel d’offres consiste à apporter, par le biais du partenaire étranger, du savoir-faire et des équipements en matière de gestion et de management des infrastructures portuaires. Concernant les investissements en matière d’extension et de construction d’infrastructures, ils «demeurent des prérogatives de l’Etat», a précisé M. Nemmouchi. Le même responsable a ajouté qu’il s’attendait à une participation «de qualité» après que de nombreuses firmes étrangères aient exprimé leur souhait de participer à cette opération. Il s’agit, selon lui, de sociétés de renommée mondiale venues notamment de Singapour, des Emirats Arabes-Unis et de Hong Kong. La gestion du port de Béjaïa a été déjà ouverte au partenariat, alors que les autres ports seront soumis prochainement à la même procédure, a encore indiqué M. Nemmouchi. De son côté, le coordinateur national des ports, M. Bembraïk Driss, qu’on a contacté hier par téléphone, s’est dit surpris par cette décision d’ouvrir la gestion du port d’Alger au partenariat étranger, car a-t-il affirmé, le partenaire social n’a été ni informé, encore moins impliqué dans cette prise de décision. Pour rappel, la coordination nationale des ports, qui regroupe les sections syndicales des dix ports du pays, était montée au créneau après la signature, le 9 janvier dernier, d’une convention de concession pour l’exploitation et la gestion des trois ports pétroliers d’Arzew, Skikda et Béjaïa, au profit de la Société de gestion et d’exploitation des terminaux marins à hydrocarbures (STH), une société publique filiale de Sonatrach. La coordination avait même prévu plusieurs actions de protestation avant de se rétracter, en décidant de répondre favorablement à l’appel qui lui a été lancé par la centrale syndicale préconisant le gel de son mouvement de protestation. Le ministre des Transports, M. Mohamed Maghlaoui, présent lors de la cérémonie de signature de cette convention avait, pour rappel, salué cette initiative qui consacre la séparation des missions de l’Etat en tant que puissance publique et régulateur et celle de la gestion et l’exploitation qui revient aux entreprises. Cette concession qui constitue, selon M. Maghlaoui, un changement radical dans les méthodes de gestion des entreprises portuaires, doit permettre d’en améliorer la gestion. Il avait annoncé que d’autres concessions seraient accordées pour d’autres activités portuaires tels que le traitement des conteneurs et ce, a-t-il dit pour «une meilleure efficacité» de ces entreprises qui pratiquent, selon lui, «des coûts de transit plus chers que ceux des voisins». H. Barti |
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www.algeria-watch.org
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