|
|||||
| Economie > Privatisations | |||||
|
UNE PREMIERE SORTIE MAGHREBINE Le directeur du FMI prochainement à AlgerLe Quotidien d'Oran, 28 février 2005 La première sortie internationale du nouveau directeur du Fonds Monétaire International sera maghrébine. Rodrigo de Rato visitera le Maroc, l’Algérie et la Tunisie du 28 février au 3 mars prochains à l’invitation des autorités des trois pays, précisent des sources. Le directeur du FMI abordera, lors de cette visite, avec les autorités de chaque pays les développements économiques récents. Sa venue en Algérie intervient au moment où la banque d’Algérie fait part de la solidité financière extérieure de l’Algérie. En indiquant notamment que l’encours de la dette extérieure à moyen et long terme, 21, 411 milliards de dollars à la fin 2004, est en diminution. Ce qui correspond à peu près aux projections établies en novembre dernier par l’institution financière internationale. Dans une note rendue publique en novembre dernier, le FMI a noté que la dette extérieure se situerait à 18,8 milliards de dollars en 2005 (20,1% du PIB) pour diminuer à 9,8 milliards de dollars en 2009 (9,1% du PIB). Après avoir évalué le prix du pétrole brut algérien (Sahara Blend) à 42,7 dollars le baril en 2005 et à 34 dollars en 2009, il a estimé que les exportations d’hydrocarbures augmenteraient pour passer de 33,5 milliards de dollars en 2004 à 39 milliards de dollars en 2005 et resteraient élevées jusqu’en 2009. Ces indications favorables contrastent cependant avec son rapport publié le 15 février dernier après une enquête de la banque mondiale. Dans ce document, le FMI avait estimé qu’en dépit de la progression de l’économie algérienne vers l’économie de marché, le pays souffre encore de lenteurs dans les réformes économiques. Il a déploré un environnement institutionnel faible, un secteur financier dominé par les banques publiques chargées de «portefeuilles non performants». Selon le FMI, les défis de l’économie algérienne consistent notamment dans un meilleur contrôle des ressources d’hydrocarbures, l’amélioration de la croissance et la réduction du chômage (équivalent à 17% selon les dernières indications officielles). Par ailleurs, le FMI encourage les autorités algériennes à réduire la participation directe de l’Etat dans les secteurs productifs, à travers une privatisation plus rapide et plus étendue des entreprises publiques. A propos de bonne gouvernance, le rapport indique qu’en matière de lutte contre la corruption, de stabilité politique, d’application des lois et règlements de l’efficience du gouvernement, l’Algérie est en recul par rapport à la moyenne de la région Mena (c’est-à-dire le Proche et Moyen-Orient). R.N. |
|||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||