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Les USA importeront 25% de leur pétrole d'Afrique Une autre aubaine pour SonatrachL'Expression, 20 février 2005 Le pétrole africain est désormais l’objet de toutes les convoitises. La nouvelle politique énergétique américaine devrait être en faveur de la compagnie nationale Sonatrach. Les Etats-Unis ont annoncé leur volonté de s’approvisionner sur le continent africain à hauteur de 25 % du pétrole qu’ils consomment et ce d’ici à 2015. Une année qui correspond justement, hasard du calendrier ou des prévisions, au délai que s’est fixé Sonatrach pour porter ses capacités de production à 2 millions de barils par jour. Or le pétrole le et gaz naturel restent toujours les premières ressources du continent. L’Afrique, faut-il le rappeler, fournit 11% du pétrole de la planète, et 7% des réserves mondiales en pétrole et gaz naturel, dont elle est devenue en quelques décennies, la quatrième zone de production après le Moyen-Orient, l’Amérique latine et la région Russie-Asie centrale. Cependant, ses réserves sont localisées essentiellement en Afrique du Nord et en Afrique de l’Ouest. Par ailleurs, plus de 81% de ces réserves sont situées dans des pays membres de l’Opep ( Algérie, Libye et Nigeria). De leur côté, les Etats-Unis s’approvisionnent déjà en Afrique à hauteur d’un sixième de leurs importations. Aujourd’hui, les échanges américains avec les pays de l’Afrique ne cessent de croître. Rien que pour l’année 2004, les Etats-Unis ont importé d’Afrique des biens et des services dont la valeur a atteint, selon le Département d’Etat américain, 309 milliards de dollars et leur aide publique au développement a représenté plus de 32 % du montant total de l’aide publique des sept pays industriels. De ce fait, on peut dire sans nous tromper que le pétrole africain est désormais l’objet de toutes les convoitises. En conséquence, comme l’a souligné Dave Lafiaji, secrétaire exécutif de l’Association des pays producteurs de pétrole africain (Appa), tout le monde a intérêt à voir le continent africain développer ses capacités en hydrocarbures. Réaliste et cartésien, Dave Lafiaji précise: «La zone Afrique ne se voit pas en concurrence avec le Moyen-Orient». Néanmoins, il reconnaît la nécessité d’investir dans les capacités d’exploitation en Afrique tout en les développant d’autant que le pétrole est devenu une arme politique et également un instrument de défense. «Nous pensons que la question d’approvisionnement en hydrocarbures est une question de sécurité à l’échelle internationale. Donc, nous devons investir autant que possible de manière à ce que toutes les zones productrices soient mises en valeur» a-t-il souligné. D’ailleurs les 14 pays de l’Appa présents au 2e congrès qui s’est achevé à Alger, jeudi, ont été unanimes à redire que l’Afrique était un continent ouvert aux investissements étrangers pour développer ses hydrocarbures, devenus aujourd’hui stratégiques. Sur ce chapitre, la Sonatrach a pris les devants en signant plusieurs joint-ventures avec des compagnies étrangères. Pour être encore plus attractive et compétitive, Sonatrach a décidé d’orienter davantage sa production hors des frontières du pays. Elle compte atteindre près du tiers de sa production à l’étranger. Le ministre de l’Energie et des Mines, M.Chakib Khelil, affirmait que Sonatrach réalisera 30% de sa production pétrolière grâce à ses activités à l’étranger en vue d’atteindre ces 2 mbj à l’horizon 2015. Mais le plus tôt sera le mieux. Sonatrach a un label à défendre. N’est-t-elle pas la première entreprise africaine? Smaïl ROUHA |
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www.algeria-watch.org
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