|
|||||
|
Communiqué de presse Devant la multiplication d’affirmations gratuites et orientées, et devant des accusations fallacieuses proférées sans aucune preuve, dès les premiers jours du procès de l’affaire Al Khalifa Bank, nous tenons à mettre à la disposition de l’opinion la réalité des faits, des chiffres et des documents : Concernant Keramane Yasmine : Diplômée de l’Institut Français de Gestion, Yasmine Keramane a travaillé en tant que cadre pour la compagnie Khalifa Airways, de juin 2000 à fin 2002. Pendant cette période, elle s’est pleinement acquittée de la mission qui lui a été confiée, à savoir l’ouverture et la gestion du bureau de représentation de la société à Milan. En contrepartie, elle n’avait droit qu’à son salaire (ni logement de fonction, ni aucun autre avantage). La somme globale mise à la disposition de Yasmine Kéramane pour le démarrage et le fonctionnement du bureau de représentation de Milan est de 228 675 euros et a été exclusivement dépensée dans ce cadre. Le détail de ces chiffres ainsi que les documents justifiant ces faits fournis en pièces jointes, ont toutes été remises au juge d’instruction.
Il faut souligner que ce virement de 500.000 FF n’était pas connu par l’instruction, la meilleure preuve étant que le réquisitoire du parquet du 07/09/2004 ne le signale pas. C’est au cours de son audition du 25/10/2004 que Yasmine Keramane a révélé au juge d’instruction, de sa propre initiative, l’existence de ce virement de 500 000 francs français, ce qui constitue une preuve évidente de son intégrité et de son innocence, et exclut toute idée de dissimulation. Ainsi, la somme globale mise à la disposition de Yasmine Keramane pour la mise en place et le fonctionnement d’un bureau de représentation de Khalifa Airways à Milan est de 228.675 euros (1.500.000 FF).
- Loyer et charges locatives : 99 746 euros, avec le contrat de location du siège situé 35 Corso Venezia, à Milan par acte enregistré au service des domaines de Legnano (Milan) le 15/11/2000 sous le N° 3298 ainsi que tous les reçus des loyers attestés par l’agence immobilière Tirelli P. et le propriétaire du local, Gadda G., depuis l’ouverture du bureau jusqu’à sa fermeture (Pièce jointe 05) ; - Aménagement du bureau, achat de mobilier et matériel informatique : 13 777 euros avec le mobilier repris de l’ancien locataire, la société japonaise TEIJIN Limited ainsi que les factures de l’entrepreneur Michele Tambone, du fournisseur du mobilier Divani et du matériel informatique D & G Partners (Pièce jointe 06) ; - Impôts et taxes : 57 483 euros, avec les déclarations fiscales de l’administration des impôts de Milan et les paiements correspondants, domiciliés auprès de la Banca commerciale italiana (Pièce jointe 07) ; - Salaires : 94 575 euros pour une période de deux années et demi sur la base des bulletins de paie délivrés par l’agence de l’emploi Studio di Consulenza del Lavoro Terrazzini) (pièce jointe 08) ; - Charges patronales et sociales: 54 120 euros, avec les documents émanant des organismes spécialisés FASDAC et Antonio Pastore ;
- Contrats d’abonnement et factures d’électricité (AEM), téléphone (Italia Telecom), divers : 8 658 euros (pièce jointe 10). Le total de ces dépenses rappelées ci-dessus s’élève à 358 462 euros, alors qu’elle n’a reçu de la compagnie que 228 675 euros. Le détail des calculs est donné dans l’annexe complète qui figure au dossier d’instruction (Pièce Jointe 11) ; il fait apparaître un déficit de 129 786 euros, auquel Yasmine Keramane a dû faire face à la fin de sa mission, devant la défaillance de son employeur, et pour laisser une situation claire vis-à-vis des autorités italiennes avec lesquelles elle a toujours eu de bonnes relations. C’est la raison pour laquelle elle a réclamé au liquidateur de la banque Khalifa une somme ramenée à 78 076 euros (Pièce Jointe 12) compte tenu du fait que, ayant demandé à quitter son poste à Milan à la fin 2002, elle a renoncé à son salaire de 2003 et à ses indemnités de préavis, pourtant prévues par la loi italienne. Concernant Abdenour Keramane,
Fondateur de la revue MEDenergie, l’unique lien de Abdenour Keramane avec la compagnie Khalifa Airways a consisté en la vente par abonnement de cette revue (distribuée sur les lignes aériennes). La somme de 22.867,35 euros représentant le paiement des abonnements livrés à la compagnie a été utilisée dans son intégralité au fonctionnement de la société éditrice de MEDenergie.
Par ailleurs, si de nombreux passagers de la compagnie ont témoigné leur satisfaction pour avoir lu cette revue sur les avions de la compagnie, elle a été distribuée également sur des vols spéciaux, en particulier sur le vol spécial Alger-Annaba affrété pour la visite de la Présidente de l’Indonésie au complexe sidérurgique d’El Hadjar.
* * * Au terme de ce rappel des faits et des documents, nous sommes en droit de nous poser des questions : Tous ces faits, rappelés ici, ont été largement expliqués au juge d’instruction et les pièces justifiant intégralement toutes ces dépenses ont été remises à l’instruction. Pourquoi ces faits et documents, qui sont censés figurer au dossier, ne sont cités ni dans l’ordonnance de transmission du magistrat instructeur, ni dans l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation ? Pourquoi - ainsi qu’il ressort de cette ordonnance, de cet arrêt, ainsi que des compte rendus des premiers jours du procès – ces faits sont-ils totalement ignorés et systématiquement occultés? Les pièces justificatives nous concernant auraient-elles disparu du dossier ? Comment expliquer le fait qu’il est déclaré à l’audience que Yasmine Keramane n’a pas d’autre diplôme que d’être la fille de Abdennour Keramane, ou que la somme versée par Khalifa Airways à Yasmine Keramane était un prêt qu’elle n’aurait pas remboursé, ou bien encore que Yasmine Keramane aurait été chargée d’ouvrir une ligne aérienne Alger-Milan - alors que le tribunal détient les pièces justifiant des diplômes de Yasmine Keramane, de la nature de sa mission et de l’accomplissement impeccable de ces missions Pourquoi ne pas avoir procédé à des investigations pour vérifier éventuellement la sincérité de ces faits avant toute inculpation et avant la clôture de l’instruction ? Pourquoi, à la demande du procureur, notre inculpation avait-elle été décidée avant même la première audition par le juge ? Pourquoi après justification par nous des dépenses, choisit-on délibérément, sans procéder à aucune vérification, d’ignorer les explications fournies ? Pourquoi mettre en exergue seulement deux virements, qui sont justement ceux qui nous concernent alors que nous les avons totalement justifiés et alors qu’il en existe des centaines d’autres (figurant sur les mêmes listes utilisées par l’instruction), de montants souvent bien plus élevés, dont les bénéficiaires n’ont été pour la plupart pas entendus et n’ont pas été retenus au dossier de l’instruction ?
|
L'affaire Khalifa | ||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||