|
|||||
|
CHAKIB KHELIL L’électricité, l’eau et l’OMCLe Quotidien d'Oran, 26 février 2006 En fin de compte, les prix de l’énergie appliqués sur le marché national ne posent nullement problème à l’Algérie dans le cadre de ses négociations d’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Et c’est le ministre de l’Energie et des Mines qui l’a déclaré hier au forum de l’ENTV. Du coup, ce problème posé, à titre de rappel, à l’époque de l’ex-ministre du Commerce, Noureddine Boukrouh, n’en est plus un. Selon Chakib Khelil, une étude réalisée sur cette question a révélé que «l’Algérie ne subventionne pas les prix» de l’énergie destinée à la consommation locale. Et c’est le principe de la subvention, ajoute-t-il, qui est contesté au sein de l’OMC. A partir donc du moment où l’Etat ne soutient pas les prix de ces produits, la double tarification n’a plus lieu d’être débattue ! En plus, ajoute le ministre, «l’Arabie Saoudite, qui applique des prix plus bas que l’Algérie sur son marché intérieur, est bien membre de l’organisation». Mieux ! Pour Chakib Khelil, qui avait toujours contesté le fait que l’Etat fasse du social sur le dos des entreprises, «l’augmentation des prix de l’eau et de l’électricité n’est pas inéluctable». Cela doit se faire, a-t-il affirmé, «en fonction de la capacité de paiement des citoyens». C’est ainsi que l’eau, dont le prix de revient est en moyenne de 50 dinars le m3, continuera d’être subventionnée comme cela s’est toujours fait. Outre ces questions, le ministre de l’Energie et des Mines est revenu sur le bilan de l’année 2005 de son secteur, marqué par la mise en oeuvre de la nouvelle loi sur les hydrocarbures. Il a été question notamment de la réalisation d’une dizaine de projets d’investissement pour un montant de 208 millions de dollars. L’activité d’exploration a connu une croissance de 15% avec la réalisation de 9 découvertes, dont 6 par la compagnie nationale. La production de pétrole a enregistré une hausse de 6,5% et celle du gaz de 9%. 19% de la production nationale a été destiné au marché national et 81% à l’exportation. Chakib Khelil a également rappelé les grands projets lancés surtout dans le secteur gazier, qui permettront à l’Algérie d’augmenter ses capacités d’exportation à 85 milliards de m3 à l’horizon 2010, dont la gazoduc Medgaz qui liera l’Algérie à l’Espagne. S’agissant du secteur de l’électricité, le ministre a indiqué qu’il a connu une importante croissance, estimée à 10%. Mais la branche mine demeure celle qui a connu la plus grande dynamique avec une croissance de 15%. La fiscalité pétrolière en 2005 a été de 2.267 milliards de dinars. Sur le plan international et de par la conjoncture qui y a prévalu, le ministre a rappelé que les prix du pétrole ont connu tout au long de l’année une forte hausse due en premier lieu à l’importante croissance économique mondiale, et surtout celle des pays asiatiques comme l’Inde et la Chine. A cela s’ajoutent les problèmes géopolitiques qu’ont connus certains pays producteurs et les capacités américaines de raffinage jugées faibles. Le prix du baril continuera à dépasser la barre des 50 dollars durant au moins les trois mois à venir, en raison de la conjoncture internationale actuelle qui ne diffère pas de celle de 2005. Ghania Amriout |
|||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||