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INVESTISSEMENTS ARABES EN ALGÉRIE
Les gros sous attendus pour fin 2008
Le Soir d'Algérie, 10 mai 2008
Le volume global des investissements directs arabes en Algérie attendu d’ici la fin de l’année 2008 avoisinera les 19 milliards de dinars. Ces investissements proviendront essentiellement de trois grands groupes émiratis : Emmar, Alqudra et la compagnie d’aluminium Dubal. Le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, Abdelhamid Temmar, qui répondait jeudi à une question orale d’un député, a reconnu la complexité des négociations toujours en cours.
Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir) - Ces méga-projets intéressent les secteurs du tourisme et de la pétrochimie. Chaque groupe postule à consentir un lourd investissement oscillant entre 7 et 8 milliards de dollars. Les négociations traînent, du fait, a expliqué Temmar, de la nature des investissements et de leur complexité. En attendant la concrétisation de ces projets, le montant des investissements directs arabes en Algérie s’évalue, entre 2001 et 2007, à 524 milliards de dinars, soit au total 264 projets. Ce qui représente 60% du volume global des investissements directs étrangers. Les Egyptiens avec 27 projets et un investissement de l’ordre de 136 milliards de dinars viennent en tête des investisseurs arabes en Algérie. Ils sont suivis des Emiratis avec 5 projets pour un montant de 76 milliards de dinars. Viennent enfin les Koweïtiens avec 2 projets pour un montant de 38 milliards de dinars. Par ailleurs, les IDE, hors hydrocarbures, se sont élevés, pour la période allant de 2001 à 2007, à 6,8 milliards de dollars. La part des investissements étrangers non arabes est de l’ordre de 342 milliards de dinars avec un total de 367 projets, soit 40% du volume global des investissements directs étrangers en Algérie.
417 entreprises privatisées totalement ou partiellement
interrogé par la députée Louisa Hanoune sur le bilan des privatisations et sur la destination des recettes générées par l’opération, le ministre de l’Industrie et de la Promotion des Investissements a indiqué que, jusqu’à 2007, 417 entreprises ont été totalement ou partiellement privatisées. D’entre ces 417 entreprises, 192 l’ont été totalement, 33 à seulement 50%, 69 ont été reprises par les travailleurs, 29 ont accompli des partenariats et 83 ont connu un transfert d’actifs. Les acquéreurs de ces entreprises publiques privatisées ont dû éponger un passif (dettes) de l’ordre de 44 milliards de dinars. Les opérateurs ont investi, dans le cadre de la privatisation, 871 milliards de dinars. Selon Temmar, pas moins de 36 500 postes d’emploi ont été préservés dans le cadre du processus de privatisation et que les repreneurs se sont engagés à en créer 18300 nouveaux. Jusqu’à fin décembre 2007, il a été enregistré 2475 travailleurs ayant consenti au départ volontaire et ont été indémnisés. Les recettes générées par ces privatisations s’évaluent à 125 milliards de dinars. Des recettes versées, selon Temmar, dans un compte spécial du Trésor public. Le ministre a indiqué aussi que le processus de privatisation a permis un transfert de 17 6281 mètres carrés d’excédents immobiliers des entreprises. La gestion de ces actifs est confiée au CPE. Le ministre a en outre indiqué que 51 (17%) entreprises privatisées connaissent des difficultés à appliquer les décisions du CPE alors que 4 entreprises ont été fermées et leurs actifs transférés.
S. A. I.
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