Exportations belges

L’organisme d’assurance le Ducroire améliore la notation de l’Algérie

La notation passe de la catégorie 4 à la catégorie 3 sur les 7 que compte l’échelle

Par Radia Djouzi, La Tribune, 28 mai 2005

L’organisme belge d’assurance des exportations «le Ducroire» a revu à la baisse ses primes d’assurances du risque politique lié aux crédits à l’exportation à moyen et long terme (plus d’un an) pour l’Algérie, a rapporté, jeudi dernier, l’APS. Ainsi, l’Algérie se voit décaler d’une catégorie, elle passe de la catégorie 4 à la catégorie 3 sur les 7 que compte l’échelle de notation de l’organisme, qui a pour mission de protéger ses clients contre les risques liés aux transactions internationales à travers le monde. Il est utile de rappeler que cette décision intervient quelques jours avant la tenue de la 38ème édition de la Foire internationale d’Alger (FIA) où il est prévu la participation de 44 entreprises belges, et après la visite en Algérie d’une mission intersectorielle de la Wallonie (le commerce extérieur étant fédéralisé en Belgique) et six mois après une visite importante conduite par le prince Philippe, accompagné des représentants de plus de 144 entreprises belges. Cette «bonne nouvelle» vient confirmer la stabilité sécuritaire du pays pour laquelle beaucoup d’efforts ont été déployés par l’Etat ces dernières années, suite à la décennie ensanglantée qui a secoué l’Algérie. Dans cette optique, le président de l’organisme français de la garantie à l’exportation «Coface», M. François David, avait déclaré au début de l’année en cours que «l’Algérie est aujourd’hui sous surveillance positive». De ce fait, elle passe de la note B (5ème place) à la note A4, sur un classement qui en compte 7 (A1, A2, A3, A4, B, C et D). La Coface note dans son guide «Risque pays 2005» que «l’environnement économique et financier en Algérie a bénéficié d’une conjoncture pétrolière extrêmement favorable permettant d’utiliser pleinement les capacités de production». Cela a permis de «poursuivre une politique budgétaire de soutien à l’activité du secteur non pétrolier», poursuit le guide en évoquant «des taux de croissance soutenus» et «une dette qui continue de diminuer». Cet environnement «favorise la situation des entreprises», souligne la compagnie, qui révèle également qu’en matière de conditions d’accès au marché algérien, «la réglementation algérienne n’opère pas de discrimination particulière entre les investissements nationaux et les investissements étrangers». «Les avantages douaniers et fiscaux destinés à encourager l’investissement sont, en effet, les mêmes pour les nationaux et les étrangers», souligne la Coface en concluant qu’«en règle générale, l’investissement productif est le bienvenu» en Algérie.

R. D.

   
www.algeria-watch.org