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L’affaire khalifa au tribunal criminel de Blida Les 13 débiteurs devenus créanciers de 121 millions de dinarsEl Watan, 6 février 2007 Bensahoua Mohamed Rachid, chirurgien dentiste, époux d’une des sœurs de Chaâchouâ Abdelhafid, est accusé de recel d’objets volés, en l’occurrence une Golf 4e génération. Devant le tribunal, il explique qu’il a acheté cette voiture avec ses économies au mois d’août 2002. La présidente lui fait remarquer que le bon de livraison du véhicule a été établi au nom du groupe Khalifa. L’accusé : « La facture est à mon nom. » La juge exhibe le bon de livraison et le montre à Bensahoua, qui, après avoir bien lu le contenu, lâche : « Je ne sais pas. » Il note néanmoins que c’est son beau-frère, Chaâchouâ Badreddine, alors chargé de l’achat des véhicules pour le compte du groupe Khalifa, qui lui a proposé la marque Volkswagen, du fait qu’il connaissait le concessionnaire, Mouffok. La présidente reprend les aveux de l’accusé devant le juge, selon lesquels Badreddine Chaâchouâ avait déjà acheté une vingtaine de voitures Citroën, Toyota et Volkswagen, pour le compte du groupe. Elle note que la Golf en question a été retrouvée chez l’accusé alors que le bon de livraison a été saisi dans la villa de Chaâchouâ Badreddine à Dar Diaf. « C’est mon beau-frère qui m’a fait les formalités et après j’ai été pour payer le montant de 2,20 millions de dinars », révèle Bensahoua. La juge corrige le montant : « Il s’agit de 1,83 million de dinars. La facture a été payée par Khalifa et elle vous a été offerte. » L’accusé rejette ces affirmations et persiste à déclarer que c’est lui qui a payé la facture. La magistrate l’interroge sur la carte grise du véhicule et l’accusé révèle qu’il l’a établie sur la base de la facture. « La voiture a été livrée à Badreddine Chaâchouâ. » L’accusé : « Non, ce n’est pas vrai. » La présidente : « Regardez, le bon de livraison comporte son nom et le numéro de châssis de votre voiture. » La juge relève que l’année 2002 a été celle où les Chaâchouâ ont acheté tous leurs biens. Elle interroge l’accusé sur l’appartement qu’il a acheté pour un peu plus de 2,2 millions de dinars durant la même période. « Je suis chirurgien dentiste depuis 1979 et propriétaire de plusieurs hectares de terres agricoles », dit-il. La présidente revient sur le bon de livraison et demande à l’accusé pourquoi il est au nom de Khalifa. « Je ne sais pas », répond-il. Le procureur général l’interroge sur la carte grise qu’il s’est fait établir à la daïra de Bouzaréah. « C’est Chaâchouâ Badreddine qui a fait les formalités », dit-il. Le magistrat lui demande pourquoi l’adresse qu’elle comporte est à El Biar. L’accusé : « Mon adresse est à Médéa, mais je ne sais pas, c’est Badreddine qui a tout fait. » Le procureur général fait savoir à l’accusé que la voiture a été achetée en réalité avec l’argent d’El Khalifa Bank et que lui a remis la somme de 2,20 millions de dinars en plus. Son avocat Me Benguitoune signale que le numéro de la facture et celui du bon de livraison ne concordent pas. La présidente intervient : « Ce qui importe pour nous, c’est le numéro de châssis du véhicule qui est le même. De toutes façons, tout document remis à l’audience et qui n’est pas dans le dossier est rejeté par le tribunal. » La présidente appelle à la barre l’accusé Amghar Mohamed Arezki. Ancien retraité de la BNA, il avait occupé plusieurs postes entre 1970 et 1998, avant de quitter la banque avec celui de directeur central. Grâce à Kebbache Ghazi, qu’il connaissait avant, il rejoint Khalifa en 1998, à la veille de sa mise à la retraite et lui parle du projet de Abdelmoumen, son neveu, pour la création d’une banque. Il profite pour lui remettre sa demande de recrutement et quelques jours après, il est convoqué à la villa de Birkhadem, siège de KRG Pharma, où il rencontre Moumen, qui lui propose de choisir entre deux postes, inspecteur général ou la direction des crédits. L’accusé opte pour ce dernier, pour un salaire de 75 000 DA. Mais, à peine entame-t-il sa mission que Guellimi Omar, alors actionnaire, lui propose un autre poste, celui de directeur de l’administration générale de la banque, qu’il occupe jusqu’à fin 1999. Abdelmoumen l’appelle et le charge d’un autre poste, celui de vice-président chargé de la direction générale de l’administration, pour un salaire de 150 000 DA. Sa mission est de préparer toute l’organisation administrative de la banque. Il est vite remplacé par Zizi, pour être affecté à la direction du développement du réseau, jusqu’en début 2000. « J’ai d’abord été dépêché en France pour acheter un logiciel pour la banque, puis à mon retour, le PDG m’a fait part de son idée d’ouvrir une représentation à Paris, qu’il m’a proposé de diriger. Au début, j’ai refusé, mais il a fini par me convaincre », dit-il. La présidente demande à l’accusé s’il a pris un prêt. L’accusé : « En 2000, j’ai bénéficié d’un prêt de 4 millions de dinars pour acheter un appartement. La demande a été faite à Abdelmoumen qui a notifié son accord. » Cette demande ne comportait pas de montant, révèle l’accusé, car celui-ci dépendait des offres des promoteurs. Il affirme avoir acheté un logement auprès de l’OPGI de Bir Mourad Raïs, à la tour de Bir Mourad Raïs, pour un montant de 4,5 millions de dinars, versés à son compte à Chéraga. C’était le 1er août 1999, avec un taux d’intérêt, dit-il, de 3% fixé pour l’ensemble des employés du groupe. L’accusé ne se rappelle pas combien il a remboursé, mais affirme avoir convenu d’une ponction mensuelle de 50 000 DA sur son salaire. La présidente revient sur la représentation de Paris et aussi sur la création de Khalifa location de voitures (KRC). « Je suis parti à Paris et j’ai commencé par chercher un local pour la représentation. J’ai également préparé le dossier pour la Banque d’Algérie », déclare l’accusé. La juge : « Mais aussi chef de projet de la création de KRC, constituée de 50% des actions par Khalifa Airways et 50% par El Khalifa Bank, en Algérie, en février 2001, et qui avait acheté quelque 120 véhicules. » L’accusé confirme et explique qu’à cette époque, il revenait de Paris, et s’est retrouvé radié du personnel de la banque. « A Paris, je percevais un salaire de 10 000 FF, lorsque j’étais à l’hôtel, pris en charge totalement, puis de 20 000 FF, lorsque le groupe m’a loué un appartement. Je n’avais pas de fiche de paie », déclare Amghar avant d’ajouter que dans ce projet de représentation, il y avait des consultants étrangers. Les 40 véhicules disparus de KRC Salima Tlemçani |
L'affaire Khalifa | ||||
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