|
|||||
Affaire Khalifa : deux ex-ministres devant la chambre d’accusation le 25 juillet prochainEl Watan, 28 juin 2012 L’instruction relative à l’implication présumée de deux anciens ministres, Abdelmadjid Tebboune et Abdeslam Bouchouareb, dans le scandale Khalifa vient de prendre fin. Le conseiller de la Cour suprême en charge de ce dossier a renvoyé celui-ci devant la chambre d’accusation près de cette haute juridiction. Il sera examiné le 25 juillet prochain. Les deux anciens responsables sont poursuivis pour plusieurs délits, dont «complicité dans dilapidation de deniers publics», «détournement de deniers publics» et «délit d’initié». Le magistrat instructeur reproche à Abdelmadjid Tebboune d’avoir, alors qu’il était ministre de l’Habitat, bénéficié d’une MasterCard, alors qu’il n’avait même pas de compte à El Khalifa Bank, mais également d’avoir probablement servi d’intermédiaire pour le dépôt des fonds des OPGI en contrepartie d’un pourcentage. S’agissant de Abdeslam Bouchouareb, ancien ministre également (depuis peu député du RND), son inculpation est liée à un crédit de 12 millions de dinars, obtenu auprès d’El Khalifa Bank et qu’il n’a jamais remboursé. Le crédit a été accordé avec comme garantie l’hypothèque sur un terrain situé à El Achour, dont la main levée a été signée par Abdelmoumen Khalifa à la veille de l’éclatement du scandale sans qu’il y ait remboursement, puisque, selon le liquidateur d’El Khalifa Bank, aucune trace de cette opération n’a été trouvée. N’ayant pas pu récupérer le montant emprunté, le liquidateur a déposé plainte contre l’ex-ministre. L’instruction durera près de quatre années, durant lesquelles au moins une vingtaine de ministres et de hauts cadres de l’Etat ont été entendus en tant que témoins dans le cadre de ce dossier, qui a vu sa première partie jugée en janvier 2007, par le tribunal criminel de Blida, dont la décision, des peines allant de 20 ans de réclusion criminelle à 18 mois avec sursis, a été cassée au mois de mars dernier par la Cour suprême. Pour M. Badsi, les accusés ayant été déférés au tribunal criminel de Blida «viennent en troisième position, du fait qu’ils ont exécuté les ordres de leur patron. Les deux anciens ministres, inculpés par la Cour suprême, se situeraient donc parmi les «invisibles» qui ont bénéficié des largesses de Abdelmoumen. Il reste néanmoins une question à élucider. Celle liée au statut de Abdeslam Bouchouareb. En effet, élu lors des dernières législatives, député RND pour Alger, l’ancien ministre ne peut bénéficier de l’immunité parlementaire dans la mesure où les faits qui lui sont reprochés ont eu lieu en dehors de son mandat de député. Affaire à suivre.
|
Le procès Khalifa | ||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||