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L'instruction
de l'affaire Khalifa se poursuit
Des
sportifs auditionnés
El
Watan, 23 décembre 2004
Au
moins deux cents personnes du monde sportif ont été entendues
durant cette semaine par la gendarmerie dans le cadre de l'affaire Khalifa, a-t-on
appris de source judiciaire. Ces auditions entrent dans le cadre de la commission
rogatoire délivrée par le doyen des juges près le tribunal
de Chéraga, qui instruit ce dossier depuis plusieurs mois.
Entendues
en tant que témoins, ces personnes, a-t-on indiqué,
devaient s'expliquer sur les 100 milliards de dinars que Abdelmoumen Khalifa
a donnés au Comité olympique algérien (COA), aux ligues,
fédérations et clubs de football, particulièrement
ceux de la première division, ainsi qu'à leurs dirigeants
et certains sportifs sous le couvert du sponsoring et ce pendant plus de
deux ans. D'après nos interlocuteurs, la plus importante partie
de ces dépenses « n'a pu être justifiée
par certains responsables des fédérations et des clubs qui
se sont échangé les accusations. Ce qui se traduit par une
deuxième convocation durant la semaine prochaine pour une confrontation ».
Cette étape, ont-ils expliqué, permettra de statuer sur « la
culpabilité » ou non des responsables entendus « pour
corruption et complicité d'escroquerie ». Il est à signaler
que quelque 1000 personnes ont été déjà entendues
dans le cadre de cette affaire dont le procès pourrait avoir lieu
vers la fin du premier semestre 2005. Par ailleurs, le doyen a été destinataire,
il y a quinze jours, d'une commission rogatoire du juge français
chargé du dossier Khalifa en France, où une information judiciaire
a été ouverte pour blanchiment d'argent. Cette commission,
nous a-t-on révélé, a été renvoyée
au magistrat instructeur pour plus de précision. « La
justice algérienne a une priorité sur ce dossier. Du côté français,
c'est uniquement le volet blanchiment d'argent, lié plus ou moins à la
fiscalité, qui est pris en charge. Le plus gros de l'affaire est
entre les mains des magistrats algériens. Nous ne voulons pas qu'elle
soit utilisée à des fins politiciennes. C'est une affaire
algérienne qui doit être traitée avec la plus grande
rigueur et impartialité par la justice algérienne. Il y va
de sa crédibilité et de l'image de l'Algérie... »,
a déclaré notre source.
Salima
Tlemçani |
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