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Selon le syndicat du complexe sidérurgique d’El-Hadjar Mittal Steel reste en Algérie et va même augmenter ses investissementspar Nabil Chaoui, Le Jeune Indépendant, 29 juin 2006 «Nous apportons un démenti catégorique aux rumeurs parues dans la presse étrangère concernant un éventuel désengagement de Mittal Steel de l’Algérie», a déclaré, hier, Aïssa Menadi, leader du syndicat du complexe sidérurgique d’El-Hadjar au cours d’une conférence de presse. Et de poursuivre : «Non seulement le géant indien restera dans notre pays, mais il compte aussi y décupler ses investissements dans les années à venir.» Aïssa Menadi a rappellé que Mittal Steel (ex-Ispat) a, depuis sa prise en charge du complexe sidérurgique, investi quelque 125 millions de dollars. Et d’ajouter que la production d’acier est passée de 700 000 tonnes en 2003 à 1, 2 million de tonnes en 2005. Elle sera plafonnée à 1, 5 million de tonnes en 2006. «Cet exploit est dû au savoir-faire, à la bonne gestion et à l’efficacité de l’investissement apporté par Mittal Steel», a-t-il souligné. Loin de craindre que la fusion Arcelor- Mittal soit une menace pour la destinée du complexe sidérurgique d’El-Hadjar, les syndicalistes sont visiblement satisfaits de leur partenaire indien. Cette satisfaction, annoncée par les responsables des travailleurs, tient à la fusion d’ex-filiales du groupe Sider avec Mittal Steel telles Alfatus, Refractal... En outre, des négociations sur une augmentation des salaires sont en cours. «Mittal Steel, Ferphos et la SNTF projettent la création d’une société mixte de transport ferroviaire, dont Mittal sera actionnaire à 60 %», précise Menadi Aïssa, ce qui est loin d’être un désengagement d’Algérie. Sur la part majoritaire des actions d’Arcelor par rapport à Mittal, née de leur fusion, il estime que cela n’affectera pas la destinée du complexe sidérurgique à moyen terme. Les syndicalistes précisent qu’au titre des dispositions de l’accord de partenariat gouvernement-Mittal Steel, Mittal n’a pas le droit, pour les dix années à venir, de quitter le complexe sidérurgique ou de vendre une action. A rappeler que la fusion Arcelor-Mittal se répartit comme suit : Mittal 43, 6 %, Arcelor 50, 5 %, autres 5,9 %. Enfin, syndicalistes et travailleurs ont condamné, à l’unanimité, Arcelor, la qualifiant de cerveau de toutes les propagandes de déstabilisation lancées contre le complexe sidérurgique et Mittal Steel. Un communiqué sera publié en ce sens dans les prochains jours. N. C. |
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