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Négociations pour l’accession de l’Algérie à l’OMC
Les
pressions américaines
Par
Faïçal Medjahed , Liberté, 26 juin 2004 Les États-Unis et l’UE veulent une révision
de la tarification du gaz.
Le septième round de négociations bilatérales entre
le groupe de travail algérien conduit par M. Nouredine Boukrouh,
ministre du Commerce, et le groupe de travail de l’OMC (Organisation
mondiale du commerce), s’est ouvert, hier, à Genève,
au siège de cette organisation. Les deux parties aborderont notamment,
selon des sources concordantes, l’état d’avancement
du calendrier de transformation législative et le régime
du commerce extérieur.
Ils examineront, également, le rapport élaboré par
le groupe de travail de l’OMC sur l’accession de l’Algérie à cette
organisation. Ce rapport préliminaire comprend, selon nos sources
proches de l’OMC, une synthèse des différents rounds
de négociations tenues entre les deux parties. Ce round s’étalera,
selon nos sources, jusqu’au 26 juillet prochain, soit près
d’un mois de négociations bilatérales.
Il y aura aussi la tenue du quatrième round de négociations
multilatérales avec les représentants d’une dizaine
de pays dont les États-Unis d’Amérique (USA), l’Australie,
l’Union européenne, le Japon, le Canada et la Suisse. Ces
négociations porteront essentiellement, apprend-t-on auprès
de l’OMC, sur les questions agricoles.
La délégation composée de 36 membres devrait fournir,
selon toujours nos sources, des réponses aux questions écrites
additionnelles posées par les représentants des USA, l’Union
européenne et l’Australie.
De même, elle tiendra des rencontres bilatérales, précisent-ils,
avec les délégués du Japon, l’Union européenne,
la Suisse, l’Australie, l’Uruguay, la Nouvelle Zélande,
la Brésil, le Canada et la Malaisie. Ces rencontres seront consacrées
principalement à l’accès aux marchés des marchandises
et services. Selon nos sources, les États-Unis d’Amérique
et l’Australie ont demandé à l’Algérie
plus d’ouverture dans le secteur des services, c’est-à-dire
ils revendiquent la révision à la hausse de la liste des
secteurs à libéraliser en la portant de 7 à 9 secteurs.
Il s’agit des banques et des assurances. L’Union européenne
n’a pas formulé, indique-t-on, beaucoup de réserves
puisque la majorité des questions prévues dans le cadre
de ces négociations ont été, d’ores et déjà,
inscrites dans l’accord d’association signé en décembre
2001 avec l’Algérie. Concernant le volet agricole, les représentants
des USA et l’Australie insistent toujours sur la question des subventions
accordées à certains produits dans le cadre du Pnda (Plan
national de développement agricole) et le niveau de consolidation
de certains produits. Autrement dit, l’Algérie devrait établir
une liste des produits agricoles et fixer le niveau de consolidation
de chaque produit.
Concrètement, elle devrait déterminer exactement jusqu’à quel
niveau pourrait-elle y aller dans la protection de ces produits agricoles
via les tarifs douaniers appliqués aux autres produits importés
de l’étranger. La question des prix du gaz et de l’électricité a été évoquée,
par ailleurs, par les Américains et les délégués
de l’Union européenne lors des différents rounds
de négociations bilatérales.
Ils ont demandé de supprimer la double tarification appliquée
pour le gaz et l’électricité. Ces derniers ont estimé que “cette
mesure est en contradiction avec les règles de l’OMC”,
tout en suggérant l’application d’un tarif unique
pour le gaz naturel. L’Algérie a enregistré, affirme-t-on,
une avancée considérable dans la mise en œuvre du
calendrier de réforme législative car elle a révisé pratiquement
la majorité des lois et règlements portant sur le commerce
intérieur et extérieur en les mettant en conformité avec
les règles de l’OMC. Il reste, note-t-on, la loi sur les
pratiques commerciales qui sera soumise au Parlement cette semaine pour
son adoption.
Il y a lieu de rappeler que le groupe de travail de l’OMC qui mène
les négociations avec l’Algérie est composé actuellement
de 40 pays.
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