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Privatisation des entreprises publiques Le gré à gré, c’est fini !par Safia Berkouk, Le Jeune Indépendant, 26 juillet 2005 Les opérations de privatisation des entreprises publiques ne passeront désormais que par la formule de l’appel d’offres national et/ou international, et le recours au procédé du gré à gré ne sera plus autorisé. La décision vient d’être prise par le ministre de la Participation et de la Promotion des Investissements, M. Abdelhamid Temmar Selon des sources généralement bien informées, toutes les Sociétés de gestion de participation (SGP) ont été destinataires d’instructions précises leur recommandant de ne travailler qu’avec des appels d’offres accompagnés de cahiers des charges. Une décision qui rappelle celle prise par le ministre de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil, qui avait instauré la même procédure pour la passation de marchés dans son secteur. Désormais donc il en sera de même pour la privatisation des entreprises relevant de tous les autres secteurs économiques et dont la gestion est confiée aux SGP relevant du ministère de la Participation. La démarche pourrait s’expliquer par une tentative de donner au programme de privatisation, en mal de crédibilité, un peu plus de transparence. Certes, les appels d’offres étaient déjà en vigueur ; toutefois, le recours à la formule n’était pas systématique. Certains observateurs laissaient même entendre que les affaires les plus juteuses échappaient souvent à la procédure au profit de groupes occultes. La décision de M. Temmar est censée rétablir la confiance dans un processus de privatisation qui a encore du mal à attirer les investisseurs, aussi bien nationaux qu’étrangers, qui critiquent l’opacité qui entoure le processus. La preuve en est que, selon les derniers chiffres rendus publics par le chef du gouvernement, seules 142 opérations ont jusque-là été réalisées, dont 117 de cession totale d’actifs pour la plupart des briqueteries, des unités d’eau minérale et des unités d’industrie agroalimentaire. Du lot cité par le chef du gouvernement et présenté comme des opérations de privatisation, une partie non négligeable a été cédée aux collectivités locales L’ensemble de ces privatisations totales et partielles a rapporté au Trésor public 33,6 milliards de dinars. Ainsi, malgré le satisfecit affiché par le gouvernement, le bilan reste mitigé, puisque les entreprises privatisées représentent moins de 12 % de l’ensemble des entités mises en vente par l’Etat et qui sont au nombre de 1 200. Qu’adviendra-t-il des dossiers de privatisation déjà engagés ? Selon notre source, M. Temmar a autorisé, à titre transitoire, les SGP à les finaliser par le biais du Conseil de participation de l’Etat (CPE). Le ministre de la Participation avait récemment déclaré que les investisseurs étrangers se bousculent au portillon pour la reprise des entités mises en vente. Au vu du bilan, la réalité semble ne point refléter ses propos. En tout état de cause, les résultats obtenus dans le secteur de l’énergie depuis le recours à la formule des appels d’offres laissent espérer de meilleures perspectives pour le programme de privatisation. S. B. |
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