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DEVELOPPEMENT RURAL Trois milliards de dollars investis en campagneLe Quotidien d'Oran, 22 novembre 2005 Les chiffres sont peu connus du grand public. En dépit de l’apparent embouteillage humain dans les grands centres urbains notamment sur le littoral, ils sont 41 % de la population à préférer rester dans leur campagne, soit 13 millions de personnes. 75% sont des jeunes. Face à cette réalité, il faut donc imaginer des solutions de développement pour que ces populations y soient fixées sans avoir à souffrir du manque de commodités. Il existe même un ministère en charge du dossier dont le titulaire du portefeuille, M. Rachid Benaïssa, s’est exprimé sur la nature du travail à mener en ces contrées et les projets du gouvernement, lors d’une conférence-débat animée hier au Forum du journal arabophone El-Youm. Il a expliqué que l’objectif des projets de développement initiés par le gouvernement est de parvenir à intéresser les populations vivant dans ces espaces par les activités spécifiques au milieu. C’est-à-dire la promotion de l’agriculture grâce à l’introduction des moyens modernes de travail. Le ministre a estimé à 984 communes à être classées comme zones agricoles. C’est-à-dire des aires qui offrent matière à développer des activités agricoles. Le travail de la terre, l’élevage, l’artisanat... sont des domaines qui sont naturellement dans leur élément en ces contrées. Donc à réhabiliter, aux yeux du représentant du gouvernement. L’enjeu sous-tendu répond concomitamment aux impératifs d’équilibre des politiques de développement global. Le ministre a parlé de la nécessité de renforcer la diversification de l’activité agricole par une approche spécifique à chaque région. C’est dans cette perspective que les programmes d’investissements dans les espaces ruraux sont projetés après une décennie d’exode rural forcé imposé par l’insécurité vers les centres urbains. Benaïssa a ainsi préféré lier l’enjeu de la revalorisation du monde rural à des contingences de «réconciliation nationale». Trois milliards de dollars ont été consacrés à l’investissement dans les espaces ruraux durant l’année en cours contre 2 milliards en 2004, auxquels il faut ajouter quelque 500 millions de dollars d’investissements privés. Dans les cinq prochaines années, l’Etat compte rationaliser l’intervention en consacrant chaque année 3 milliards de dollars et en créant les conditions favorables aux exploitants pour l’application des programmes retenus et notamment la disponibilité de l’eau car «l’avenir va se jouer autour de cet élément vital». L’étape actuelle est présentée par le ministre comme une phase pilote dans le processus de mise en place d’une stratégie de développement durable adapté à chaque wilaya ou région en adéquation avec la politique nationale d’aménagement du territoire. Les pouvoirs publics veulent manifestement impliquer les populations rurales dans la prise en charge de leurs problèmes, l’Etat ne servant que «d’accompagnateur et de facilitateur dans la réalisation des projets». 1.500 projets de différentes natures ont été lancés, 9.100 pépinières, pouvant être profitables à 5 millions de personnes, ont été jusque-là recensées comme des actions qui matérialisent ce regain d’intérêt pour la campagne. Omar Sadki |
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