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PRIVATISATION Les Italiens intéressés par les entreprises algériennesLe Quotidien d'Oran, 30 novembre 2005 La commission mixte algéro-italienne se réunira pour sa huitième session les 4 et 5 décembre prochain à Alger. Cette annonce a été l’occasion pour l’ambassadeur italien à Alger, M. Giovan Battista Verderame, de s’exprimer sur l’état des relations entre les deux pays et les perspectives de leur développement à l’aune de l’ouverture du marché algérien. Il fera d’abord remarquer, lors d’une rencontre avec la presse, que son pays est désormais représenté dans le champ de l’activité économique algérien par quelque 83 entreprises opérant dans différents secteurs d’activités. Le diplomate estimera que l’Algérie est un partenaire très important notamment dans le domaine de l’approvisionnement en gaz et pétrole. En retour, le marché algérien occupe le deuxième rang des exportations italiennes. Par les chiffres, on retiendra qu’au premier semestre 2005, l’Italie a exporté vers Alger l’équivalent du montant de 600 millions d’euros alors que, dans le sens inverse, l’Algérie a placé sur le marché italien quelque 3 milliards d’euros en gaz et pétrole. Le flux des échanges a augmenté de 13 à 14% pour les exportations italiennes alors que celles de l’Algérie enregistrent une hausse de 29,6%, selon les indications fournies par le diplomate. Quant à la réunion de la commission mixte, l’ambassadeur indiquera qu’elle sera accompagnée de rencontres d’affaires qui regrouperont les opérateurs des deux pays. D’autres rendez-vous sont au programme pour la communauté d’affaires des deux pays. L’ambassadeur a précisé que ces rencontres qui auront lieu aussi bien à Alger qu’à Palerme concourent toutes à donner du souffle à la coopération bilatérale. Le diplomate a, en outre, affirmé qu’il explique à ses compatriotes du monde économique, à chaque fois qu’il en a l’occasion, qu’il faut rompre avec l’image qui voit l’Algérie comme un tremplin pour des débouchés, mais comme «un marché qui dispose de potentialités probantes d’investissement». Les investissements italiens en Algérie ont totalisé plus de 11 millions d’euros que les Italiens ont l’intention d’accroître. Selon l’ambassadeur, l’Algérie ne présente plus d’obstacles à l’investissement après la série de mesures et de lois que le gouvernement a prises. La signature de l’accord d’association avec l’Union européenne et la prochaine adhésion à l’OMC sont perçues en tant que gage d’irréversibilité de la politique d’ouverture économique. D’ailleurs le niveau de notation du risque de l’organisme d’assurance italien le confirme. Celui-ci a baissé de 4 à 3, selon l’office italien SACE. Si les échanges entre les deux pays se sont accrus dans le sillage du lancement du nouveau projet GALSI (deuxième gazoduc transméditerranéen qui devra passer par la Sicile) et l’accord pour l’augmentation des capacités d’exportation du premier Transmed, les Italiens ne sont pas indifférents à l’idée d’élargir le partenariat à la réalisation des projets d’infrastructures, l’eau, l’environnement... Outre l’autoroute Est-Ouest, le transport urbain, la gestion de l’eau, le développement du rail, des entreprises italiennes sont intéressées par la prise de participation dans les entreprises privatisables. Des projections qui seront approfondies lors de la réunion de la commission mixte. Les deux chambres de commerce auront, de leur côté, à mettre en place un Forum d’affaires algéro-italien «qui servira de stimulant à la relance de la coopération bilatérale». Au plan euroméditerranéen, l’organisation patronale italienne réunira à Palerme, en février prochain, les chefs d’entreprises des pays des deux rives pour arrêter des projets industriels spécifiques. L’Algérie a présenté dans cette perspective 43 projets éligibles à la coopération. Omar Sadki |
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www.algeria-watch.org
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