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Négociations d’adhésion de l’Algérie à l’OMC Le dossier agricole bientôt ficeléPar :Hamid Saïdani, Liberté, 27 mars 2008 Le 11e round des discussions dans le cadre du groupe de travail chargé de piloter les adhésions à l’OMC devrait se dérouler au mois de juin prochain, tel que souhaité par l’Algérie. Le volet agricole dans les négociations d’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui porte sur six principaux dossiers, semble bien avancé et devrait être ficelé dès que les quelques questions restées en suspens seraient levées. C’est ce que nous avons appris de source proche du dossier à Alger qui note les progrès accomplis sur ce volet lors de la dernière réunion (10e round) tenue le 17 janvier dernier à Genève. Le 11e round des discussions dans le cadre du groupe de travail chargé de piloter les adhésions à l’OMC devrait se dérouler au mois de juin prochain, tel que souhaité par l’Algérie. Le volet agricole ne devrait donc pas constituer un obstacle à cette adhésion puisque nos sources relèvent que “les choses se déroulent normalement” et qu’il s’agit surtout, à ce propos, de l’élaboration de certaines réglementations inexistantes ou de l’adaptation de certaines autres pour leur mise en conformité avec les règles de l’OMC. Cependant, le travail sur ce dossier agricole n’est pas aussi mince qu’il y paraît. En effet, il ne s’agit pas seulement d’une mise à niveau des textes de loi, mais de mesures qui touchent à la politique agricole elle-même qu’il faudra défricher lors de ces rounds de discussion, à l’exemple de l’accès au marché, du soutien interne à l’agriculture et aux subventions à l’exportation. Certes, les réunions tenues jusqu’ici et les réponses fournies aux membres du groupe de travail ont permis de présenter les progrès accomplis et les mesures prises par l’Algérie dans l’aménagement de ses réglementations, mais, selon toute vraisemblance, les partenaires de l’Algérie ne sont pas totalement satisfaits de ces avancées. Cela transparaît d’ailleurs à travers un rapport de l’OMC, dont nous détenons une copie, qui relève que malgré ces nouvelles mesures législatives (toujours pour le volet agricole), les membres (du groupe de travail) affirment qu’“il reste encore beaucoup à faire” dans certains domaines, comme les subventions à l’exportation, les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) et la protection de la propriété intellectuelle (Adpic). Pourtant, la partie algérienne a mis en avant les efforts fournis afin de lever les appréhensions de ses vis-à-vis. Ainsi, concernant le chapitre lié au soutien interne, l’on souligne que les pouvoirs publics en Algérie consacrent, au titre de la politique agricole nationale, 8% en moyenne annuelle de la valeur de la production agricole au soutien à l’investissement, alors que le soutien aux prix est inférieur à 1%. Les règles d’engagement à l’OMC édictent trois niveaux de soutien, dont l’un (boîte verte) autorise sans limite toutes les actions de soutien qui n’ont pas un effet de distorsion direct sur les prix, comme les dépenses d’infrastructures et de fonctionnement de l’administration, les aides à l’investissement ou en cas de calamité et les dépenses liées à la recherche, la formation, la vulgarisation et l’appui technique à la profession. Hamid Saïdani |
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www.algeria-watch.org
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